Lizzie Crowdagger : le blog

Un blog avec de la fantasy urbaine, des lesbiennes, des vampires, des flingues et des motos
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Découvrez La chair & le sang avec une nouvelle spéciale Saint-Valentin !

, 14:14 - Lien permanent

Pour la Saint-Valentin, la fête de tou·te·s les amoureux et amoureuses, quoi de mieux que de plonger dans une série de fantasy urbaine lesbienne romantique[1] ? Et pour le faire, voici une nouvelle spéciale pour cette belle fête dans l’univers de La chair & le sang avec…

— Oh, une seconde. Tu te fous de moi, là ?

— Allez, Jessie, tu étais d’accord pour participer à une nouvelle spéciale…

— Ouais, je suis pas contre faire quelques cascades pour me dérouiller un peu. Mais une nouvelle spéciale Saint-Valentin ? Tu te fous de ma gueule ?

— Je me disais que c’était approprié parce que tu sais il y a quand même une histoire d’amour et…

— Y’a marqué bonniche sur mon front ? J’ai l’air de vouloir crever d’envie de finir avec un gars à lui laver ses chaussettes ?

— Non mais ce serait une nouvelle romantique lesbienne…

— Ah, oui, pour montrer que nous les gouines on peut s’amuser à singer les conneries des hétéros ?

— Non mais faut pas le voir comme ça…

— « Cette belle fête » ? Sérieusement ? Youpi les meufs allez fêter votre aliénation, mais c’est pas grave on vous offre des fleurs !

— D’accord, je kiffe pas non plus, mais ça reste une possibilité marketing pour…

— Ah ouais purée depuis que tu t’es mise à écouter BFM Business t’y crois sérieusement à ton truc d’autrice-entrepreneuse, hein ? Ah, pour citer Poutou dans ses bouquins, pas de problème, mais à côté de ça on cède aux sirènes du marketing dégueulasse y compris si ça veut dire faire de la retape pour une fête patriarcale…

— Écoute, on a toutes nos contradictions, hein.

— Ouais, ben là ce sera sans moi. Je suis en grève. Faudra trouver une autre bonne poire pour faire la protagoniste de ta nouvelle commerciale de mes deux.

— C’est pas avec cette mentalité que tu vas pouvoir être adaptée en série télé, tu sais ?


En raison d’une grève de ses protagonistes, la nouvelle spéciale Saint-Valentin de ‘La chair & le sang est annulée. L’autrice s’excuse pour le tort occasionné à ses lecteurs et lectrices et condamne cette prise en otage des usagers et usagères.

Note

[1] Pour une certaine définition de « romantique ».

Extrait du premier Lacets rouges & magie noire : Betty et Karima

, 18:09 - Lien permanent

The Fat and the Furious, épisode 1 de la série de fantasy urbaine Lacets rouges & magie noireVoici un nouvel extrait du premier épisode de Lacets rouges & magie noire. Intitulé The Fat and the Furious, celui-ci est maintenant disponible en version numérique pour les abonné·e·s Tipeee. Abonnez-vous (à partir d’1€ par mois) pour avoir accès à la version numérique ; et si vous  préférez recevoir dans votre boîte aux lettres des versions papiers imprimées au format fanzine, vous avez encore quelques jours pour souscrire l’abonnement papier (à partir de 5€ par mois).

Cet extrait fait suite au précédent, qui présentait le personnage de Cookie. Celui-ci introduit deux nouveaux personnages, Betty et Karima.

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Lacets rouges & magie noire : extrait du premier épisode

, 19:14 - Lien permanent

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— Ça, c’est un dragon ! constata Hugo, trois ans, avec beaucoup d’enthousiasme.

Cookie, assise entre sa nièce et son neveu, tenait le livre d’Histoire sur les créatures surnaturelles et n’était pas aussi enjouée. Elle avait pensé qu’il s’agissait d’un livre d’histoires, avec un petit h et un pluriel, alors que c’était au singulier et avec un grand H. Ce n’était pas du tout fait pour les enfants. Ni pour elle, d’ailleurs, même si elle allait bientôt avoir quarante ans. Heureusement, il y avait tout de même des images, mais il fallait après trouver des choses à raconter. Elle doutait que les deux enfants aient vraiment envie d’une analyse savante sur la place des elfes dans l’antiquité au lieu de leur histoire avant de s’endormir. Quoique, niveau soporifique, ça avait l’air pas mal.

— Oui, admit Cookie. C’est un dragon.

— Pourquoi il n’y en a plus ? demanda Zoé, qui avait quelques années de plus que son frère.

Cookie ne s’était jamais posé la question. À vrai dire, elle avait toujours pensé que l’existence des dragons relevait de la légende, mais le livre qu’elle avait entre les mains semblait écrit par des gens respectables et parlait sérieusement de l’existence passée de ces sales bêtes, donc elle devait se tromper. À moins qu’il ne s’agisse encore de conspirationnistes qui imaginaient que la CIA était tenue en sous-main par des elfes.

— Ben, fit-elle, j’imagine que c’est parce qu’il n’y en avait plus besoin. Avec les avions et tout ça.

Elle réfléchit un peu à sa réponse et réalisa que les dragons, d’après ce qu’elle venait de lire, étaient censés avoir disparu avant la naissance de Jésus-Christ. Elle n’était pas très calée en histoire, mais elle voyait bien qu’il y avait un certain trou entre le chevelu crucifié et l’invention du premier avion en noir et blanc.

— Et puis, compléta-t-elle donc, il y avait moins de magie dans ce monde.

Ça, ça avait du sens. Un peu comme un changement climatique, mais au niveau de la magie, c’était crédible.

— En plus de la pollution, peut-être, ajouta-t-elle. Et puis à cause de tous les chevaliers qui voulaient s’en farcir un pour montrer à quel point ils avaient la plus grosse.

Cookie se retourna après avoir prononcé la dernière phrase, et vérifia que sa sœur Thérèse n’était pas dans les environs. Elle n’aurait pas aimé l’entendre employer ce genre de mots face à de si innocents bambins.

— Montre-nous des elfes ! ordonna Zoé.

— À vos ordres, m’dame, répondit Cookie.

Tout en tournant les pages afin de chercher une image correcte d’elfe, elle essaya de se rappeler ce qu’elle savait à leur sujet. Ils existaient vraiment, eux, en tout cas avant, elle en était presque sûre. Qu’est-ce qu’il leur était arrivé ? Est-ce que ces connards de hippies avaient tous migré au Larzac pour vivre dans les arbres et élever des chèvres ? Non, ça ne collait pas, on ne pouvait pas élever des chèvres dans les arbres, si ?

— Voilà ! fit Cookie en montrant une gravure. Une elfe.

— C’est une princesse ? demanda Zoé.

— Oui, bien sûr. La princesse..

Elle fit semblant de lire la légende de la gravure, qui ne mentionnait ni le nom, ni l’éventuelle princessitude de l’elfe en question.

— Nanananielle, annonça-t-elle.

— Et elle avait un cheval blanc, et après elle épouse le prince ! ajouta Zoé.

Cookie décida de ne pas la contredire.

— Sans doute.

— Les elfes, z’étaient gentils ! s’enthousiasma Hugo.

— Be-en, ça reste à voir, tempéra Cookie. Les histoires, ça a tendance à embellir les choses avec le temps, quand même. Surtout quand les histoires en question sont écrites par des blancs qui vont forcément avoir de la sympathie envers de parfaits aryens.

En tant que skinhead antifasciste, Cookie se sentait obligée de faire un minimum attention sur le sujet de la suprématie blanche afin de ne pas être prise pour une nazie. Par ailleurs, elle avait une haine viscérale des hippies, et des types qui avaient les cheveux longs et jouaient de la flûte dans les arbres lui étaient par conséquent forcément antipathiques. Elle avait toujours préféré les nains, même si eux aussi auraient bénéficié d’un bon coup de tondeuse. Est-ce qu’ils avaient vraiment existé, eux ? se demanda-t-elle. Ou s’agissait-il de fantasmes débiles sur les personnes de petite taille ?

— Mais les elfes sont beaux ! protesta Zoé.

— La vraie beauté est à l’intérieur, lâcha Cookie.

Dans la vie, elle évitait en général de sortir de telles platitudes, mais ça pouvait passer à peu près face à des gosses de six et trois ans.

— Les orcs, eux, ils sont pas beaux, protesta Zoé.

Cookie n’était pas d’accord. Elle, elle avait toujours apprécié les orcs. D’abord, ils n’aimaient pas les elfes et ne pouvaient donc pas être totalement mauvais. Ensuite, ils n’avaient pas de cheveux, avaient plein de tatouages, et passaient leur temps à se pinter et à se taper dessus. Seulement, ils avaient la mâchoire avancée et la peau verte, alors forcément, ils devaient être méchants.

Est-ce qu’ils avaient vraiment eu la peau verte, d’ailleurs ? À cette époque, il n’y avait pas encore la télé couleur, on ne pouvait donc pas savoir.

— Tata, tu racontes une histoire ? demanda Hugo.

Cookie grimaça. Ce n’était pas dans ce bouquin écrit tout petit qu’elle pouvait espérer trouver un truc à lire pour les enfants. Il allait falloir improviser.

— Alors, il était une fois une elfe.

– Une princesse ? demanda Zoé.

– Oui. Il était une fois une princesse elfe, qui vivait avec sa famille dans de grands arbres et jouait de la flûte. Mais elle n’aimait pas la flûte, alors, un jour, elle est descendue des arbres pour aller voir des gens mieux habillés.

À sa grande surprise, les deux mômes semblaient captivés par ce qu’elle disait.

— En se promenant, elle finit par rencontrer une jeune orque, qui malgré sa peau verte était vraiment très belle et très bien habillée.

— Et y’a un dragon ? suggéra Zoé.

— Oui, car l’orque était l’amie d’un dragon. Mais le dragon était fatigué, car il en avait assez de porter des elfes sur son dos, alors il ne voulait plus travailler.

Hugo se mit à sucer son pouce, ce qui était bon signe. Il allait peut-être bien commencer à s’endormir. Zoé, ça allait être plus compliqué : elle était un peu grande pour les siestes et commençait à être plus exigeante en termes d’histoires.

— Alors, ils allèrent tous les trois voir les nains dans leur mine, et eux aussi s’étaient mis en grève parce qu’ils en avaient marre d’être exploités par les elfes bourgeois. La princesse elfe décida alors qu’elle en avait assez d’être une princesse, parce que de toute façon, avec le patriarcat et tout ça, ça ne sera jamais elle qui aura le pouvoir.

Hugo s’endormait. Très bien. Zoé, par contre, semblait sceptique.

— À la place, elle a rejoint les nains avec sa pote orque et leur pote dragon, et ils ont décidé de faire une commune autogérée, et ils vécurent heureux et longtemps dans un paradis socialiste libertaire.

Zoé grimaça.

— Maman, elle raconte mieux les histoires que toi.

 


Lacets rouges & magie noire est une série de fantasy urbaine, située dans le même univers qu’Une autobiographie transsexuelle (avec des vampires) et La chair & le sang.

Pour découvrir prochainement la suite en avant-première, abonnez-vous sur Tipeee !

L'intérêt du réalisme dans la Science-Fiction : The Expanse (James Corey)

, 13:03 - Lien permanent

L'éveil du Léviathan, The Expanse tome 1Cela faisait un bout de temps que j’avais envie de faire des espèces de critiques sur ce blog, mais li se trouve qu’après avoir lu ou vu une œuvre j’ai rarement beaucoup de choses intéressantes à en dire, mis à part « j’ai aimé » (ou pas). Il se trouve que pour une fois j’avais quelques réflexions en lisant les romans de la série The Expanse ; il ne s’agit pas à proprement parler d’une critique de l’œuvre, mais j’ai l’impression que ce format me convient mieux et que j’ai plus de choses à dire. Peut-être même que je parlerais d’autres livres ou films, qui sait ?

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Rencontre et discussion à la librairie Terra Nova à Toulouse le 31 janvier

, 12:48 - Lien permanent

Je suis très heureuse de vous annoncer que j’aurai la chance de visiter Toulouse le 31 janvier prochain, dans le cadre d’une rencontre à la librairie Terra Nova, à 19h.

C’est au 18 rue Gambetta, et ce sera l’occasion, au-délà de parler de mes livres, d’échanger autour de diverses choses, comme la représentation des personnages lesbiennes, gays, bis ou trans dans la fiction.

À bientôt !

Réflexion d'écrivaine sur la représentation des meufs grosses dans la fiction

, 14:26 - Lien permanent

Melissa McCarthy dans le film Les flingueuses
Melissa McCarthy dans Les Flingueuses, un des rares exemples d’«héroïne» grosse dans un film d’action.

Il y a quelques jours, j’ai livré sur mon compte Twitter mes réflexions sur mon rapport en tant qu’écrivaine à la représentation de meufs grosses dans la fiction. En voici une version rédigée et un peu plus enrobée.

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Abonnements Tipeee 2018 : au programme, skinheads, lesbiennes et magie noire

, 13:27 - Lien permanent

Lacets rouges et magie noire (ou plutôt, lauriers noirs et pentacle rouge)Vu que 2017 s’est achevé depuis une bonne quinzaine de jours maintenant, et que tous les épisodes de La chair & le sang ont été publiés, il était plus que temps d’annoncer officiellement ce qui allait se passer pour 2018 concernant les abonnements Tipeee.

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L'influence des jeux vidéos sur La chair & le sang

, 18:22 - Lien permanent

En ayant enfin relu, puis publié, le dernier épisode de La chair & le sang, j’ai soupiré de soulagement et je me suis accordé une pause Playstation. Tout en dézinguant des nazis dans le dernier Wolfenstein, je me suis dit que j’avais puisé une certaine inspiration dans les jeux vidéos, notamment pour ce qui était des capacités surnaturelles de certains personnages, et j’avais envie d’en parler un peu.Manette DualShock pour Playstation 4

Spoiler alert

Avant d’aller plus loin, je tiens à préciser que je vais beaucoup parler du dernier épisode (qui révèle un peu plus de choses sur Jessica), et notamment en citer quelques extraits ; cela ne devrait pas ruiner complètement votre lecture mais pourrait légèrement gâcher des éléments de surprise. Donc, si vous n’avez pas encore lu La chair & le sang, vous pouvez lire les cinq épisodes en version numérique, à prix libre ici. Si vous les avez déjà lus ou que vous n’attachez pas une trop grande importance à ça, vous pouvez continuer la lecture de l’article.

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Arrêt de la vente par correspondance de fanzines à l'unité

, 08:27 - Lien permanent

Le début d’année étant propice aux bilans et aux changements, j’ai décidé d’acter ce qui était déjà de fait un peu le cas (puisque je n’avais pas proposé l’option pour les dernières parutions) : je ne proposerai dorénavant plus de vente par correspondance de fanzine à l’unité. La page de la boutique a été mise à jour.

Cela ne concerne pas les abonnements Tipeee (où les envois sont fait de manière groupée), mais uniquement la possibilité de commander un fanzine unique sur le site à n’importe quel moment. La raison est simple : c’était trop compliqué en terme de logisitique (soit devoir garder trop de stocks inutiles chez moi, soit devoir retourner faire des impressions pour une seule commande, et dans tous les cas en général devoir faire un aller-retour à la Poste qui n’est pas à côté), et par ailleurs les frais de port rendent la chose malheureusement assez peu intéressante.

Cela ne veut pas dire que j’arrête les fanzines : ils sont toujours d’actualité pour l’abonnement Tipeee, et je compte également en proposer à la vente lors des évènements physiques, et éventuellement en laisser dans des lieux alternatifs, des infoquiosques, etc.

D’ailleurs, si vous organisez un infokiosque de ce genre, je suis toujours partante pour faire un envoi groupé d’exemplaires, ou encore vous envoyer gratuitement les fichiers PDF si vous préférez vous charger de l’impression. N’hésitez pas à me contacter : lizzie at crowdagger point fr.

 

Bilan auto-édition 2017 : des chiffres et des lettres

, 05:18 - Lien permanent

Comme l’année passée, voici un petit bilan chiffré concernant mes ventes en auto-édition. L’objectif d’un tel « exercice » n’est ni de me faire mousser, ni de me plaindre, mais d’une part de faire un petit bilan personnel, et d’autre part de montrer d’autres chiffres que ceux des auteurs de best-sellers qu’on met tout le temps en avant pour vanter les mérites de l’auto-édition.

Notez que je ne parle ici que des livres auto-édités, parce que je n’ai pas les derniers chiffres pour ceux qui sont édités : je ne parlerai donc ni d’Enfants de Mars et de Vénus, ni d’Une autobiographie transsexuelle (avec des vampires). Par ailleurs, ces chiffres n’incluent pas non plus les abonnements sur ma page Tipeee, et se concentrent exclusivement sur les ventes numériques (parce que je ne suis pas foutue de compter un peu correctement les autres).

Livres auto-édités

Cette année, j’ai publié en auto-édition La chair & le sang, une série de fantasy urbaine en cinq épisodes :

On peut voir ça comme un roman en cinq parties, ou comme cinq livres différents, je reviendrai un peu là-dessus après.

Par ailleurs, mes livres auto-édités les années précédentes étaient toujours disponibles à la vente sur les différentes plate-formes, en plus d’être téléchargeables librement sur ce site :

Canaux de diffusion

Comme l’année passée, tous ces livres étaient disponibles sur les principales plate-formes de vente de livres électroniques : Amazon, Kobo, Fnac, Ibook, Smashword, etc.

Nouveauté cependant par rapport à l’an passé, il est maintenant possible de les acheter à prix libre sur mon site (en passant par Paypal) : il s’agit d’un prix libre complet (vous donnez ce que vous voulez, y compris rien du tout) pour les textes « anciens », et d’un prix libre un peu plus restrictif (le prix minimum est de fait de 50 centimes) pour les épisodes de La chair & le sang (sauf le premier, téléchargeable gratuitement). Épisodes qui étaient, par ailleurs, accessibles aux abonné·e·s Tipeee, mais je ne savais pas trop comment compter ces abonnées dans cet article, donc je ne l’ai pas fait.

Chiffres

Bon, foin de fioriture, voici les chiffres :

Après, faire le bilan de la série en elle-même est un peu plus compliqué :

  • Si l’on considère qu’il s’agit de 5 livres séparés (ce qui est le cas), cela fait un total de 430 ventes ;
  • Si l’on considère qu’il s’agit d’une seule histoire en cinq parties (ce qui est aussi le cas), cela fait seulement 38 achats complets (ce qui en vrai n’est pas si mal non plus);
  • On peut aussi imaginer regarder la moyenne de vente par épisodes (86) ou autre formule plus complexe mais qui n’aurait pas beaucoup plus de sens.

Toujours est-il qu’il me semble pouvoir remarquer les choses suivantes :

  • du point de vue de l’auteur ou de l’éditeur, il faut être honnête, la formule « série » est sans doute plus rentable que sortir un seul roman, et c’est sans doute pour ça que c’est autant revenu à la mode avec le numérique ;
  • c’est évidemment toujours Amazon qui se taille la part du lion en vente de livres numériques, avec 86% des ventes ;
  • je suis contente qu’il y en ait tout de même eu un peu moins de 5% en vente directe sur ce site, certes ma volonté d’être moins dépendante d’Amazon est loin d’être totalement accomplie mais entre ça et la page Tipeee c’est un bon début ;
  • au niveau plus personnel, si on fait abstraction du dernier épisode qui n’est sorti que le 21 décembre, je suis assez contente de voir qu’il y a tout de même pas mal de gens qui ont acheté la suite après avoir acheté le premier épisode, ce qui laisse a priori supposer qu’ils ont un minimum apprécier.

Pour ce qui est des autres livres :

  • Pas tout à fait des hommes : 92 ventes, dont 82 sur Amazon (contre 145 ventes en 2016 et 49 en 2015), total sur toutes les années : 420 ventes numériques (dont 390 sur Amazon) ;
  • Noir & blanc : 7 ventes, dont 3 sur Amazon (contre 4 ventes en 2016 et 49 en 2015), total sur toutes les années : 148 ventes numériques (dont 107 sur Amazon) ;
  • Sorcières & Zombies : 25 ventes, dont 21 sur Amazon (contre 5 ventes en 2016 et 17 en 2015), total sur toutes les années : 91 ventes numériques (dont 35 sur Amazon).

Au total, en cumulant tous les livres vendus cette année, cela fait  environ 86% des ventes numériques qui se sont déroulées via Amazon (contre plus de 90% l’an passé, baisse notable tout de même). Comme pour l’an passé, je trouve intéressant de noter qu’il y a quand même quelques exceptions : cette année, Sorcières & Zombies a rattrapé son retard de vente sur Amazon, mais cela reste un livre qui s’est plus vendu sur Kobo. Pourquoi ? Mystère et boule de gomme, mais en tout cas ça me confirme dans l’idée qu’il vaut mieux éviter de mettre tous ses œufs dans le même panier.

Petit bilan

À titre personnel, je suis assez contente de ce bilan, puisque La chair & le sang s’est quand même plutôt bien vendu. Même si je continue à surtout vivre du RSA plus que de l’écriture, ça, plus les abonnements Tipeee, ça m’a quand même fait une certaine bouffée d’oxygène et permis d’être un peu moins dans le rouge financièrement.

Après, espérer gagner de l’argent avec l’écriture de fiction, ce n’est pas quelque chose d’évident, et ce n’est, sauf exception, probablement pas la voie royale pour espérer accéder à la propriété, une voiture de sport et une piscine privée.

Ah et quand même pour un point plus positif : cela fait maintenant au moins sept ans que Pas tout à fait des hommes est disponible à la vente sur Amazon, en plus de pouvoir être téléchargé gratuitement à pas mal d’autres endroits ; malgré ça, j’en ai quand même vendu plus de 90 exemplaires numériques cette année. Ce n’est pas énorme, mais ce n’est pas rien non plus, et je pense quand même que le numérique (ou, d’ailleurs, le passage par des petites maisons d’éditions) a l’avantage d’éviter le pilon et de permettre à un livre de continuer à vivre sa vie même s’il n’est pas un best-seller.

Par ailleurs, si ce n’est pas (encore) le cas pour La chair & le sang, les autres livres dont je donne les chiffres sont tous également disponible sous licence libre (Creative Commons BY-SA), ce qui tendrait à indiquer qu’il est tout de même possible de gagner un peu d’argent avec de l’art libre.

 


Si vous aimez ce que j’écris, vous pouvez me soutenir en vous abonnant (à partir d’1€ par mois) sur Tipeee, et vous aurez en contrepartie accès à des textes inédits (et des zines à partir de 5€ par mois !).

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La chair & le sang : sortie du cinquième épisode (et final), le premier est disponible gratuitement

, 12:04 - Lien permanent

Plus haut que Carrero

Plus haut que Carrero, épisode 5 de la série de fantasy urbaine lesbienne La chair & le sangPlus haut que Carrero, le cinquième et dernier épisode de la série de fantasy urbaine lesbienne La chair & le sang (à moins qu’il n’y ait un jour une saison 2) est sorti il y a maintenant quelques jours et est disonible en version numérique (livre électronique ou ebook), soit à prix libre (vous choisissez ce que vous payez) sur ce site, soit sur les plate-formes de vente en ligne.

 

Acheter sur ce site : Acheter ailleurs :
Prix libre

La chair & le sang

Pour rappel, La chair & le sang est une série de fantasy urbaine en cinq épisodes, où l’on suit les aventures de Jessica, jeune lesbienne aux tendances masochistes qui essaie d’avoir une vie normale mais a un peu de mal.

Je m’appelle Jessica, je viens d’emménager dans une nouvelle ville, et je cherche juste à faire comme tout le monde : trouver un travail, rencontrer l’amour, et avoir une vie stable et satisfaisante.

Sauf que mes seules opportunités professionnelles sont de bosser pour des vampires, que la voisine sur laquelle j’ai un crush est une skinhead louve-garou, et que mes tendances masochistes ne sont pas toujours très bien comprises ; et que la seule chose de stable dans ma vie, c’est ma capacité à attirer les emmerdes.

Le premier épisode disponible gratuitement

Si vous n’avez pas encore commencé la lecture de cette série, il n’est évidemment pas trop tard pour vous y mettre, d’autant plus que le premier épisode, Les coups et les douleurs, est maintenant téléchargeable gratuitement, soit sur ce site, soit sur Kobo, Amazon ou autre plate-forme.

Remerciements

La publication de La chair & le sang a en partie été rendue possible par toutes les personnes qui se sont abonnées sur Tipeee. Un grand merci à tous et toutes, et à l’année prochaine (qui commence bientôt) pour la pré-publication de Lacets rouges & magie noire, sur laquelle je donnerai un peu plus de détails très prochainement.

Je tiens aussi à remercier les blogueuses et blogueurs qui ont rédigé des critiques pour cette série :

Et puis, je tiens aussi à remercier toutes les personnes qui ont relayé mes écrits sur des réseaux sociaux ou ailleurs, ont rédigé des commentaires sur différentes plate-formes ; les personnes qui m’ont aimablement signalé des fautes d’orthographe (il y en a certainement toujours, oups) ; et enfin toutes les personnes avec qui on a discuté, construit, et échangé des analyses, des râleries, des délires ou des blagues qui se retrouvent forcément en partie dans ce que je peux écrire.

❤️ et ✊

Si ça parle de lesbienne et de trans, c'est forcément érotique : droit de réponse à un article « universitaire » (MàJ le 2 décembre)

, 12:49 - Lien permanent

Hier, j’ai réalisé qu’Une autobiographie transsexuelle (avec des vampires) était référencé dans un article d’une revue scientifique. Au départ j’étais plutôt heureuse : l’un de mes romans, étudié par des universitaires ? Oh la la !

Malheureusement, une fois que j’ai pu accéder au contenu de l’article, j’ai vite déchanté, puisqu’il est évident que l’auteur n’a pas lu l’ouvrage et l’a considéré au forceps comme faisant partie d’un corpus pour de la littérature érotique, quand bien même il ne contient aucune scène de ce genre.

Comme le fait d’être classé d’emblée comme « érotique » ou « pour adulte » est quelque chose d’assez fréquent pour les œuvres abordant des thématiques LGBT, qui relève d’une forme d’homophobie et de transphobie, et que ce genre d’amalgame me met un tantinet en colère ; et aussi pour défendre un peu de rigueur scientifique dans les revues universitaires, j’ai donc demandé un droit de réponse, que j’ai adressé au comité de direction de la revue Questions de communication, et que je reproduis ci-dessous.

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Sortie de la version 0.14.0 de Crowbook, et petit retour d'expérience personnel

, 21:46 - Lien permanent

Logo du logiciel libre Crowbook, qui convertit du Markdown vers PDF, HTML et EPUBJe suis heureuse de vous annoncer la sortie de la version 0.14.0 de Crowbook.

Si vous souhaitez l’installer, le plus simple est de télécharger le binaire adapté à votre système d’exploitation (disponibles pour Linux, Windows, OS X et Free BSD).

Crowbook, c’est quoi ?

Crowbook est un logiciel libre (licence LGPL) qui convertit des livres écrits au format Markdown vers les format HTML, EPUB et PDF (en passant par LaTeX). Par rapport à d’autres équivalents, Crowbook essaie de faire un peu plus attention à la typographie, particulièrement française, et propose quelques fonctionnalités un peu particulières.

C’est ce que j’utilise maintenant pour la totalité de mes textes auto-édités, que ce soit pour la version disponible sur ce site, pour les fichiers vendus sur les plate-formes de vente en ligne, ou pour les impressions papier. Si vous voulez voir à quoi ça peut ressembler, vous pouvez regarder au hasard Pas tout à fait des hommes, en version PDF, HTML ou EPUB.

Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que cette version 0.14.0 sort quelques jours après le dernier épisode de La chair & le sang : la publication d’un texte (avec ce qu’elle implique de relecture) est aussi l’occasion de vérifier que la dernière version du logiciel fonctionne à peu près correctement et de corriger quelques bugs.

Retour sur cette expérience

Vu que j’ai déjà parlé plusieurs fois ici de ce logiciel, je ne vais pas présenter son fonctionnement plus en détail (si vous voulez en savoir plus, consultez l’article précédent), ni m’attarder sur les nouveautés depuis la dernière fois (il y en a assez peu, essentiellement des modifications cosmétiques quand on exécute Crowbook ou l’ajout de la possibilité d’ajouter une dédicace). Je voudrais plutôt revenir sur pourquoi j’ai créé ce logiciel, l’expérience que j’en tire et le futur que je vois.

Pourquoi j’ai commencé ce projet

J’utilisais déjà le format Markdown pour écrire mes romans, mais à l’époque j’utilisais le convertisseur Pandoc pour transformer les fichiers sources au format HTML, EPUB et PDF. Si vous appréciez le format Markdown, je vous recommande d’ailleurs (si ce n’est pas déjà fait) de jeter un coup d’œil à ce logiciel, capable de convertir vers et depuis beaucoup de formats.

Malgré les qualités de Pandoc, il y avait quelques petites choses qui ne me satisfaisaient pas tout à fait :

  • j’aime bien séparer mes fichiers par chapitres ; c’est possible de le faire avec Pandoc en les concaténant, mais cela me posait parfois quelques soucis (par exemple chapitre_10.md se retrouvant avant chapitre_1.md) ;
  • peu de support des normes de typographie française, comme les différentes espaces insécables.

Par ailleurs, j’avais envie de créer un nouveau projet avec le langage de programmation Rust, parce que je trouvais ce langage intéressant. Cet aspect n’est pas négligeable : sans ça, je me serais contentée d’utiliser les petits work-arounds qui fonctionnaient jusque là.

Le Dogfooding comme guide de développement

Assez rapidement, j’ai réussi (grâce à l’existence de quelques bibliothèques existantes, notamment pour parser un fichier Markdown) à avoir une version à peu près utilisable pour mes besoins personnels, et j’ai commencé (sans difficulté) à passer de Pandoc à Crowbook pour certains livres, avant de le faire pour tous (les fichiers sources Markdown de tous mes textes publiés sous licence libre sont d’ailleurs visibles sur Github).

J’ai donc commencé à utiliser Crowbook au quotidien (enfin, sauf les jours où je n’écrivais pas). En informatique, c’est la notion de dogfooding : être la première utilisatrice des logiciels qu’on développe. C’est d’ailleurs ce qui a guidé (et guide toujours) le développement : j’ajoute les fonctionnalités dont j’ai besoin ou qui pourraient m’être utiles (et parfois celles que je pense être utiles à d’autres ou qu’on me demande si ça ne nécessite pas trop de boulot).

C’est sans doute pour ça que Crowbook a évolué de manière assez différente des autres convertisseurs Markdown qui existent à ma connaissance. En dehors du fait qu’il gère censément mieux (en tout cas je l’espère) la typographie française, il contient des fonctionnalités qui peuvent sembler incongrues pour ce type de logiciel :

  • un mode proofread qui génère une copie pour la relecture en pouvant détecter les répétitions dans le texte ou en utilisant un correcteur grammatical (LanguageTool et/ou Grammalecte) ;
  • un début de support pour écrire de la fiction interactive ;
  • la possibilité d’ajouter une dédicace via la ligne de commande.

À chaque fois, cela correspondait à un besoin ou une envie personnelle, dont je ne sais pas si elle sera vraiment utile à quelqu’un d’autre, mais pour lequel moi je vois un intérêt.

Bilan en tant qu’utilisatrice

Du coup, vu que j’ai créé ce projet avant tout pour moi (même si je suis évidemment très contente s’il est utilisé par d’autres !), quel bilan j’en tire en tant qu’utilisatrice ? Est-ce que ça m’a fait gagner du temps, est-ce que ça m’a aidé pour écrire ?

(En dehors, évidemment, du fait que le temps passé à programmer n’était pas consacré à écrire de la fiction ; mais je ne suis pas sûre que ça marche mathématiquement et que j’aurais écrit plus si je ne l’avais pas fait : en tant qu’écrivaine holistique, me lancer dans des projets annexes fait partie intégrante du processus d’écriture.)

Ma foi, ça n’a pas non plus bouleversé les choses ; cela dit, le fait de pouvoir relativement simplement lancer à la fois LanguageTool et Grammalecte sur le même texte a rendu la partie correction grammaticale un peu plus facile (même si ces outils sont imparfaits, comme je l’expliquais dans un billet sur ce sujet ; cela dit, le fait qu’ils ont tendance à ne pas exactement les mêmes erreurs, pouvoir lancer les deux en parallèle n’est pas inintéressant). Peut-être que le rendu en EPUB ou HTML est un peu meilleur, au moins en ce qui concerne la typographie (pour le reste, c’est assez subjectif).

Sinon, je pense qu’il faut être réaliste et ne pas exagérer l’apport d’un logiciel sur le travail d’écriture. C’est un outil, mais ce n’est pas ça qui va écrire à ma place ou quoi que ce soit. Au mieux, ça permet d’éviter un peu de friction au moment des conversions, mais cela reste de toute façon une partie assez faible du travail.

Bilan en tant que développeuse

C’est évidemment surtout en tant que développeuse que cette expérience a été intéressante : elle m’a emmenée à connaître un peu mieux un langage de programmation, mais aussi à développer un certain nombre de bibliothèques Rust utilisables séparément (epub-builder pour créer le fichier EPUB, crowbook-text-processing pour la partie « nettoyage typographique », ou encore crowbook-intl pour l’internationalisation du programme). Ça m’a permis de m’impliquer un peu plus dans cette communauté, et y compris de participer à la RustFest de Zurich (qui était une expérience formidable <3).

Surtout, chose à laquelle je ne m’attendais pas forcément au début, il semblerait qu’il y au moins quelques autres personnes qui utilisent Crowbook, et m’ont fait des rapports de bugs, des suggestions de fonctionnalités, voire carrément des contributions au code. C’est à la fois enthousiasmant, mais aussi un peu flippant (« oups il y a des gens qui ont peut-être en fait vraiment lu mon code source dégueulasse, et j’espère vraiment qu’il n’y a pas un bug qui efface le disque dur »), et en tout cas une expérience assez nouvelle.

Et le futur ?

Quand au futur de Crowbook, je n’ai pas forcément d’idées très précises. Je sais juste que (au moins pour un moment) je compte continuer à l’utiliser pour mes textes, et que ça impliquera sans doute la correction de quelques bugs l’ajout de nouvelles fonctionnalités au fil de l’eau. J’aimerais bien essayer de proposer une interface graphique mais je ne sais pas trop comment le faire et ça sort de mon domaine de compétences (non pas que le reste de Crowbook en faisait vraiment partie à la base, cela dit).

J’aimerais également sortir une version 1.0 dans pas trop longtemps, mais ça implique un peu de travail de nettoyage de code et de rédaction de documentation (notamment pour que celle-ci soit disponible aussi en français) avant.

Et puis, il s’agit d’un logiciel libre, et je suis évidemment ouverte aux contributions.

Bref, je vais continuer à m’occuper un peu de Crowbook, même si ce sera sans doute de manière moins intensive qu’à ses débuts, au moins pour mes besoins personnels. Et vous l’utilisez également et qu’il vous est utile, j’en serais très contente <3


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Sortie du dernier épisode de La chair & le sang... et après ?

, 13:02 - Lien permanent

Sortie du dernier épisode de La chair & le sang

Plus haut que Carrero, épisode 5 de la série de fantasy urbaine lesbienne La chair & le sangAvec un peu de retard (désolée !), Plus haut que Carrero, le dernier épisode de La chair & le sang, est enfin sorti et est disponible en version numérique pour les abonné·e·s Tipeee. (Si vous êtes abonné·e et que vous avez des soucis pour accéder aux fichiers, n’hésitez pas à me le signaler.)

L’impression et l’envoi des fanzines (pour les abonné·e·s papier) se fera dans la première quinzaine de décembre, histoire de me laisser le temps de refaire une ou deux relectures supplémentaires au cas où.

Quant aux personnes qui préfèrent passer par Amazon et compagnie, la version numérique sortira sur les grosses plate-forme le 21 décembre.

Petit bilan

Je suis assez contente (et soulagée) d’être arrivée à la fin de l’écriture de cette saison. Ça m’aura pris plus de travail que ce que j’avais estimé (comme toujours), et le dernier épisode est soti avec un peu de retard, mais dans l’ensemble je suis assez satisfaite d’avoir réussi à faire à peu près ce que j’avais prévu de faire, même si la contrainte que ça m’imposait était un peu plus éprouvante que je ne le pensais.

Au passage, un gros merci et plein de ❤️ aux 26 personnes qui me soutiennent actuellement sur Tipeee, ainsi qu’à toutes les autres qui l’ont fait de différentes manières (en achetant les versions numériques ou fanzines par d’autres biais, en achetant d’autres livres, en relayant mon travail ou encore en me donnant des conseils avisés).

En particulier, je suis assez contente d’avoir expérimenté d’autres formes de diffusion que ce à quoi j’étais habituée, et en particulier le format fanzine. J’ai été assez frustrée de devoir proposer des tarifs assez prohibitifs pour les envois postaux, mais par contre ça permet de proposer des versions papier à prix libre dans des événements locaux, ce qui est plus chouette. (D’ailleurs, si vous tenez des distros, n’hésitez pas à me contacter si vous avez envie de proposer ces zines, il y a moyen de s’arranger pour faire un envoi groupé ou éventuellement profiter d’un voyage dans la région pour que ça coûte moins cher, voire que je vous envoie les maquettes pour que vous puissiez imprimer sur place.)

Et après ?

Bon, tout cela, c’est bien beau, mais on parle de l’année actuelle qui est en train de se terminer… mais quid de l’an prochain ?

Comme je le disais, j’ai trouvé que tenir le format d’un épisode tous les deux mois était quelque chose d’assez éprouvant et qui demande une certaine discipline que je n’ai pas vraiment.

En toute logique j’ai décidé… de rempiler pour 2018. Cette fois-ci, la série que vous pourrez découvrir s’intitulera Lacets rouge & magie noire  (oui, je me suis découvert une vraie passion pour l’esperluette dans les titres). Située dans le butchiverse, c’est-à-dire le même univers qu’Une autobiographie transsexuelle (avec des vampires) et La chair & le sang, on y suivra un petit crew de lesbiennes skinheads confrontées à des vampires staliniens, sorciers nazis et autres joyeusetés. Certains personnages d’Une autobiographie transsexuelle (avec des vampires) pourraient d’ailleurs faire une petite apparition…

Quant au futur pour La chair & le sang, je vais laisser Jessica se reposer un moment, elle l’a bien mérité. J’aimerais tout de même essayer de voir s’il est possible de proposer une version « vrai livre » correspondant à l’intégrale de la saison 1, mais quelle que soit la forme que ça prendra, ce ne sera sans doute pas pour tout de suite.

Oh, et oui, j’ai parlé de « saison 1 », ce qui pourrait laisser envisager la possibilité d’une saison 2 un jour. Cela dit, j’ai eu plein d’idées de suites qui ne se sont jamais concrétisées, donc c’est à prendre avec des pincettes. Mais si les astres sont favorables…

Une suffusion de jaune conseils d'écriture holistique

, 14:29 - Lien permanent

En ces temps de NaNoWriMo (où le but est d’écrire 50 000 mots en un mois) où fleurissent les conseils pour être plus producti·f·ve dans son écriture, mais aussi dans cette période où l’adaptation en série télé a délicieusement remis en avant Dirk Gently’s holistic detective agency de Douglas Adams, j’avais envie de donner des « conseils » d’écriture un peu différents et un peu plus holistiques, parce que personnellement les conseils du type « il faut écrire tous les jours » me font plus culpabiliser qu’autre chose.

Dirk gently avec un chaton

1. Ne vous souciez pas des détails mineurs

L’interconnection de toute chose vous mènera bien là où vous étiez censé·e aller, par conséquent, il n’est pas nécessaire de s’ennuyer avec des détails mineurs tels la planification de l’intrigue, des fiches de personnage, des délais, ou encore un nombre de mots par chapitre ou pour l’œuvre.

2. Ne cherchez pas à aller là où vous vouliez aller

Une écrivain·e holistique termine rarement là où il/elle désirait aller, mais souvent là où il/elle devrait être. Pour être plus claire : ne cherchez pas absolument à vouloir rester sur l’idée de départ que vous aviez de votre roman/nouvelle, s’il y a des nouvelles choses qui émergent c’est probablement que cela a un sens quelque part.

3. Évitez l’absence de distractions

Rien de tel qu’un bureau bien rangé, un téléphone éteint, un appartement silencieux et un ordinateur avec uniquement votre éditeur de texte ouvert pour vous fermer complètement au reste du monde et ainsi potentiellement rater des interconnection de toute sorte de choses. Parfois, les meilleures idées émergeront parce que vous avez préféré manger une glace que d’écrire votre quota de mots du jour, ou parce que vous aurez passé une heure à errer sans but sur des réseaux sociaux plutôt que de terminer le passage que vous deviez boucler pour le lendemain.

4. Ne vous prenez pas trop la tête sur la cohérence

Si l’univers disparaissait à chaque fois qu’il y avait une incohérence, il n’aurait pas survécu à la première picoseconde. Ne passez donc pas trop d’énergie à vouloir absolument bâtir un monde cohérent, alors que les lecteurs et lectrices se rappelleront simplement d’une version des faits qui a autant de sens qu’ils/elles ont besoin qu’elle n’en ait.

5. Ne vous limitez pas à ce qui est faisable

Pensons l’impensable, faisons l’infaisable, préparons-nous à lutter avec l’ineffable lui-même, et à voir si nous ne sommes pas capable de le effer après tout.

6. Croyez en votre œuvre tant qu’elle n’est pas finie

À moins que vous ayez un moine électrique pour le faire pour vous, il y a des chances pour que votre projet n’existe que dans votre tête ; essayez donc autant que faire se peut d’y croire inconditionnellement, sans brancher votre regard critique. Tel Orphée fuyant les Enfers il est important de ne pas jeter de regard en arrière avant d’avoir atteint la sortie.

Une fois que vous avez fini de l’écrire, là vous pouvez éventuellement vous rendre compte que c’est nul et que vous en avez honte, mais au moins vous l’aurez terminé.


(Citations et paraphrases bien évidemment tirées d’Un cheval dans la salle de bains et Beau comme un aéroport de Douglas Adams, que je vous recommande chaleureusement de lire.)


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Le 5 novembre : Paris Game Queer au RESET

, 19:29 - Lien permanent

Souviens-toi, souviens-toi du 5 novembre…

… parce qu’à Paris c’est la Paris Game Queer au RESET !

Au programme :

  • Toute la journée jusqu’à 16h30 vous pourrez jouer à des queer games, en libre service.
  • De 11h30 à 13h, il y aura un atelier de création et d’utilisation de controllers DIY
  • De 14h à 16h30, je co-animerai un atelier d’écriture interactive avec le logiciel Twine
  • et pour bien finir la journée de 17h30 à 19h30 concert de chiptune avec Tuxic et DOTCNT

Plus d’infos voir la page sur le Wiki du RESET.

Et en bonus, une interview publiée sur le site du RESET.

❤️

Y/CON ce week-end : débats et dédicaces

, 21:41 - Lien permanent

Coucou ! Petit rappel que je serai à la Y/CON, salon des homo-fictions qui se tiendra à Paris ce week-end. Le planning sera un peu chargé d’ailleurs, puisque je participerai à plusieurs tables rondes, débats et discussions :

  • Le samedi à 14h, Fiction lesbienne : où sont les (vraies) femmes ?
  • Le dimanche à 12h30, Réalité et Fiction : la division des fans
  • Le dimanche à 16h, La visibilité trans dans la fiction

En plus de cela, il y aura…

  • Le samedi à 17h, une rencontre où vous pourrez me poser des question
  • Le samedi à 10h et à 18h, et le dimanche à 10h30 et 14h30 : dédicaces.

Une petite note au sujet de ces dernières. Pour les livres papier, il n’y a pas grand-chose à dire, j’essaierai de gribouiller quelque chose ; par contre vu que je propose aussi pas mal de livres en numérique, je me suis dit que ce serait cool de vous les proposer aussi. Je vais voir si ça va être possible, mais j’essaierai de les proposer également à prix libre, donc n’hésitez pas à ramener votre clé USB/smartphone/liseuse/baladeur si ça vous intéresse.

Et je ne sais pas quelle forme ça peut prendre mais s’il y a des intéressé·e·s je pense que j’essaierai d’expérimenter la dédicace pour livre numérique.

Calendrier septembre/octobre : Rustfest, YCON et festival de philosophie

, 14:55 - Lien permanent

Coucou ! Un petit billet rapide pour résumer les différentes dates pour lesquelles je ferai des apparitons publiques prochainement.

30 septembre : Rustfest (Zurich)

C’est pas vraiment en tant qu’écrivaine, mais je parlerai un peu de mon expérience lors du développement de Crowbook sur le fait d’utiliser le langage Rust pour une application de haut-niveau. Ce sera le samedi 30 septembre, à Zurich, dans le cadre du RustFest.

7 octobre : Médiations philosophiques (Lyon)

Le samedi 7 septembre, à Lyon, je participerai à une table ronde sur « Les représentations des sexes et des sexualités dans nos sociétés » dans le cadre du festival de philosophie 2017 organisé par Les médiations philosophiques.

14-15 octobre : Y-CON (Paris)

Le week-end du 14 et 15 octobre, je serai à la Y-CON 6, le salon des homo-fictions, à Paris. J’interviendrai notamment dans deux tables rondes sur la visibilité lesbienne et la représentation des personnes trans dans la fiction. Il y aura aussi des ventes et des dédicaces.

Oups : Le cinquième épisode de La chair & le sang sera en retard

, 21:37 - Lien permanent

Je repoussais l’écriture de cet article, en me disant « on sait jamais, peut-être que j’arriverai quand même à le finir à temps », mais il faut voir les choses en face : malheureusement, je n’arriverai pas à tenir le délai que je m’étais fixée (septembre/octobre) pour la sortie du dernier épisode de La chair & le sang, Plus haut que Carrero.

J’ai hésité à un moment à le séparer en deux parties (l’épisode étant parti pour être un peu plus long que les précédents), pour pouvoir sortir la première selon le délai, mais au final ça ne m’allait pas vraiment parce que ça n’était pas un épisode auto-suffisant, et que je n’étais pas sûre que le résultat soit vraiment satisfaisant. Je n’avais pas envie de sortir un dernier épisode bâclé (surtout avec un titre pareil) pour pouvoir tenir la deadline, ce n’est pas un choix facile à faire, mais j’espère que vous comprendrez.

(La version fanzine sera sans doute en deux partie, mais juste pour des raisons d’agrafage, et les deux parties seront vendues ensemble.)

Il devrait donc sortir pour novembre/décembre, donc avec deux mois de retard. J’en suis vraiment désolée.

Concernant les abonné·e·s Tipeee : pour compenser le manque de contenu numérique, il y aura une surprise (que j’ai déjà un peu teasée dans un billet précédent) dans le courant du mois. Pour ce qui est des versions papier, ça devrait compenser avec le fait que l’épisode qui sortira en novembre/décembre sera « double », mais j’essaierai quand même d’envoyer un petit truc en plus (probablement une nouvelle déjà publiée au format numérique) d’ici là.

Voilà, encore désolée de devoir annoncer ça, surtout pour les personnes qui attendent la fin avec impatience.

 

Ce test devine votre région d'après votre opinion sur Une autobiographie transsexuelle (avec des vampires)

, 13:20 - Lien permanent

Ce test devine la région où vous vous situez d’après ce que vous pensez d’Une autobiographie transsexuelle (avec des vampires) !

Il se base sur une étude rigoureuse des folklores locaux pour essayer de donner une réponse fiable. Le résultat va vous surprendre !

Votre créature surnaturelle préférée…

  • Vampire
  • Loup-garou
  • Sorcière
  • Dragon

Votre arme de prédilection pour vous débarrasser d’un vampire…

  • Une balle en argent
  • Une triplex en argent
  • Un fusil à pompe
  • Un bon aïoli

Votre plus grande crainte si vous étiez transformé·e en vampire…

  • Ne plus voir le soleil
  • Je ne supporte pas le sang
  • Ne plus pouvoir manger de frites
  • Ne plus pouvoir manger de pâtisseries

Votre personnage préféré…

  • Cassandra
  • Morgue
  • Sigkill
  • Oups j’ai pas lu je connais pas les persos !

Vous prononcer « butch »…

  • Avec un “u” classique à la française
  • « boutch’ »
  • « beutch’ »
  • « boutcheu »

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