Lizzie Crowdagger : le blog

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Féminisme et sorcellerie (ah, et puis, des vampires, tiens)

, 21:12 - Lien permanent

Il y a quelques temps maintenant, j'avais été contactée par quelqu'un qui préparait un article pour Vice sur la thématique « Féminisme et sorcellerie ». Malgré quelques réticences par rapport à l'angle de la chose, je m'étais dit qu'en temps qu'autrice pas trop connue, si on parlait un peu de ce que je faisais ça pouvait toujours être ça de pris.

Bon, l'article est sorti et mes réponses ne sont pas dedans, ce que je ne vis pas particulièrement mal, surtout va la tonalité de l'article dans lequel je ne pense effectivement pas qu'elles s'inséraient vraiment. D'un autre côté, je m'étais quand même un peu embêtée à rédiger ces réponses et plutôt que juste les foutre à la poubelle, je me suis dit que je n'avais qu'à les poster ici.

Description rapide de mon œuvre

J'aime surtout écrire des histoires avec des lesbiennes, de l'action, des vampires et des sorcières, en essayant d'avoir un ton léger et divertissant tout en abordant des thématiques un peu plus sérieuses, comme le sexisme, la transidentité, la lutte de classes... Par exemple dans Enfants de Mars et de Vénus qui devrait paraître à la rentrée[1] on suit deux héroïnes, une lesbienne masculine assez terre à terre et une sorcière trans qui mènent une enquête fantastique, et ça joue beaucoup sur les clichés et les représentations qu'on peut retrouver (notamment dans les fictions) sur les lesbiennes et les femmes trans.

Ce qui m'a poussé à m'intéresser à la sorcellerie

Je ne sais pas trop, j'ai l'impression d'avoir toujours été attirée par les histoires qui parlaient de vampires, de surnaturel, etc. Peut-être parce que quand la société te stigmatise comme un monstre, tu t'identifies plus facilement aux personnages censés être monstrueux qu'aux princes et aux princesses. Pour les sorcières plus spécifiquement, il y a aussi le côté appropriation par les femmes de connaissances réservées aux hommes, et la répression que cela peut entraîner lorsqu'elles osent ne pas rester à leur place.

Sur l'imaginaire lié à la sorcellerie et au développement de tout ça

Personnellement, j'aime l'imagerie et la symbolique autour de la sorcellerie tant que ça reste imaginaire, mais je suis une personne plutôt rationnelle, pas très attirée par les côtés mystiques lorsqu'ils sont pris au sérieux dans la réalité. Et au final, la filiation avec les femmes qui étaient persécutées et catégorisées comme «sorcières» (et même avec les sorcières de fiction qui sont souvent finalement assez terre à terre), je la vois peut-être plus dans les groupes d'auto-formation pour permettre de donner à des femmes, à des personnes LGBT, etc. des connaissances concrètes dans des domaines souvent réservé aux hommes (notamment dans le cadre de la médecine et particulièrement contraception, santé sexuelle, traitements hormonaux pour les personnes trans, qui permettent de reprendre du pouvoir face au corps médical, mais aussi des ateliers non-mixtes d'informatique, de mécanique, ...)

 Ah et puis, des vampires aussi

Si vous êtes plus vampires que sorcières, tout ça me fait réaliser que si je l'ai relayé sur les réseaux sociaux, j'ai oublié d'en parler ici : le site Vampirisme a fait une chronique d'Une autobiographie transsexuelle avec des vampires, et m'a également proposé une interview, à laquelle j'ai répondu avec grand plaisir.

Note

[1] Oui... euh... bon... bientôt !

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