Lizzie Crowdagger : le blog

Un blog avec de la fantasy urbaine, des lesbiennes, des vampires, des flingues et des motos
Home

Aller au menu | Aller à la recherche

Mot-clé - dirk gently

Fil des billets Fil des commentaires

Une suffusion de jaune conseils d'écriture holistique

, 14:29

En ces temps de NaNoWriMo (où le but est d’écrire 50 000 mots en un mois) où fleurissent les conseils pour être plus producti·f·ve dans son écriture, mais aussi dans cette période où l’adaptation en série télé a délicieusement remis en avant Dirk Gently’s holistic detective agency de Douglas Adams, j’avais envie de donner des « conseils » d’écriture un peu différents et un peu plus holistiques, parce que personnellement les conseils du type « il faut écrire tous les jours » me font plus culpabiliser qu’autre chose.

Dirk gently avec un chaton

1. Ne vous souciez pas des détails mineurs

L’interconnection de toute chose vous mènera bien là où vous étiez censé·e aller, par conséquent, il n’est pas nécessaire de s’ennuyer avec des détails mineurs tels la planification de l’intrigue, des fiches de personnage, des délais, ou encore un nombre de mots par chapitre ou pour l’œuvre.

2. Ne cherchez pas à aller là où vous vouliez aller

Une écrivain·e holistique termine rarement là où il/elle désirait aller, mais souvent là où il/elle devrait être. Pour être plus claire : ne cherchez pas absolument à vouloir rester sur l’idée de départ que vous aviez de votre roman/nouvelle, s’il y a des nouvelles choses qui émergent c’est probablement que cela a un sens quelque part.

3. Évitez l’absence de distractions

Rien de tel qu’un bureau bien rangé, un téléphone éteint, un appartement silencieux et un ordinateur avec uniquement votre éditeur de texte ouvert pour vous fermer complètement au reste du monde et ainsi potentiellement rater des interconnection de toute sorte de choses. Parfois, les meilleures idées émergeront parce que vous avez préféré manger une glace que d’écrire votre quota de mots du jour, ou parce que vous aurez passé une heure à errer sans but sur des réseaux sociaux plutôt que de terminer le passage que vous deviez boucler pour le lendemain.

4. Ne vous prenez pas trop la tête sur la cohérence

Si l’univers disparaissait à chaque fois qu’il y avait une incohérence, il n’aurait pas survécu à la première picoseconde. Ne passez donc pas trop d’énergie à vouloir absolument bâtir un monde cohérent, alors que les lecteurs et lectrices se rappelleront simplement d’une version des faits qui a autant de sens qu’ils/elles ont besoin qu’elle n’en ait.

5. Ne vous limitez pas à ce qui est faisable

Pensons l’impensable, faisons l’infaisable, préparons-nous à lutter avec l’ineffable lui-même, et à voir si nous ne sommes pas capable de le effer après tout.

6. Croyez en votre œuvre tant qu’elle n’est pas finie

À moins que vous ayez un moine électrique pour le faire pour vous, il y a des chances pour que votre projet n’existe que dans votre tête ; essayez donc autant que faire se peut d’y croire inconditionnellement, sans brancher votre regard critique. Tel Orphée fuyant les Enfers il est important de ne pas jeter de regard en arrière avant d’avoir atteint la sortie.

Une fois que vous avez fini de l’écrire, là vous pouvez éventuellement vous rendre compte que c’est nul et que vous en avez honte, mais au moins vous l’aurez terminé.


(Citations et paraphrases bien évidemment tirées d’Un cheval dans la salle de bains et Beau comme un aéroport de Douglas Adams, que je vous recommande chaleureusement de lire.)


Si vous aimez mes conseils d’écriture, ou si vous ne les aimez pas mais que vous aimez au moins ce que j’écris vous pouvez me soutenir en vous abonnant (à partir d’1€ par mois) sur Tipeee, et vous aurez en contrepartie accès à des textes inédits (et des zines à partir de 5€ par mois !).

Abonnez-vous sur : tipeee

Pour être tenu·e au courant de mes dernières parutions, vous pouvez vous inscrire à ma liste de diffusion (faible trafic, pas plus d’un message par mois) :