Lizzie Crowdagger : le blog

Un blog avec de la fantasy urbaine, des lesbiennes, des vampires, des flingues et des motos
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Rencontre et discussion à la librairie Terra Nova à Toulouse le 31 janvier

, 12:48

Je suis très heureuse de vous annoncer que j’aurai la chance de visiter Toulouse le 31 janvier prochain, dans le cadre d’une rencontre à la librairie Terra Nova, à 19h.

C’est au 18 rue Gambetta, et ce sera l’occasion, au-délà de parler de mes livres, d’échanger autour de diverses choses, comme la représentation des personnages lesbiennes, gays, bis ou trans dans la fiction.

À bientôt !

Abonnements Tipeee 2018 : au programme, skinheads, lesbiennes et magie noire

, 13:27

Lacets rouges et magie noire (ou plutôt, lauriers noirs et pentacle rouge)Vu que 2017 s’est achevé depuis une bonne quinzaine de jours maintenant, et que tous les épisodes de La chair & le sang ont été publiés, il était plus que temps d’annoncer officiellement ce qui allait se passer pour 2018 concernant les abonnements Tipeee.

Lire la suite...

Arrêt de la vente par correspondance de fanzines à l'unité

, 08:27

Le début d’année étant propice aux bilans et aux changements, j’ai décidé d’acter ce qui était déjà de fait un peu le cas (puisque je n’avais pas proposé l’option pour les dernières parutions) : je ne proposerai dorénavant plus de vente par correspondance de fanzine à l’unité. La page de la boutique a été mise à jour.

Cela ne concerne pas les abonnements Tipeee (où les envois sont fait de manière groupée), mais uniquement la possibilité de commander un fanzine unique sur le site à n’importe quel moment. La raison est simple : c’était trop compliqué en terme de logisitique (soit devoir garder trop de stocks inutiles chez moi, soit devoir retourner faire des impressions pour une seule commande, et dans tous les cas en général devoir faire un aller-retour à la Poste qui n’est pas à côté), et par ailleurs les frais de port rendent la chose malheureusement assez peu intéressante.

Cela ne veut pas dire que j’arrête les fanzines : ils sont toujours d’actualité pour l’abonnement Tipeee, et je compte également en proposer à la vente lors des évènements physiques, et éventuellement en laisser dans des lieux alternatifs, des infoquiosques, etc.

D’ailleurs, si vous organisez un infokiosque de ce genre, je suis toujours partante pour faire un envoi groupé d’exemplaires, ou encore vous envoyer gratuitement les fichiers PDF si vous préférez vous charger de l’impression. N’hésitez pas à me contacter : lizzie at crowdagger point fr.

 

La chair & le sang : sortie du cinquième épisode (et final), le premier est disponible gratuitement

, 12:04

Plus haut que Carrero

Plus haut que Carrero, épisode 5 de la série de fantasy urbaine lesbienne La chair & le sangPlus haut que Carrero, le cinquième et dernier épisode de la série de fantasy urbaine lesbienne La chair & le sang (à moins qu’il n’y ait un jour une saison 2) est sorti il y a maintenant quelques jours et est disonible en version numérique (livre électronique ou ebook), soit à prix libre (vous choisissez ce que vous payez) sur ce site, soit sur les plate-formes de vente en ligne.

 

Acheter sur ce site : Acheter ailleurs :
Prix libre

La chair & le sang

Pour rappel, La chair & le sang est une série de fantasy urbaine en cinq épisodes, où l’on suit les aventures de Jessica, jeune lesbienne aux tendances masochistes qui essaie d’avoir une vie normale mais a un peu de mal.

Je m’appelle Jessica, je viens d’emménager dans une nouvelle ville, et je cherche juste à faire comme tout le monde : trouver un travail, rencontrer l’amour, et avoir une vie stable et satisfaisante.

Sauf que mes seules opportunités professionnelles sont de bosser pour des vampires, que la voisine sur laquelle j’ai un crush est une skinhead louve-garou, et que mes tendances masochistes ne sont pas toujours très bien comprises ; et que la seule chose de stable dans ma vie, c’est ma capacité à attirer les emmerdes.

Le premier épisode disponible gratuitement

Si vous n’avez pas encore commencé la lecture de cette série, il n’est évidemment pas trop tard pour vous y mettre, d’autant plus que le premier épisode, Les coups et les douleurs, est maintenant téléchargeable gratuitement, soit sur ce site, soit sur Kobo, Amazon ou autre plate-forme.

Remerciements

La publication de La chair & le sang a en partie été rendue possible par toutes les personnes qui se sont abonnées sur Tipeee. Un grand merci à tous et toutes, et à l’année prochaine (qui commence bientôt) pour la pré-publication de Lacets rouges & magie noire, sur laquelle je donnerai un peu plus de détails très prochainement.

Je tiens aussi à remercier les blogueuses et blogueurs qui ont rédigé des critiques pour cette série :

Et puis, je tiens aussi à remercier toutes les personnes qui ont relayé mes écrits sur des réseaux sociaux ou ailleurs, ont rédigé des commentaires sur différentes plate-formes ; les personnes qui m’ont aimablement signalé des fautes d’orthographe (il y en a certainement toujours, oups) ; et enfin toutes les personnes avec qui on a discuté, construit, et échangé des analyses, des râleries, des délires ou des blagues qui se retrouvent forcément en partie dans ce que je peux écrire.

❤️ et ✊

Sortie de la version 0.14.0 de Crowbook, et petit retour d'expérience personnel

, 21:46

Logo du logiciel libre Crowbook, qui convertit du Markdown vers PDF, HTML et EPUBJe suis heureuse de vous annoncer la sortie de la version 0.14.0 de Crowbook.

Si vous souhaitez l’installer, le plus simple est de télécharger le binaire adapté à votre système d’exploitation (disponibles pour Linux, Windows, OS X et Free BSD).

Crowbook, c’est quoi ?

Crowbook est un logiciel libre (licence LGPL) qui convertit des livres écrits au format Markdown vers les format HTML, EPUB et PDF (en passant par LaTeX). Par rapport à d’autres équivalents, Crowbook essaie de faire un peu plus attention à la typographie, particulièrement française, et propose quelques fonctionnalités un peu particulières.

C’est ce que j’utilise maintenant pour la totalité de mes textes auto-édités, que ce soit pour la version disponible sur ce site, pour les fichiers vendus sur les plate-formes de vente en ligne, ou pour les impressions papier. Si vous voulez voir à quoi ça peut ressembler, vous pouvez regarder au hasard Pas tout à fait des hommes, en version PDF, HTML ou EPUB.

Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que cette version 0.14.0 sort quelques jours après le dernier épisode de La chair & le sang : la publication d’un texte (avec ce qu’elle implique de relecture) est aussi l’occasion de vérifier que la dernière version du logiciel fonctionne à peu près correctement et de corriger quelques bugs.

Retour sur cette expérience

Vu que j’ai déjà parlé plusieurs fois ici de ce logiciel, je ne vais pas présenter son fonctionnement plus en détail (si vous voulez en savoir plus, consultez l’article précédent), ni m’attarder sur les nouveautés depuis la dernière fois (il y en a assez peu, essentiellement des modifications cosmétiques quand on exécute Crowbook ou l’ajout de la possibilité d’ajouter une dédicace). Je voudrais plutôt revenir sur pourquoi j’ai créé ce logiciel, l’expérience que j’en tire et le futur que je vois.

Pourquoi j’ai commencé ce projet

J’utilisais déjà le format Markdown pour écrire mes romans, mais à l’époque j’utilisais le convertisseur Pandoc pour transformer les fichiers sources au format HTML, EPUB et PDF. Si vous appréciez le format Markdown, je vous recommande d’ailleurs (si ce n’est pas déjà fait) de jeter un coup d’œil à ce logiciel, capable de convertir vers et depuis beaucoup de formats.

Malgré les qualités de Pandoc, il y avait quelques petites choses qui ne me satisfaisaient pas tout à fait :

  • j’aime bien séparer mes fichiers par chapitres ; c’est possible de le faire avec Pandoc en les concaténant, mais cela me posait parfois quelques soucis (par exemple chapitre_10.md se retrouvant avant chapitre_1.md) ;
  • peu de support des normes de typographie française, comme les différentes espaces insécables.

Par ailleurs, j’avais envie de créer un nouveau projet avec le langage de programmation Rust, parce que je trouvais ce langage intéressant. Cet aspect n’est pas négligeable : sans ça, je me serais contentée d’utiliser les petits work-arounds qui fonctionnaient jusque là.

Le Dogfooding comme guide de développement

Assez rapidement, j’ai réussi (grâce à l’existence de quelques bibliothèques existantes, notamment pour parser un fichier Markdown) à avoir une version à peu près utilisable pour mes besoins personnels, et j’ai commencé (sans difficulté) à passer de Pandoc à Crowbook pour certains livres, avant de le faire pour tous (les fichiers sources Markdown de tous mes textes publiés sous licence libre sont d’ailleurs visibles sur Github).

J’ai donc commencé à utiliser Crowbook au quotidien (enfin, sauf les jours où je n’écrivais pas). En informatique, c’est la notion de dogfooding : être la première utilisatrice des logiciels qu’on développe. C’est d’ailleurs ce qui a guidé (et guide toujours) le développement : j’ajoute les fonctionnalités dont j’ai besoin ou qui pourraient m’être utiles (et parfois celles que je pense être utiles à d’autres ou qu’on me demande si ça ne nécessite pas trop de boulot).

C’est sans doute pour ça que Crowbook a évolué de manière assez différente des autres convertisseurs Markdown qui existent à ma connaissance. En dehors du fait qu’il gère censément mieux (en tout cas je l’espère) la typographie française, il contient des fonctionnalités qui peuvent sembler incongrues pour ce type de logiciel :

  • un mode proofread qui génère une copie pour la relecture en pouvant détecter les répétitions dans le texte ou en utilisant un correcteur grammatical (LanguageTool et/ou Grammalecte) ;
  • un début de support pour écrire de la fiction interactive ;
  • la possibilité d’ajouter une dédicace via la ligne de commande.

À chaque fois, cela correspondait à un besoin ou une envie personnelle, dont je ne sais pas si elle sera vraiment utile à quelqu’un d’autre, mais pour lequel moi je vois un intérêt.

Bilan en tant qu’utilisatrice

Du coup, vu que j’ai créé ce projet avant tout pour moi (même si je suis évidemment très contente s’il est utilisé par d’autres !), quel bilan j’en tire en tant qu’utilisatrice ? Est-ce que ça m’a fait gagner du temps, est-ce que ça m’a aidé pour écrire ?

(En dehors, évidemment, du fait que le temps passé à programmer n’était pas consacré à écrire de la fiction ; mais je ne suis pas sûre que ça marche mathématiquement et que j’aurais écrit plus si je ne l’avais pas fait : en tant qu’écrivaine holistique, me lancer dans des projets annexes fait partie intégrante du processus d’écriture.)

Ma foi, ça n’a pas non plus bouleversé les choses ; cela dit, le fait de pouvoir relativement simplement lancer à la fois LanguageTool et Grammalecte sur le même texte a rendu la partie correction grammaticale un peu plus facile (même si ces outils sont imparfaits, comme je l’expliquais dans un billet sur ce sujet ; cela dit, le fait qu’ils ont tendance à ne pas exactement les mêmes erreurs, pouvoir lancer les deux en parallèle n’est pas inintéressant). Peut-être que le rendu en EPUB ou HTML est un peu meilleur, au moins en ce qui concerne la typographie (pour le reste, c’est assez subjectif).

Sinon, je pense qu’il faut être réaliste et ne pas exagérer l’apport d’un logiciel sur le travail d’écriture. C’est un outil, mais ce n’est pas ça qui va écrire à ma place ou quoi que ce soit. Au mieux, ça permet d’éviter un peu de friction au moment des conversions, mais cela reste de toute façon une partie assez faible du travail.

Bilan en tant que développeuse

C’est évidemment surtout en tant que développeuse que cette expérience a été intéressante : elle m’a emmenée à connaître un peu mieux un langage de programmation, mais aussi à développer un certain nombre de bibliothèques Rust utilisables séparément (epub-builder pour créer le fichier EPUB, crowbook-text-processing pour la partie « nettoyage typographique », ou encore crowbook-intl pour l’internationalisation du programme). Ça m’a permis de m’impliquer un peu plus dans cette communauté, et y compris de participer à la RustFest de Zurich (qui était une expérience formidable <3).

Surtout, chose à laquelle je ne m’attendais pas forcément au début, il semblerait qu’il y au moins quelques autres personnes qui utilisent Crowbook, et m’ont fait des rapports de bugs, des suggestions de fonctionnalités, voire carrément des contributions au code. C’est à la fois enthousiasmant, mais aussi un peu flippant (« oups il y a des gens qui ont peut-être en fait vraiment lu mon code source dégueulasse, et j’espère vraiment qu’il n’y a pas un bug qui efface le disque dur »), et en tout cas une expérience assez nouvelle.

Et le futur ?

Quand au futur de Crowbook, je n’ai pas forcément d’idées très précises. Je sais juste que (au moins pour un moment) je compte continuer à l’utiliser pour mes textes, et que ça impliquera sans doute la correction de quelques bugs l’ajout de nouvelles fonctionnalités au fil de l’eau. J’aimerais bien essayer de proposer une interface graphique mais je ne sais pas trop comment le faire et ça sort de mon domaine de compétences (non pas que le reste de Crowbook en faisait vraiment partie à la base, cela dit).

J’aimerais également sortir une version 1.0 dans pas trop longtemps, mais ça implique un peu de travail de nettoyage de code et de rédaction de documentation (notamment pour que celle-ci soit disponible aussi en français) avant.

Et puis, il s’agit d’un logiciel libre, et je suis évidemment ouverte aux contributions.

Bref, je vais continuer à m’occuper un peu de Crowbook, même si ce sera sans doute de manière moins intensive qu’à ses débuts, au moins pour mes besoins personnels. Et vous l’utilisez également et qu’il vous est utile, j’en serais très contente <3


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Sortie du dernier épisode de La chair & le sang... et après ?

, 13:02

Sortie du dernier épisode de La chair & le sang

Plus haut que Carrero, épisode 5 de la série de fantasy urbaine lesbienne La chair & le sangAvec un peu de retard (désolée !), Plus haut que Carrero, le dernier épisode de La chair & le sang, est enfin sorti et est disponible en version numérique pour les abonné·e·s Tipeee. (Si vous êtes abonné·e et que vous avez des soucis pour accéder aux fichiers, n’hésitez pas à me le signaler.)

L’impression et l’envoi des fanzines (pour les abonné·e·s papier) se fera dans la première quinzaine de décembre, histoire de me laisser le temps de refaire une ou deux relectures supplémentaires au cas où.

Quant aux personnes qui préfèrent passer par Amazon et compagnie, la version numérique sortira sur les grosses plate-forme le 21 décembre.

Petit bilan

Je suis assez contente (et soulagée) d’être arrivée à la fin de l’écriture de cette saison. Ça m’aura pris plus de travail que ce que j’avais estimé (comme toujours), et le dernier épisode est soti avec un peu de retard, mais dans l’ensemble je suis assez satisfaite d’avoir réussi à faire à peu près ce que j’avais prévu de faire, même si la contrainte que ça m’imposait était un peu plus éprouvante que je ne le pensais.

Au passage, un gros merci et plein de ❤️ aux 26 personnes qui me soutiennent actuellement sur Tipeee, ainsi qu’à toutes les autres qui l’ont fait de différentes manières (en achetant les versions numériques ou fanzines par d’autres biais, en achetant d’autres livres, en relayant mon travail ou encore en me donnant des conseils avisés).

En particulier, je suis assez contente d’avoir expérimenté d’autres formes de diffusion que ce à quoi j’étais habituée, et en particulier le format fanzine. J’ai été assez frustrée de devoir proposer des tarifs assez prohibitifs pour les envois postaux, mais par contre ça permet de proposer des versions papier à prix libre dans des événements locaux, ce qui est plus chouette. (D’ailleurs, si vous tenez des distros, n’hésitez pas à me contacter si vous avez envie de proposer ces zines, il y a moyen de s’arranger pour faire un envoi groupé ou éventuellement profiter d’un voyage dans la région pour que ça coûte moins cher, voire que je vous envoie les maquettes pour que vous puissiez imprimer sur place.)

Et après ?

Bon, tout cela, c’est bien beau, mais on parle de l’année actuelle qui est en train de se terminer… mais quid de l’an prochain ?

Comme je le disais, j’ai trouvé que tenir le format d’un épisode tous les deux mois était quelque chose d’assez éprouvant et qui demande une certaine discipline que je n’ai pas vraiment.

En toute logique j’ai décidé… de rempiler pour 2018. Cette fois-ci, la série que vous pourrez découvrir s’intitulera Lacets rouge & magie noire  (oui, je me suis découvert une vraie passion pour l’esperluette dans les titres). Située dans le butchiverse, c’est-à-dire le même univers qu’Une autobiographie transsexuelle (avec des vampires) et La chair & le sang, on y suivra un petit crew de lesbiennes skinheads confrontées à des vampires staliniens, sorciers nazis et autres joyeusetés. Certains personnages d’Une autobiographie transsexuelle (avec des vampires) pourraient d’ailleurs faire une petite apparition…

Quant au futur pour La chair & le sang, je vais laisser Jessica se reposer un moment, elle l’a bien mérité. J’aimerais tout de même essayer de voir s’il est possible de proposer une version « vrai livre » correspondant à l’intégrale de la saison 1, mais quelle que soit la forme que ça prendra, ce ne sera sans doute pas pour tout de suite.

Oh, et oui, j’ai parlé de « saison 1 », ce qui pourrait laisser envisager la possibilité d’une saison 2 un jour. Cela dit, j’ai eu plein d’idées de suites qui ne se sont jamais concrétisées, donc c’est à prendre avec des pincettes. Mais si les astres sont favorables…

Le 5 novembre : Paris Game Queer au RESET

, 19:29

Souviens-toi, souviens-toi du 5 novembre…

… parce qu’à Paris c’est la Paris Game Queer au RESET !

Au programme :

  • Toute la journée jusqu’à 16h30 vous pourrez jouer à des queer games, en libre service.
  • De 11h30 à 13h, il y aura un atelier de création et d’utilisation de controllers DIY
  • De 14h à 16h30, je co-animerai un atelier d’écriture interactive avec le logiciel Twine
  • et pour bien finir la journée de 17h30 à 19h30 concert de chiptune avec Tuxic et DOTCNT

Plus d’infos voir la page sur le Wiki du RESET.

Et en bonus, une interview publiée sur le site du RESET.

❤️

Y/CON ce week-end : débats et dédicaces

, 21:41

Coucou ! Petit rappel que je serai à la Y/CON, salon des homo-fictions qui se tiendra à Paris ce week-end. Le planning sera un peu chargé d’ailleurs, puisque je participerai à plusieurs tables rondes, débats et discussions :

  • Le samedi à 14h, Fiction lesbienne : où sont les (vraies) femmes ?
  • Le dimanche à 12h30, Réalité et Fiction : la division des fans
  • Le dimanche à 16h, La visibilité trans dans la fiction

En plus de cela, il y aura…

  • Le samedi à 17h, une rencontre où vous pourrez me poser des question
  • Le samedi à 10h et à 18h, et le dimanche à 10h30 et 14h30 : dédicaces.

Une petite note au sujet de ces dernières. Pour les livres papier, il n’y a pas grand-chose à dire, j’essaierai de gribouiller quelque chose ; par contre vu que je propose aussi pas mal de livres en numérique, je me suis dit que ce serait cool de vous les proposer aussi. Je vais voir si ça va être possible, mais j’essaierai de les proposer également à prix libre, donc n’hésitez pas à ramener votre clé USB/smartphone/liseuse/baladeur si ça vous intéresse.

Et je ne sais pas quelle forme ça peut prendre mais s’il y a des intéressé·e·s je pense que j’essaierai d’expérimenter la dédicace pour livre numérique.

Calendrier septembre/octobre : Rustfest, YCON et festival de philosophie

, 14:55

Coucou ! Un petit billet rapide pour résumer les différentes dates pour lesquelles je ferai des apparitons publiques prochainement.

30 septembre : Rustfest (Zurich)

C’est pas vraiment en tant qu’écrivaine, mais je parlerai un peu de mon expérience lors du développement de Crowbook sur le fait d’utiliser le langage Rust pour une application de haut-niveau. Ce sera le samedi 30 septembre, à Zurich, dans le cadre du RustFest.

7 octobre : Médiations philosophiques (Lyon)

Le samedi 7 septembre, à Lyon, je participerai à une table ronde sur « Les représentations des sexes et des sexualités dans nos sociétés » dans le cadre du festival de philosophie 2017 organisé par Les médiations philosophiques.

14-15 octobre : Y-CON (Paris)

Le week-end du 14 et 15 octobre, je serai à la Y-CON 6, le salon des homo-fictions, à Paris. J’interviendrai notamment dans deux tables rondes sur la visibilité lesbienne et la représentation des personnes trans dans la fiction. Il y aura aussi des ventes et des dédicaces.

Oups : Le cinquième épisode de La chair & le sang sera en retard

, 21:37

Je repoussais l’écriture de cet article, en me disant « on sait jamais, peut-être que j’arriverai quand même à le finir à temps », mais il faut voir les choses en face : malheureusement, je n’arriverai pas à tenir le délai que je m’étais fixée (septembre/octobre) pour la sortie du dernier épisode de La chair & le sang, Plus haut que Carrero.

J’ai hésité à un moment à le séparer en deux parties (l’épisode étant parti pour être un peu plus long que les précédents), pour pouvoir sortir la première selon le délai, mais au final ça ne m’allait pas vraiment parce que ça n’était pas un épisode auto-suffisant, et que je n’étais pas sûre que le résultat soit vraiment satisfaisant. Je n’avais pas envie de sortir un dernier épisode bâclé (surtout avec un titre pareil) pour pouvoir tenir la deadline, ce n’est pas un choix facile à faire, mais j’espère que vous comprendrez.

(La version fanzine sera sans doute en deux partie, mais juste pour des raisons d’agrafage, et les deux parties seront vendues ensemble.)

Il devrait donc sortir pour novembre/décembre, donc avec deux mois de retard. J’en suis vraiment désolée.

Concernant les abonné·e·s Tipeee : pour compenser le manque de contenu numérique, il y aura une surprise (que j’ai déjà un peu teasée dans un billet précédent) dans le courant du mois. Pour ce qui est des versions papier, ça devrait compenser avec le fait que l’épisode qui sortira en novembre/décembre sera « double », mais j’essaierai quand même d’envoyer un petit truc en plus (probablement une nouvelle déjà publiée au format numérique) d’ici là.

Voilà, encore désolée de devoir annoncer ça, surtout pour les personnes qui attendent la fin avec impatience.

 

Crowbook, logiciel libre pour convertir vos livres écrits en Markdown vers PDF, HTML et EPUB, maintenant en version 0.13.0

, 19:59

Logo du logiciel libre Crowbook, qui convertit du Markdown vers PDF, HTML et EPUB

Vu que ça fait plus de six mois que je n’en avais pas parlé, voici un nouveau billet consacré à Crowbook !

Crowbook, c’est quoi ?

Crowbook est un logiciel libre (licence LGPL) qui convertit des livres écrits au format Markdown vers les format HTML, EPUB et PDF (en passant par LaTeX). Par rapport à d’autres équivalents, Crowbook essaie de faire un peu plus attention à la typographie, particulièrement française, et propose quelques fonctionnalités un peu particulières.

C’est ce que j’utilise maintenant pour la totalité de mes textes auto-édités, que ce soit pour la version disponible sur ce site, pour les fichiers vendus sur les plate-formes de vente en ligne, ou pour les impressions papier. Si vous voulez voir à quoi ça peut ressembler, vous pouvez regarder au hasard Pas tout à fait des hommes, en version PDF, HTML ou EPUB.

Le format Markdown

L’intérêt du format Markdown pour des textes de fiction, c’est que c’est essentiellement du texte brut et qu’on peut taper à la chaîne sans se poser de questions : c’est le convertisseur qui s’occupe de tout. Un petit exemple :

# Un titre de chapitre

Il y a un peu de syntaxe pour formater un peu, mais en vrai pour un roman à part les
chapitres (marqués avec un # en début de ligne), les sauts de paragraphe (indiqués 
par une vide) et les *italiques* ,on n'a pas besoin de grand-chose !

*****

Ah, si, il y a la ligne avec les petites étoiles pour séparer des scènes, que j'utilise
pas mal aussi. Voilà, vous connaissez les trois éléments de syntaxe Markdown
nécessaires pour rédiger un roman !

Le « format Crowbook »

Bon, avec ça vous avez un contenu, mais il manque encore des choses pour générer de vrais documents finis, comme donner un nom d’auteur, un titre à l’œuvre, préciser la langue, dire quels formats doivent être générés, éventuellement mettre une image de couverture, etc. Pour ça, il faut passer quelques indications en plus à Crowbook. Pour un texte court, ça peut se faire à l’intérieur du fichier Markdown, en mettant ces indications en en-tête :

---
author: Jean-Pierre Écrivain
title: Ma première Œuvre !
lang: fr

output: [pdf, html, epub]
---

Ma première Œuvre !
=============

Voilà ma première Œuvre ! Je suis *super* content ! 
Grâce à Crowbook, je n'ai pas à me prendre la tête 
avec la mise en page, la typographie et tout ce merdier,
c'est fabuleux !

*****

Je vais de ce pas publier sur les plate-formes de vente 
en ligne et devenir riche.

Une fois le texte écrit, il n’y a plus qu’à exécuter une simple ligne de commande, crowbook -s oeuvre.md, pour générer les fichiers HTML, PDF, et EPUB. Évidement, pour un roman, il y aura plusieurs chapitres, et il faudra un fichier différent pour la configuration du livre que pour les chapitres écrits en Markdown, mais ce n’est guère plus compliqué :

author: Jean-Pierre Écrivain
title: Mon premier roman !
lang: fr

output: [pdf, html, epub]

- prologue.md
+ chapitre_01.md
+ chapitre_02.md
(...)

Fonctionnalités

Bon, vous allez me dire : d’accord, c’est bien beau, mais il y a déjà plein de logiciels libres qui font plus ou moins la même chose, alors c’est quoi les particularités de Crowbook (à part que c’est mon bébé) ?

Grosso-modo, la particularité de Crowbook est de cibler principalement les écrivain·e·s de fiction, avec un focus particulier pour la langue française. Donc concrètement :

  • Crowbook essaie de respecter la typographie, et particulièrement les règles françaises (lorsque la langue est mise à “fr”), sans que vous ayez à faire quoi que ce soit. Il devrait notamment produire des espaces insécables de manière correcte ou des apostrophes typographiques sans que vous ayez à vous en occuper.
  • Pour faciliter la relecture, Crowbook a une option (--proofread) pour s’intégrer à un correcteur grammatical (LanguageTool ou Grammalecte) ou pour détecter les répétitions dans votre texte.
  • Crowbook propose également un support (actuellement) expérimental pour rédiger des fictions interactives.
Exemple d'utilisation de Crowbook pour la relecture, en utilisant Grammalecte pour la correction grammaticale et en soulignant les répétitions en plus
Exemple d’utilisation de Crowbook pour la relecture. Crowbook se connecte au serveur Grammalecte pour corriger la grammaire, souligne également (optionnellement) les répétitions, et génère un fichier HTML pour la relecture.

Installer Crowbook

Si vous voulez installer Crowbook, vous pouvez télécharger les exécutables pour la dernière version :

Vous pouvez aussi regarder les instructions pour le compiler sur la page Github.

Quoi de neuf ?

Bon, et du coup, cette version 0.13.0, elle apporte quoi de nouveau, par rapport à la dernière fois que j’en ai parlé ? Eh, bien, en dehors de corrections de bugs et de petites améliorations, notons :

  • Le support de Grammalecte pour la correction grammaticale ;
  • Un début de support pour écrire des fictions interactives, même si je n’ai pour l’instant pas d’exemple à vous montrer.
  • Des fichiers de configuration un peu moins verbeux, en permettant notamment de spécifier d’un coup output: [pdf, html, epub, odt, proofread.html] pour générer des fichiers de sortie nommés d’après votre fichier de configuration, plutôt que d’avoir à les spécifier individuellement.
  • Plus de possibilités de configuration.
  • L’affichage d’un message d’erreur, tout en essayant de continuer, plutôt que d’arrêter sur le moment.
  • Le support de la coloration syntactique (pour le code) y compris dans les fichiers PDF et EPUB (grâce à Syntect).
Capture d'écran d'une mystérieuse fiction interactive qui est encore en cours de retravail mais à laquelle vous pourrez peut-être jouer un jour
Capture d’écran d’une mystérieuse fiction interactive qui est encore en cours de retravail mais à laquelle vous pourrez peut-être jouer un jour.

Plus d’informations

Pour plus d’informations, consultez la la page Github ou le guide d’utilisation (pour l’instant, les deux sont uniquement en anglais).

Si vous voulez voir un peu plus interactivement à quoi ça ressemble et ce que peut donner Crowbook, vous pouvez jouer avec la version de démo en ligne (plus très à jour, cela dit). Pour des exemples plus concrets (avec des options un peu plus complexes utilisées), vous pouvez aussi regarder le dépôt Github contenant mes textes publics.

Bilan et perspectives

Au départ Crowbook n’était qu’un petit projet expérimental sur lequel je ne pensais pas passer autant de temps. C’est devenu un peu plus gros que ce à quoi je m’attendais. Ça correspond à mes besoins depuis un certain temps, puisque je l’utilise pour tous mes romans et nouvelles, ce qui me donne l’occasion régulièrement de trouver un bug à corriger ou une fonctionnalité à ajouter (c’est le principe du dogfooding)

Si ça peut aussi convenir à d’autres personnes, j’en serai très heureuse. Il y a cependant encore du travail à faire pour rendre ça plus accessible, et notamment pour améliorer la documentation et en proposer une version française (j’ai repris ce passage tel quel depuis mon ancien billet, et je n’ai pas vraiment bossé là-dessus depuis, oups), puisque je pense que Crowbook a surtout de l’intérêt pour les auteurs et autrices francophones. Il y a aussi — toujours — un travail de polissage à faire, améliorer la mise en page proposée par défaut, corriger des bugs, etc, même si je pense que ça s’est amélioré en six mois.

Je me tâte à travailler sur une version proposant une interface graphique, qui pourrait rendre le logiciel plus simple d’accès pour des personnes n’appréciant pas la beauté de la ligne de commandes, mais ça me demanderait pas mal de boulot et dans un domaine pour lequel je ne suis pas très compétente. On verra.

Bref, si vous testez Crowbook et que ça correspond à vos attentes, j’en serai très contente, si vous testez Crowbook et que ça ne correspond pas à vos attentes, n’hésitez pas à faire un bug report pour expliquer ce qui ne va pas.


Si vous aimez ce que j’écris (ou le logiciel Crowbook ^^), vous pouvez me soutenir en vous abonnant (à partir d’1€ par mois) sur Tipeee, et vous aurez en contrepartie accès à des textes inédits (et des zines à partir de 5€ par mois !).

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Le Crowpack : télécharger librement et d'un seul coup tous mes romans et nouvelles publiés sous licence libre

, 21:20

(TL;DR: vous pouvez maintenant télécharger un fichier ZIP contenant l’intégralité de mes textes publiés sous licence libre ici)

Logo de Lizzie Crowdagger, écrivaine de romas de fantasy

Comme vous le savez peut-être, je publie un certain nombre de mes romans et nouvelles (la plupart de fantasy) sous licence libre, en l’occurrence la licence Creative Commons By-ShareAlike.

Cela veut dire que vous avez la possibilité de télécharger ces textes, mais également de les redistribuer et ou de les modifier sous certaines conditions (en gros, tant que ça reste sous la même licence).

Cela fait un moment que j’avais mis en place un dépôt Github pour héberger les fichiers sources de ces textes pour vous permettre d’y accéder plus facilement et éventuellement de proposer des modifications (j’ai eu ainsi quelques corrections de fautes d’orthographe, merci  ^^).

Ces derniers jours, j’ai passé un peu de temps à nettoyer ce dépôt pour faire en sorte que les noms des fichiers correspondent au titre actuel et pas à des choses qui n’avaient parfois plus rien à voir.

La conséquence de ça, c’est que ça m’a permis de réaliser une idée que j’avais en tête depuis un moment : proposer des archives ZIP contenant l’intégralité de ces textes libres.

Vous pouvez donc dès maintenant télécharger le Crowpack, c’est-à-dire une archive ZIP contenant l’intégralité de mes textes publiés sous licence libre. Il en existe trois variantes selon le format que vous préférez : PDF, EPUB ou HTML. Donc si vous ne saviez pas avec quoi remplir votre liseuse pour partir en vacances, ça peut faire un début ^^

Tous mes textes ne sont pas publiés sous licence libre, et ce pack n’inclut donc ni La chair & le sang, ni Enfants de Mars et de Vénus, ni Une autobiographie transsexuelle (avec des vampires), qu’il vous faudra donc vous procurer séparément si vous désirez les lire.

Cela dit, ça devrait quand même pouvoir faire un peu de lecture, puisque ces archives ZIP contiennent les textes suivant :

 

Je prévois de faire des mises à jour régulières de ce pack, lorsqu’il aura de nouveaux textes publiés sous licence libre ou simplement des mises à jour des textes existants.

Télécharger la version actuelle du Crowpack ici.


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Fermeture de la boutique du 12 au 31 juillet

, 19:27

Vu que je pars en vacances (youpi), la boutique de ce site sera fermée à partir de mercredi prochain, et ce jusqu’à fin juillet (à priori). Si vous commandez des fanzines durant cette période, ils ne seront expédiés qu’en août.

(Cela ne concerne que les fanzines, et pas les livres numériques.)

(Pour les personnes ayant souscrit un abonnement papier sur Tipeee, je vais essayer de faire tout mon possible pour envoyer l’épisode 4 de La chair & le sang avant de partir.)

 

Conférence à Saint-Étienne sur les licences libres pour la fiction, le 5 juillet, dans le cadre des RMLL

, 21:45

Je suis contente de vous annoncer (un peu tardivement) que je présenterai dans quelques jours une conférence autour des licences libres et de la fiction, dans le cadre des RMLL (Rencontres Mondiales du Logiciel Libre), qui commencent dès demain (1er juillet).

Pour plus d’informations, vous pouvez voir la fiche de présentation sur le site des RMLL.

Rencontres Mondiales du Logiciel Libre

Les Rencontres Mondiales du Logiciel Libre (RMLL) sont un cycle de conférences, d’ateliers et de tables rondes autour du Libre et de ses usages.

Elles existent depuis 2000, et ont lieu cette année pour la 17ème fois, 1er au 7 juillet. Cette année, elles se déroulent à Saint-Étienne.

Pour plus d’informations sur les Rencontres Mondiales du Logiciel Libre, vous pouvez consulter le site des RMLL 2017 .

 De quoi je vais parler

Voici la description que j’ai mise dans la fiche de présentation ; et maintenant qu’il s’agit de faire tenir tout ça en quarante minutes, je réalise que j’ai été un peu enthousiaste dans la liste de questions que je voulais aborder, mais je vais faire de mon mieux.

Si certain·e·s auteurs et autrices sont enthousiasmé·e·s par les idées de licences libres, force est de constater que ce n’est pas le cas de tout le monde. Il faut dire que la situation de beaucoup d’auteurs et d’encore plus d’autrices est précaire, et que la perspective que des éditeurs puissent publier une œuvre sans avoir à payer de droits d’auteurs a de quoi inquiéter. De fait, les débats entre « libristes » et « auteurs » (forcément deux camps bien distincts) sont régulièrement houleux et révélateurs de tensions (comme par exemple après la publication de Glénat de la bande dessinée Pepper&Carrot, publiée sous licence libre).

Parallèlement, le monde de l’écriture est en pleine mutation : développement du numérique (certes d’une manière qui chamboule moins le paysage que les évolutions qu’ont connu les domaines de l’audiovisuel), émergence de l’auto-édition et du crowdfunding, popularité des fanfictions… Autant de choses qui rendent moins impensable une conciliation entre licences libres et l’objectif de tirer des revenus de sa plume. Mais, en même temps, qui permettent aussi le développement de technologies pour rendre le lecteur ou la lectrice capti·f·ve et contrôler ses usages.

Au cours de cette conférence, j’aimerais m’interroger (à défaut des réponses tranchées) sur les questions suivantes :

  • Est-il pertinent de calquer les idées de licence libre qui sont avec le logiciel sur de l’art ?
  • Les licences libres nuisent-elle aux auteurs (individuellement et collectivement) ? Sont-elles du pain béni pour des éditeurs peu scrupuleux ?
  • Le développement de l’auto-édition est-elle une force d’émancipation pour les auteurs ? Ou, au contraire, s’inscrit-elle dans une logique d’« ubérisation » ?
  • Faut-il encore défendre le fait de pouvoir vivre de l’écriture et d’en faire son métier, à l’heure où tout le monde est devenu créateur ?
  • Le libre est-il le premier pas vers la collectivisation des moyens de production, ou simplement une manière pour certains d’exploiter le travail gratuit que d’autres fournissent ?

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Rencontre et discussion autour de la représentation des personnes LGBT dans la fiction à La Plume Noire à Lyon, samedi 24 juin à 16h

, 21:38

Discussion à la Plume noire sur la représentation des personnes lesbiennes, gays, bis, trans dans la fictionJ’ai le plaisir de vous annoncer que je serai ce samedi 24 juin à la librairie La Plume Noire à Lyon à partir de 16h, pour présenter quelques-uns de mes livres mais aussi discuter autour de la représentation des personnages LGBT dans la fiction. Plus d’information ici, ou copié/collé ci-dessous.


Le samedi 24 juin à 16h, la libraire La Plume Noire accueillera Lizzie Crowdagger pour une rencontre/discussion au cours de laquelle elle présentera quelques-uns de ses romans :

  • Enfants de Mars et de Vénus, polar fantastique avec des lesbiennes, de la sorcellerie, des motos et des camions ;
  • Une autobiographie transsexuelle (avec des vampires), qui comme son titre l’indique parle de transidentité et de vampirisme, mais aussi de ballistique et de pyrotechnie.

Ce sera aussi l’occasion de discuter plus largement de la représentation des thématiques LGBT (et plus particulièrement des lesbiennes et femmes trans) dans la fiction.

En effet, les œuvres de fiction les plus populaires, lues et surtout vues par le plus de personnes, font rarement de place à ces personnages, l’histoire étant généralement centrée autour d’hommes hétérosexuels cisgenres. Lorsque des œuvres traitent principalement de thématiques LGBT (lesbiennes, gays, bis, trans), c’est souvent d’une manière pédagogique ou « éducative », parfois de manière très larmoyante, et pas toujours très powerful pour les personnes LGBT, puisque l’objectif reste souvent de permettre aux personnes hétérosexuelles cisgenres de s’« éduquer » et d’« apprendre des choses », et que peu d’œuvres osent s’adresser directement aux personnes LGBT, et prendre le risque de ne pas être suffisamment « vendeur » pour le plus grand nombre.

Comment, lorsqu’on est lesbienne gay, bi ou trans, peut-on espérer trouver des œuvres de fiction qui puissent permettre de se construire et de se sentir plus fort·e, ou simplement de passer un moment de détente pour oublier un peu les violences, agressions et discriminations quotidiennes ?

Le samedi 24 juin à 16h à La Plume Noire

8 rue Diderot, Lyon 1er (Métro Croix-Rousse/Croix-Paquet)

Plus d’informations sur :


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Petite note sur les dates de sortie des épisodes 4 et 5 de La chair & le sang

, 17:09

Coucou !

Une petite pseudo-annonce à propos des dates de sortie (prévues) pour les épisode 4 et 5 de La chair & le sang.

L’épisode 4, Cupidon tireur d’élite, sortira :

  • en version numérique dans les délais prévus, c’est-à-dire première moitié de juillet pour les abonné·e·s Tipeee, et 1er août pour le reste du monde.
  • en version papier, ça risque d’être un peu plus aléatoire. Je ferai mon possible pour l’envoyer en juillet, mais vu que l’endroit où je vais imprimer est pas mal axé « étudiants » et fermera en juillet-août ça risque d’être un peu tendu niveau délais. Donc soit vous le recevrez un peu plus tôt… soit beaucoup plus tard (fin août), à moins que je trouve d’autres solutions.

Pour ce qui est de l’épisode 5, Plus haut que Carrero, je ne vais pas mentir, c’est un peu plus hasardeux. Je vais essayer qu’il puisse sortir en septembre (octobre pour les non-abonné·e·s), mais je ne suis sûre ni de pouvoir tenir les délais, ni que cet épisode ne se retrouve splitté en deux parties pour des questions de taille. Dans tous les cas, il devrait y avoir du contenu numérique et un fanzine papier pour septembre/octobre pour les abonné·e·s Tipeee.

Voilà, et si vous n’avez pas lu les épisodes 1 à 3, vous pouvez toujours les acheter à prix libre en version numérique ici et commander les version fanzines dans la boutique.

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Souffrir pour être rebelle, épisode 3 de La chair & le sang, disponible pour les abonnées Tipeee

, 12:25

Souffrir pour être rebelle, épisode 3 de La chair & le sang, est maintenant disponible en avant-première en version numérique pour les abonné·e·s Tipeee.

La chair & le sang

Je m’appelle Jessica, je viens d’emménager dans une nouvelle ville, et je cherche juste à faire comme tout le monde : trouver un travail, rencontrer l’amour, et avoir une vie stable et satisfaisante.

Sauf que mes seules opportunités professionnelles sont de bosser pour des vampires, que la voisine sur laquelle j’ai un crush est une skinhead louve-garou, et que mes tendances masochistes ne sont pas toujours très bien comprises ; et que la seule chose de stable dans ma vie, c’est ma capacité à attirer les emmerdes.

Une série de fantasy urbaine qui mêle romance lesbienne, action, enquête et intrigues politiques surnaturelles. La chair & le sang est une série en cours de parution, pour plus d’information, voir la page consacrée.

Dans cet épisode

Jessica a un rendez-vous avec sa voisine louve-garou Chloé, et elle espère bien que cela permettra de faire repartir leurs relations sur de meilleures bases.

Sauf qu’elle n’a pas très envie de lui dire qu’elle s’est engagée, plus tard dans la nuit, à servir de vigile pour une rencontre au sommet entre représentants vampires et loups-garous. Un petit boulot qui devrait être tranquille, si les choses se déroulent comme prévu.

  • Jessica parviendra-t-elle a convaincre Chloé de donner une chance à leur début d’histoire d’amour ?
  • Les dîners en tête à tête peuvent-ils être dangereux et occasionner de graves blessures ?
  • Lorsqu’on est masochiste, apprécie-t-on forcément toutes les formes de douleur ?
  • Le petit boulot de Jessica pour la soirée sera-t-il aussi tranquille qu’on lui a annoncé ?
  • Est-ce qu’on se fait très mal lorsqu’on se casse la figure lors d’une rencontre au sommet ?
  • La relation entre Chloé et Jessica pourra-t-elle survivre aux goûts musicaux de celle-ci ?

Autant de questions (et bien d’autres) dont vous aurez les réponses en lisant ce troisième épisode de La chair & le sang

Pourquoi s’abonner ?

Comme je l’ai dit, cet épisode 3 est d’ores et déjà disponible en version électronique, en avant-première pour les personnes s’étant abonnées sur Tipeee, et sera disponible sur les plate-formes de vente d’ici début juin.

Souscrire à un abonnement (à partir d’1€ par mois), ça permet évidemment de me soutenir et de me permettre d’avoir un rapport un peu plus serein aux questions financières ; et par conséquent de moins avoir à me poser de question du genre « si c’était moins centré sur des histoires de lesbiennes, j’aurais peut-être plus de chances de trouver un éditeur ou de faire de meilleures ventes sur Amazon ». Bref, ça me permet un peu plus d’écrire ce que j’ai envie d’écrire plutôt que « ce qui pourrait se vendre ».

Pour vous, surtout, ça vous donne, à partir d’1€ par mois, accès en avant-première aux versions numériques de la saison en cours (donc si vous souscrivez maintenant, vous aurez aussi accès aux épisodes 1 et 2) ; et à partir de 5€ par mois de recevoir des version papier publiées au format fanzine Do It Yourself (A5 agrafé) (il est aussi possible de commander les épisodes précédents dans la boutique).

Bref, d’un côté ça permet de me soutenir, et de l’autre de vous faire plaisir (enfin si vous aimez ce que j’écris, sinon effectivement vous abonnez pas hein) et éventuellement de briller en société (résultats non garantis) !

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Rencontre autour d'Enfants de Mars et de Vénus à la librairie Terre des Livres (Lyon) le 22 avril

, 17:47

J’ai le grand plaisir de vous annoncer que je serai présente le samedi 22 avril à la librairie Terre des livres, à Lyon, à 15h, pour une rencontre autour du polar fantastique (avec des lesbiennes, des flingues, de la sorcellerie, des motos et des camions) Enfants de Mars et de Vénus (publié en février dernier aux éditions Dans nos histoires).


Et un plaisir ne venant pas seule, je serai également présente la veille à l’émission de radio On est pas des cadeaux, sur Radio Canut (102.2 FM) de 17h à 18h.

Hey…
… Tu connais l’autrice qui écrit des livres de SF avec des gouines, du sang, de la passion pour les luttes, de la drague, des vampires, de la révolte et plein de force?…
Hey…
… Tu sais qu’elle sera présente à la librairie Terre des livres le Samedi 22 Avril à 15H00…
… Et que tu pourras lui faire dédicacer ton exemplaire d”Une autobiographie transsexuelle (avec des vampires)” ou de “Enfants de Mars et de Vénus”…
… Ou juste écouter parler Lizzie Crowdagger de ses inspirations féministes…
Bref, ramène toi au 86 Rue de Marseille Lyon 7ème, le Samedi 22 Avril à 15H00 pour qu’on vive un petit ensorcellement collectif!
… Et comme ça ne nous suffit encore pas, Lizzie Crowdagger sera présente sur les ondes de la plus rebelle des radios 102.2fm le vendredi 21 Avril à 17H00 dans l’émission On est pas des cadeaux!

 

Good cop, bad cop (La chair & le sang #2) en précommande, sortie le 3 avril

, 20:35

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Good cop, bad cop, épisode 2 de la série de fantasy urbaine La chair & le sang, qui mêle romance lesbienne, baston, enquête et intrigues surnaturelles, sortira officielle en version numérique le 3 avril (cet épisode est déjà disponible pour les abonné·e·s Tipeee).

« Être une vampire, ça craint. T’as une foule de givrés qui viennent se prosterner à tes pieds pour t’offrir leur sang, mais personne ne vient jamais te proposer de patates »

Précommandes

Cet épisode est disponible en précommandes, ce qui veut dire que vous pouvez le précommander (oui, je me répète un peu) sur :

Pourquoi précommander ?

Hé bien, évidemment, c’est pour être sûr·e d’avoir un exemplaire le jour de la sortie, car un livre numérique peut rapidement être épuisé.

Euh, ouais, non.

En fait c’est très simple, l’intérêt c’est que…

Ouais non, d’accord, il n’y en a pas vraiment, c’est juste que c’est plus pratique pour moi pour que ça soit la même date sur toutes les plate-formes (là il y en a encore où c’est pas apparu), et il paraît que d’un point de vue marketing ça permet de trop percer de faire des pré-commandes mais en vrai je dubite un peu là-dessus.

D’accord mais j’ai pas lu l’épisode 1, je vais rien capter, non ?

Euh, ouais, un peu quand même. Enfin, je sais pas, ça se tente, mais sinon tu peux aller choper l’épisode 1, Les coups et les douleurs, c’est à prix libre à partir de 50 centimes (ce qui, d’après mes calculs pour comparaison pourries, ne fait même pas deux clopes). Ou si c’est ça qui te bloque tu peux me demander gentiment par mail ou sur twitter et je peux t’envoyer une version.

Pis comme je me suis fait chier à faire du code HTML chiant pour faire un peu plus joli qu’un bouton acheter je le copie/colle ici, tiens.

  Acheter sur ce site : Acheter ailleurs :
episode_01.png
Prix libre

Du coup j’ai pas compris je peux te payer en clopes ?

Alors, je serais pas contre, mais vu les tarifs de la Poste ça va pas être rentable en fait.

Franchement au lieu de faire encore de la pub t’as pas des fanzines à imprimer ?

Ah, ah. Si. Mais j’ai une très bonne justification, vous voyez, c’est que je m’implique beaucoup dans l’écriture de mes histoires et j’essaie de mettre dans la peau des personnages, donc là comme ça parle de vampires ben j’ai un rythme qui rend un peu plus compliqué de réussir à me lever avant que les boîtes à copies soient fermées.

Mais j’ai fait l’acquisition de lunettes de soleil, d’une casquette, et d’un foulard, ces accessoires devraient me permettre de survivre à une expédition diurne.

Vazy fais péter un extrait

Ok, mais un petit alors pour pas que ça spoile trop les gens qui ont pas lu le premier épisode.


Prologue

Séléna a écrasé sa cigarette dans la bouteille de bière vide qui lui servait de cendrier. Le nombre de mégots qui résidaient dans leur prison de verre indiquait qu’elle se trouvait là depuis un moment.

Séléna attendait. D’après son expérience, environ 95 % de son activité était consacrée à attendre. Il n’y avait pas grand-chose d’héroïque ou d’excitant derrière. Elle ne se plaignait pas. Ça faisait partie du boulot. Ça ne semblait pas demander de compétences particulières : n’importe qui était capable d’attendre. Pourtant, Séléna avait remarqué que c’était souvent ce qui posait le plus problème. Les gens manquaient de patience. En temps normal, ce n’était pas non plus le point fort de Séléna, mais elle avait appris à l’accepter dans le cadre professionnel. Après tout, elle était payée à ne rien faire, ce qui était tout à fait différent de poireauter gratuitement. Sans la perspective du paiement, elle n’aurait pas pris avec autant de philosophie le fait de passer sa troisième nuit consécutive dans un appartement non éclairé au sixième étage d’un immeuble parisien, assise devant une fenêtre ouverte.

Enfin, une légère tache plus claire que le reste est apparue dans ses lunettes de vision thermique, indiquant une présence sur le toit du bâtiment d’en face.

Les vampires ont une vision nocturne développée, aussi ont-ils souvent tendance à estimer que toutes ces lunettes destinées à voir dans l’obscurité sont des gadgets inutiles réservés aux pauvres mortels. Séléna, de son côté, n’était pas de cet avis. Elle trouvait un intérêt limité aux amplificateurs de lumière, même si elle les utilisait parfois en mission parce qu’ils ont un champ infrarouge plus large que celui de ses yeux de mort-vivante, rendant ainsi possible de marquer des cibles avec des émetteurs invisibles pour des gens non équipés de cette technologie. Cela dit, ce que Séléna préférait, c’était les lunettes de vision thermique. Elle pouvait en parler des heures ; si vous trouvez que je disserte un peu longuement sur ce sujet, sachez que ce n’est rien à côté du temps qu’elle a pu passer à me vanter cette technologie. Comme leur nom l’indique, les lunettes de vision thermique affichent une couleur (ou en l’occurrence, sur le modèle de Séléna, une nuance entre le noir et le blanc) en fonction de la température d’un objet. Ce que l’on voit ainsi est donc très différent de ce que l’on perçoit à l’œil nu : une vitre transparente paraît opaque (c’est pourquoi Séléna avait ouvert la fenêtre) tandis que le brouillard est parfaitement transparent. Séléna trouvait ça fascinant ; bien plus tard, elle me montrerait sur Youtube tout un tas de vidéos de différents objets ou animaux filmés avec une caméra thermique. Chacun ses passions, je suppose.

Pour l’heure, Séléna regardait la forme en train de se mettre en place sur l’immeuble voisin. La forme blanche ne permettait pas de reconnaître Baptiste Moretti, le nouveau tueur à gages de l’Ordre Vampirique, mais Séléna était convaincue qu’il s’agissait bien de lui. L’ordre était, à cette époque, en plein chamboulement : Montalès, une de ses figures proéminentes, avait été assassiné quelques mois plus tôt, tout comme Joseph Delerme, son tueur le plus efficace. En plus de ces pertes, le camp des vampires « progressistes » avait connu un scandale de corruption et n’avait plus vraiment le vent en poupe. L’homme montant était le conservateur Montéguy, mais il avait encore un certain nombre d’ennemis. Ceux-ci avaient engagé Baptiste Moretti ; Montéguy, pour assurer sa protection, s’était, de son côté, assuré les services de Séléna.

Séléna ne s’intéressait pas vraiment à la politique de l’Ordre Vampirique. De son point de vue, si tout ce beau monde pouvait s’entretuer, ça lui allait très bien. Mais Montéguy payait bien, et il s’était, jusque-là, montré à peu près réglo, pour ce qu’elle avait pu en voir.

La stratégie de Montéguy n’était pas de livrer une guerre sans merci au camp d’en face : il avait bien profité du chaos pour éliminer quelques-uns de ses adversaires les plus dangereux, et Séléna en avait elle-même abattu un petit nombre. Cela dit, il souhaitait maintenant faire la paix, et aboutir à un nouveau compromis avec le camp des vampires intégrationnistes. Beaucoup d’entre eux étaient tout à fait prêts à l’accepter : la mort de leurs « amis » les avait certes beaucoup chagrinés, mais elle leur avait également permis de monter un peu dans la hiérarchie des morts-vivants, alors, l’un dans l’autre, ils faisaient preuve d’une capacité admirable à savoir pardonner. De l’eau avait coulé sous les ponts, il n’était pas nécessaire de ranimer de vieilles querelles, c’était mauvais pour le business.

Cependant, tout le monde ne partageait pas ce bel esprit charitable, et certains avaient une réaction un peu plus émotionnelle. D’où Baptiste Moretti sur le toit d’en face, en train de sortir un fusil de sniper pour abattre Montéguy lorsqu’il sortirait de son restaurant.

Séléna ne s’intéressait pas vraiment à la politique de son employeur, mais elle s’était souvent demandé pourquoi il fixait autant de rendez-vous dans son restaurant. Contrairement à elle, et comme la plupart de ses congénères, le vieux vampire ne se nourrissait que de sang. Cela expliquait sans doute en partie leur côté cul serré : passer à côté des vrais plaisirs de la vie que sont les frites et les pizzas au chorizo devait forcément rendre un peu aigri. Et cela aurait dû rendre les restaurants assez peu attractifs.

Séléna avait eu le temps de beaucoup penser à cela pendant qu’elle attendait dans son appartement vide au sixième étage mais, pour l’heure, elle ne réfléchissait plus. Elle avait retiré ses lunettes de vision thermique et attrapé à la place son fusil à lunettes Barett M82. Sans l’aide de la technologie, elle avait du mal à discerner la forme sur le toit, mais avec un peu d’effort, elle y est tout de même parvenue. Malheureusement, la vision thermique n’était pas compatible avec la lunette (à cause de l’opacité du verre dont je vous ai parlé, si vous suivez).

Séléna a bloqué sa respiration, ce qui est plus facile à faire sur une longue durée pour une vampire que pour un être humain, et elle a pressé sur la détente. La silhouette de Moretti s’est écroulée, la tête percée par une balle de calibre .50 BMG. Il y a, grosso modo, deux écoles pour les munitions à utiliser contre des vampires : la première privilégie les balles en argent, la seconde les gros calibres. Séléna était très clairement de celle-ci. Si ça peut immobiliser un blindé, alors il y a des chances que ce soit efficace contre un mort-vivant. L’argent, c’est mou et c’est plus léger. Si Séléna avait pu, elle aurait tiré avec des munitions à l’uranium appauvri. Cette fille n’était pas très écolo.

Après son tir, elle n’a pas contemplé son œuvre, et s’est empressée de ranger son matériel. Le fusil allait dans une mallette à la taille imposante, et ses lunettes dans son sac à dos. Dans celui-ci, elle a également rangé sa bouteille pleine de mégots. Séléna n’était pas écolo, mais pas non plus du genre à laisser ses déchets derrière elle, surtout s’ils risquaient de permettre à des enquêteurs de l’identifier.

Chargée de tout son matériel, la vampire s’est dirigée d’un pas pressé vers la porte de l’appartement. Elle comptait bien quitter les lieux avant que la détonation n’attire trop de gens. Elle a rabattu la capuche noire de son sweat-shirt sur sa tête avant d’ouvrir la porte, puis elle est sortie.

Et s’est trouvée nez à nez avec une gamine, qui était assise sur le pas de la porte d’à côté, la tête entre les mains et le visage plein de larmes. Séléna a tourné la tête et s’est dirigée vers l’escalier.

— S’il vous plaît, aidez-moi ! a dit la gamine. La porte a claqué !

Séléna s’est immobilisée, et elle l’a immédiatement regretté. Elle aurait dû l’ignorer, et continuer vers les escaliers. Mais la petite avait l’air paniquée.

La vampire a soupiré, et s’est retournée en arborant un petit sourire rassurant.

— Tu n’es pas un peu jeune pour être toute seule chez toi ? a-t-elle demandé.

La gamine a secoué la tête.

— Mes parents sont partis au cinéma. Mon frère devait rester, mais il voulait voir son copain. J’ai huit ans, je ne suis plus un bébé !

— Non, a admis Séléna.

Elle s’est approchée, et a commencé à examiner la porte et sa serrure. Elle était identique à celle de l’appartement dans lequel elle avait tant poireauté. Elle n’avait pas eu de mal à l’ouvrir, elle pouvait bien réitérer l’exploit.

— Tu t’appelles comment ? a-t-elle demandé en posant son sac à dos par terre.

— Léa.

Séléna a fouillé dans son sac à dos, et en a sorti son pistolet de crochetage.

— Léa, a-t-elle dit d’une voix douce alors qu’elle s’affairait, il vaut mieux que tu gardes ça entre nous, d’accord ? Tes parents ne seraient pas contents s’ils apprenaient que tu es restée enfermée dehors, hein ?

La petite fille a fait non de la tête. Séléna s’est encore activée quelques secondes, et la porte s’est ouverte.

— Bien, a fait la vampire. Alors, fais comme si tu ne m’avais pas vue. Bonne nuit, Léa.

Malheureusement, Léa n’a pas suivi le conseil que lui donnait Séléna. Deux jours plus tard, elle était retrouvée morte.

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Petits changements de tarif : prix libre numérique, mais ça monte pour les fanzines

, 18:03

Pour faire bref, le cœur du message de ce billet de blog, c’est que les versions numériques des épisodes de La chair & le sang seront maintenant à prix libre, tandis que les versions fanzines seront beaucoup plus chères, à 10€.

Mais comme je n’aime pas faire bref, ce billet de blog vous expliquera aussi l’intérêt du prix libre, pourquoi je suis obligée d’augmenter les tarifs pour les fanzines (non, ce n’est pas juste pour me payer la Switch), et inclura également des râleries sur les tarifs de La Poste.

Passage au prix libre pour Les coups et les douleurs (version numérique)

Dimanche dernier, je publiais (pour l’instant uniquement pour les abonné·e·s Tipeee) Good cop, bad cop, deuxième épisode de La chair & le sang, série de fantasy urbaine lesbiano-garou-vampirique.

J’en ai profité pour bidouiller un peu avec Paypal et j’ai modifié les prix du premier épisode, Les coups et les douleurs. Celui-ci est donc maintenant disponible à prix libre : c’est vous qui décidez de ce que vous voulez mettre (et non plus 2,99€ comme c’était le cas avant). Cette possibilité est également disponible sur la plate-forme Smashwords, mais pas sur les grosses plate-formes comme Amazon ou Kobo qui continueront donc à demander un prix fixe. La même chose sera possible pour le second épisode lorsqu’il sera publié plus largement que pour les abonné·e·s, d’ici début avril.

Le prix libre, pourquoi ?

Je fonctionne déjà avec le principe du prix libre pour la plupart des textes publiés sur ce site, sur un mode un peu différent, puisque vous pouvez les télécharger librement (y compris gratuitement), et vous êtes invité·e à faire un don ou à prendre un abonnement de soutien si ça vous a plu.

Je voulais quand même un peu revenir là-dessus, parce que ça me paraît important. L’idée est de permettre de rendre la culture, ou le divertissement[1], accessibles à plus de monde. Y compris, donc, à des gens qui n’ont pas trop de moyens financiers, ce qui est d’autant plus important, à mon avis, pour des œuvres qui mettent en avant des personnages de lesbiennes, trans, etc., des communautés qui sont souvent marginalisées dans la fiction mais aussi, malheureusement, dans la réalité. Dans l’autre sens, je ne suis pas non plus quelqu’un qui roule sur l’or, et si je mets un prix vraiment pas cher ou gratuit, c’est moi qui vais être dans la galère (surtout, là encore, vu les thématiques abordées : la perspective de faire partie des best-sellers en écrivant ce genre d’histoire me paraît compliquée).

Le prix libre permet un compromis entre les deux : permettre aux gens qui n’ont pas les moyens de donner peu (voire rien dans certains cas), et aux gens qui ont une situation confortable de pouvoir donner plus. Ça permet de faire marcher la solidarité, et de mettre en pratique le vieil adage « de chacun·e selon ses moyens, à chacun·e selon ses besoins ».

S’il y a quelque chose dont je suis plutôt contente[2] dans ma « carrière d’écrivaine » (ce qui est un bien grand mot, évidemment) à ce stade, c’est que la très grande majorité de mes textes sont disponibles sans cette barrière, que ce soit pour les textes auto-édités sur ce site mais aussi pour Une autobiographie transsexuelle (avec des vampires) et Enfants de Mars et de Vénus, édités par Dans nos histoires, qui sont disponibles à la vente en version papier mais peuvent être lus en ligne gratuitement (version lyber) sur le site de l’éditeur.

Prix libre ou accès libre

Une petite différence que j’ai vite évoquée, mais qui n’est quand même pas négligeable, c’est la possibilité ou pas de ne rien donner. Par exemple Sorcières & Zombies peut être lu dans son intégralité en cliquant juste sur le lien adéquat, il y a simplement une mention comme quoi c’est sympathique de donner de l’argent si vous appréciez l’œuvre. À l’inverse, vous ne pourrez (normalement) pas lire Les coups et les douleurs sans avoir donné une somme, même symbolique ; avec les désagréments qui vont avec, de devoir sortir sa carte bleue ou se connecter à Paypal, qui peuvent rebuter beaucoup de gens (moi la première).

Là encore, après réflexion, j’ai décidé d’opter pour un compromis, cette fois-ci sur la durée. Je pense que d’ici quelques temps, ce texte passera en accès libre de manière similaire aux autres (sans doute en affinant un peu pour que ce soit moins facile de passer à côté du fait que c’est pas juste gratuit).

Augmentation des versions fanzines de La chair & le sang

Malheureusement, après tous ces beaux discours sur la nécessité d’être accessible financièrement, je suis triste de vous dire que je ne vais pas pouvoir aller dans le même sens pour ce qui est des fanzines. Au contraire, j’ai dû prendre la décision d’augmenter les versions fanzines de La chair & le sang (et peut-être les autres aussi, il faudra que je regarde ça d’un peu plus près).

Pourquoi ? Hé bien, au tout début, je pensais que vendre un fanzine 5€, port compris, c’était un peu cher et que j’abusais un peu. Malheureusement, la réalité, et notamment postale, m’a remise un peu les idées en place. En gros, imprimer, ça ne coûte pas trop cher[3]. Par contre, les envois par La Poste, si.

À ça s’ajoute que j’ai maintenant un statut d’auto-entrepreneur et que je dois payer des sous sur ce que je gagne. En soit, c’est normal (c’est sécu, retraites, impôts), mais le problème c’est que là, avec le statut que j’ai (et j’ai peut-être raté une possibilité parce que j’avoue que je n’y comprends rien à tous ces trucs administratifs[4]), c’est que je paye un pourcentage sur le chiffre d’affaires (donc en gros le prix de ce que je vends) et pas sur les bénéfices (le prix de ce que je vends, moins les coûts). Ça fait à peu près 25%[5].

À ça s’ajoute le fait que je suis par ailleurs au RSA, et qu’une partie de l’argent que je gagne est déduit de mes prochaines allocations, ce qui m’enlève donc encore 25%[6]. Au total sur le prix de vente d’un livre, il n’y a que 50% qui me reviennent dans la poche, et ce avant de prendre en compte les coûts.

Prenons deux exemples, en mettant que je vende un livre à 10€, en numérique et en format fanzine :

  • en numérique, Amazon ou Kobo va prendre 3€ (30%) et me donner 7€ (70%). Là dessus il y a la moitié, donc 3,5€, qui sont un vrai gain par rapport à si je ne n’avais pas vendu ce livre. Sur une vente directe sans passer par Amazon, je gagnerais un peu moins de 5€.
  • en fanzine, je vais toucher la moitié, donc 5€, auxquels je dois enlever à peu près 3€50 de frais postaux et d’impression. Donc je gagne 1€50 par rapport à si je ne vendais rien.

Le problème, c’est que 10€, c’est malheureusement cher, et que jusqu’à maintenant les prix c’était 5€ pour le fanzine, et 3€ (2,99 en fait mais on ne va pas chipoter) pour la version numérique ce qui donnait :

  • en numérique, Amazon/Kobo prend 90 centimes (30%), et me donne 2€10 (70%), sur lesquels la moité, donc 1€05, sont un gain par rapport à si ne je vendais rien (1,50€ sur une vente directe). Comme il n’y a pas de coûts pour moi, ce que je gagne est une simple règle de trois du prix de vente, que je suis libre de fixer un peu comme je veux… ou de vous laisser le fixer.
  • en fanzine, je touche la moitié, donc 2€50, auxquels je dois enlever à peu près 3€50 de frais postaux et d’impression, donc je gagne… euh non, une seconde, je perds un euro par rapport à si je n’avais rien vendu.

Donc voilà, j’espère que vous comprendrez pourquoi je suis obligée de monter les prix pour les versions fanzines de La chair & le sang. Ça me fait chier, parce que du coup ça devient super cher, mais je n’ai pas vraiment le choix.

Des livres papiers pour La chair & le sang ?

Une alternative à ça, ce serait de passer par des livres imprimés à la demande qui, étonnamment, en passant par CreateSpace (filiale d’Amazon) pourraient revenir moins cher (du moins frais de ports compris puisque ceux-ci sont offerts).

  • Pour un livre vendu à 7€ sur Amazon, je toucherais environ 2€50 de royalties. Comme à aucun moment les 7€ ne vont directement dans ma poche, je n’aurais à déclarer que ces bénéfices, et il me resterait donc 1€25 de gain par rapport à si je n’avais rien vendu, donc à peu près autant que sur une vente d’un fanzine à dix euros.

D’un autre côté, ça me fait chier, parce que si la situation est comme ça, c’est en bonne partie parce que La Poste, qui est à la base censée être un service public, ne fait qu’augmenter ses prix pour les particuliers, tout en proposant des deals avantageux à son plus gros client, Amazon. Il n’y a pas que moi que ça touche, ça concerne aussi notamment les petites librairies et les petits éditeurs.

Et en même temp, si j’essaie de proposer du prix libre et du libre accès pour les versions numériques, c’est pour enlever un facteur bloquant, qui est l’argent. Or, je sais très bien que la lecture numérique est aussi un facteur bloquant pour plein de gens (notamment, d’ailleurs, les personnes qui n’ont pas forcément les moyens d’investir dans une liseuse) et je n’ai pas envie d’avoir des versions papiers qui sont hors de prix alors que ce n’est pas non plus la qualité d’un livre imprimé de manière « pro ».

Bref…

Bref, c’est la merde. Difficile de se dépatouiller entre les différents objectifs : proposer quelque chose de DIY et si possible d’un peu plus éthique que le management à la Amazon ; être accessible au plus grand monde ; et pouvoir, quand même, gagner un peu d’argent.

Au final, je ne suis pas encore tout à fait sûre de ce que je vais faire, mais je pense que je vais proposer les deux solutions pour le papier. D’un côté, des fanzines DIY qui seront chers, de l’autre une version low cost mais avec une éthique pas terrible. J’imagine que c’est une façon pour moi de me décharger de ce choix en demandant aux lecteurs et lectrices de le faire à ma place, un peu comme quand vous avez à choisir entre faire les courses à Lidl ou au marché.

Tout en sachant par ailleurs qu’il reste quand même possible de proposer ces fanzines à prix libre quand c’est sur place et qu’il n’y a pas le coût des envois, même si ça limite pas mal géographiquement. Il est aussi possible de réduire un peu les coûts en faisant une commande d’un certain nombre d’exemplaires ; la boutique que j’ai sur le site ne prend absolument pas ça en compte, mais n’hésitez pas à me contacter par mail (lizzie at crowdagger point fr) ou autre moyen si vous voulez commander plusieurs fanzines différents, ou plusieurs exemplaires du même fanzine, pour que ça vous revienne moins cher.

Pour finir, je tiens à préciser que tout ça ne change rien pour les gens ayant pris l’abonnement papier sur Tipeee : elles continueront à recevoir un épisode tous les deux mois de La chair & le sang au format fanzine.

Notes

[1] Je ne saurais pas forcément donner la différence exacte entre les deux, et j’aurais bien du mal à dire dans quelle case mes œuvres se situent.

[2] Même si je n’aurais pas forcément été tout à fait contre le fait de me retrouver dans la position de devoir choisir entre accepter un contrat juteux et l’accessibilité financière de l’œuvre…

[3] Tant qu’on ne se retrouve pas à foutre 300 pages à la benne à cause d’une erreur de manipulation, ce qui arrive quand même de temps en temps.

[4] En bref quand même : les chiffres que je donne là valent parce que je suis classifiée en « activité libérale ». Peut-être qu’il y aurait moyen de faire passer la partie sur les ventes de fanzines en achat/vente, ce qui serait plus avantageux, mais comme j’ai déjà eu assez de mal à comprendre cette partie-là je ne suis pas persuadée de mes chances de réussite même si c’était possible.

[5] 24,9% plus exactement.

[6] Alors, là, le calcul est un peu compliqué : la CAF enlève 38% du montant des revenus, sachant que le revenu déclaré se fait lui-même avec un abattement de 34% par rapport au chiffre d’affaires, ce qui au total enlève donc 0,38 * (1 - 0,34) = 25,08%. On notera au passage qu’ajouté à la cotisation précédente, ça fait 49,98% ; avant de faire les calculs, j’étais persuadée que mon « 50% » était entièrement pifométrique, mais en fait pas tant que ça (même s’il est possible que je me sois plantée dans les calculs).

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