Lizzie Crowdagger : le blog

Un blog avec de la fantasy urbaine, des lesbiennes, des vampires, des flingues et des motos
Home

Aller au menu | Aller à la recherche

Crowbook, logiciel libre pour convertir vos livres écrits en Markdown vers PDF, HTML et EPUB, maintenant en version 0.13.0

, 19:59

Logo du logiciel libre Crowbook, qui convertit du Markdown vers PDF, HTML et EPUB

Vu que ça fait plus de six mois que je n’en avais pas parlé, voici un nouveau billet consacré à Crowbook !

Crowbook, c’est quoi ?

Crowbook est un logiciel libre (licence LGPL) qui convertit des livres écrits au format Markdown vers les format HTML, EPUB et PDF (en passant par LaTeX). Par rapport à d’autres équivalents, Crowbook essaie de faire un peu plus attention à la typographie, particulièrement française, et propose quelques fonctionnalités un peu particulières.

C’est ce que j’utilise maintenant pour la totalité de mes textes auto-édités, que ce soit pour la version disponible sur ce site, pour les fichiers vendus sur les plate-formes de vente en ligne, ou pour les impressions papier. Si vous voulez voir à quoi ça peut ressembler, vous pouvez regarder au hasard Pas tout à fait des hommes, en version PDF, HTML ou EPUB.

Le format Markdown

L’intérêt du format Markdown pour des textes de fiction, c’est que c’est essentiellement du texte brut et qu’on peut taper à la chaîne sans se poser de questions : c’est le convertisseur qui s’occupe de tout. Un petit exemple :

# Un titre de chapitre

Il y a un peu de syntaxe pour formater un peu, mais en vrai pour un roman à part les
chapitres (marqués avec un # en début de ligne), les sauts de paragraphe (indiqués 
par une vide) et les *italiques* ,on n'a pas besoin de grand-chose !

*****

Ah, si, il y a la ligne avec les petites étoiles pour séparer des scènes, que j'utilise
pas mal aussi. Voilà, vous connaissez les trois éléments de syntaxe Markdown
nécessaires pour rédiger un roman !

Le « format Crowbook »

Bon, avec ça vous avez un contenu, mais il manque encore des choses pour générer de vrais documents finis, comme donner un nom d’auteur, un titre à l’œuvre, préciser la langue, dire quels formats doivent être générés, éventuellement mettre une image de couverture, etc. Pour ça, il faut passer quelques indications en plus à Crowbook. Pour un texte court, ça peut se faire à l’intérieur du fichier Markdown, en mettant ces indications en en-tête :

---
author: Jean-Pierre Écrivain
title: Ma première Œuvre !
lang: fr

output: [pdf, html, epub]
---

Ma première Œuvre !
=============

Voilà ma première Œuvre ! Je suis *super* content ! 
Grâce à Crowbook, je n'ai pas à me prendre la tête 
avec la mise en page, la typographie et tout ce merdier,
c'est fabuleux !

*****

Je vais de ce pas publier sur les plate-formes de vente 
en ligne et devenir riche.

Une fois le texte écrit, il n’y a plus qu’à exécuter une simple ligne de commande, crowbook -s oeuvre.md, pour générer les fichiers HTML, PDF, et EPUB. Évidement, pour un roman, il y aura plusieurs chapitres, et il faudra un fichier différent pour la configuration du livre que pour les chapitres écrits en Markdown, mais ce n’est guère plus compliqué :

author: Jean-Pierre Écrivain
title: Mon premier roman !
lang: fr

output: [pdf, html, epub]

- prologue.md
+ chapitre_01.md
+ chapitre_02.md
(...)

Fonctionnalités

Bon, vous allez me dire : d’accord, c’est bien beau, mais il y a déjà plein de logiciels libres qui font plus ou moins la même chose, alors c’est quoi les particularités de Crowbook (à part que c’est mon bébé) ?

Grosso-modo, la particularité de Crowbook est de cibler principalement les écrivain·e·s de fiction, avec un focus particulier pour la langue française. Donc concrètement :

  • Crowbook essaie de respecter la typographie, et particulièrement les règles françaises (lorsque la langue est mise à “fr”), sans que vous ayez à faire quoi que ce soit. Il devrait notamment produire des espaces insécables de manière correcte ou des apostrophes typographiques sans que vous ayez à vous en occuper.
  • Pour faciliter la relecture, Crowbook a une option (--proofread) pour s’intégrer à un correcteur grammatical (LanguageTool ou Grammalecte) ou pour détecter les répétitions dans votre texte.
  • Crowbook propose également un support (actuellement) expérimental pour rédiger des fictions interactives.
Exemple d'utilisation de Crowbook pour la relecture, en utilisant Grammalecte pour la correction grammaticale et en soulignant les répétitions en plus
Exemple d’utilisation de Crowbook pour la relecture. Crowbook se connecte au serveur Grammalecte pour corriger la grammaire, souligne également (optionnellement) les répétitions, et génère un fichier HTML pour la relecture.

Installer Crowbook

Si vous voulez installer Crowbook, vous pouvez télécharger les exécutables pour la dernière version :

Vous pouvez aussi regarder les instructions pour le compiler sur la page Github.

Quoi de neuf ?

Bon, et du coup, cette version 0.13.0, elle apporte quoi de nouveau, par rapport à la dernière fois que j’en ai parlé ? Eh, bien, en dehors de corrections de bugs et de petites améliorations, notons :

  • Le support de Grammalecte pour la correction grammaticale ;
  • Un début de support pour écrire des fictions interactives, même si je n’ai pour l’instant pas d’exemple à vous montrer.
  • Des fichiers de configuration un peu moins verbeux, en permettant notamment de spécifier d’un coup output: [pdf, html, epub, odt, proofread.html] pour générer des fichiers de sortie nommés d’après votre fichier de configuration, plutôt que d’avoir à les spécifier individuellement.
  • Plus de possibilités de configuration.
  • L’affichage d’un message d’erreur, tout en essayant de continuer, plutôt que d’arrêter sur le moment.
  • Le support de la coloration syntactique (pour le code) y compris dans les fichiers PDF et EPUB (grâce à Syntect).
Capture d'écran d'une mystérieuse fiction interactive qui est encore en cours de retravail mais à laquelle vous pourrez peut-être jouer un jour
Capture d’écran d’une mystérieuse fiction interactive qui est encore en cours de retravail mais à laquelle vous pourrez peut-être jouer un jour.

Plus d’informations

Pour plus d’informations, consultez la la page Github ou le guide d’utilisation (pour l’instant, les deux sont uniquement en anglais).

Si vous voulez voir un peu plus interactivement à quoi ça ressemble et ce que peut donner Crowbook, vous pouvez jouer avec la version de démo en ligne (plus très à jour, cela dit). Pour des exemples plus concrets (avec des options un peu plus complexes utilisées), vous pouvez aussi regarder le dépôt Github contenant mes textes publics.

Bilan et perspectives

Au départ Crowbook n’était qu’un petit projet expérimental sur lequel je ne pensais pas passer autant de temps. C’est devenu un peu plus gros que ce à quoi je m’attendais. Ça correspond à mes besoins depuis un certain temps, puisque je l’utilise pour tous mes romans et nouvelles, ce qui me donne l’occasion régulièrement de trouver un bug à corriger ou une fonctionnalité à ajouter (c’est le principe du dogfooding)

Si ça peut aussi convenir à d’autres personnes, j’en serai très heureuse. Il y a cependant encore du travail à faire pour rendre ça plus accessible, et notamment pour améliorer la documentation et en proposer une version française (j’ai repris ce passage tel quel depuis mon ancien billet, et je n’ai pas vraiment bossé là-dessus depuis, oups), puisque je pense que Crowbook a surtout de l’intérêt pour les auteurs et autrices francophones. Il y a aussi — toujours — un travail de polissage à faire, améliorer la mise en page proposée par défaut, corriger des bugs, etc, même si je pense que ça s’est amélioré en six mois.

Je me tâte à travailler sur une version proposant une interface graphique, qui pourrait rendre le logiciel plus simple d’accès pour des personnes n’appréciant pas la beauté de la ligne de commandes, mais ça me demanderait pas mal de boulot et dans un domaine pour lequel je ne suis pas très compétente. On verra.

Bref, si vous testez Crowbook et que ça correspond à vos attentes, j’en serai très contente, si vous testez Crowbook et que ça ne correspond pas à vos attentes, n’hésitez pas à faire un bug report pour expliquer ce qui ne va pas.


Si vous aimez ce que j’écris (ou le logiciel Crowbook ^^), vous pouvez me soutenir en vous abonnant (à partir d’1€ par mois) sur Tipeee, et vous aurez en contrepartie accès à des textes inédits (et des zines à partir de 5€ par mois !).

Abonnez-vous sur : tipeee

Pour être tenu·e au courant de mes dernières parutions, vous pouvez vous inscrire à ma liste de diffusion (faible trafic, pas plus d’un message par mois) :

Billets connexes

Pseudoconseils autoédition #3: le format EPUB

, 17:54

Articles précédents dans la série :

  1. L’auto-édition, pourquoi ?
  2. Typographie, composition et mise en page

Aujourd’hui, je vais parler un peu du format EPUB, utilisé pour le livre numérique. J’essaierai de ne pas trop rentrer dans les détails techniques, mais suffisamment tout de même pour que vous puissiez envisager de créer ou modifier un EPUB à la main.

Le format EPUB, c’est quoi ?

Bon, on ne va pas faire un historique, mais en bref, le format EPUB veut dire « Electronic Publication » et est utilisé pour le livre numérique. C’est, en gros, un moyen pour mettre ensemble différents fichiers HTML et les ressources dont ils ont besoin (feuilles de style, images, polices, …). Le format EPUB est très différent du PDF : dans ce dernier, on a une mise en page fixe, on connaît les dimensions de la page, la taille de la police, etc. Pour l’EPUB, la taille de la page dépendra de l’appareil utilisé (ordinateur, liseuse, smartphone), la police pourra être agrandie ou diminuée en fonction des besoins du lecteur ou de la lectrice, etc., donc la mise en page et la composition du texte doivent s’adapter. (En théorie, les évolutions du format permettent un fixed layout, donc une mise en page fixe, mais outre que je doute que ce soit très bien supporté à l’heure actuelle, c’est probablement une très mauvaise idée pour un roman.)

EPUB est un format ouvert, standardisé, développé par l’IDPF, qui est un consortium d’organisations. Bon, tout ça on s’en fout un peu, mais tout ça pour dire que si vous voulez voir les références complètes de ce format c’est vers le site de l’IDPF qu’il faut se tourner.

Il y a, à l’heure actuelle, trois versions de ce format :

  • EPUB 2.0 qui est toujours utilisé mais commence à dater un peu ;
  • EPUB 3.0 qui est plus récent et commence à être à peu près supporté par les différentes liseuses  ;
  • EPUB 3.1 qui vient tout juste de sortir en janvier 2017.

Je ne vais pas lister ici les différences entre ces versions, j’en parlerai un peu sur des points spécifiques. À l’heure actuelle, j’aurais tendance à utiliser EPUB 3.0 en faisant attention à faire en sorte que ce soit à peu près compatible pour des liseuses qui ne supportent que l’EPUB 2.0. Pour ce qui est de la version 3.1, j’attendrai un moment avant de m’en servir, d’autant plus que certains éléments de compatibilité avec EPUB2 ne sont plus acceptés.

Quelques outils pour créer ou manipuler un EPUB

L’objectif de cet article n’est pas de parler des outils qui peuvent être utilisés pour créer ou manipuler ce format, mais de voir à quoi il ressemble. Cela dit, citons quand même les logiciels libres suivant :

  • Calibre, qui en plus de vous permettre de gérer votre bibliothèque, peut faire un certain nombre de conversions à votre place (par exemple transformer un fichier MOBI en EPUB, ou vice-versa).
  • Sigil, un éditeur de fichiers EPUB que je dois admettre n’avoir jamais vraiment testé mais dont j’ai entendu dire du bien.
  • Pour ce qui est de créer un fichier EPUB à partir d’autres formats, il y a le plugin Writer2Epub pour LibreOffice. Si vous préférez écrire au format Markdown, pandoc exporte vers EPUB (et plein d’autres formats) ; et dans le même domaine, je ne peux évidemment pas ne pas faire de pub pour Crowbook.
  • Pour ce qui est de la lecture, il y a un plugin EpubReader pour Firefox.
  • Enfin, last but not least, epubckheck permet de vérifier qu’un fichier EPUB est correct. Il y a également une version en ligne si vous voulez tester ponctuellement un fichier sans rien avoir à installer.

Mais peu importe le logiciel que vous utilisez pour éditer ou créer votre fichier EPUB, regardons à quoi il ressemble.

En réalité, un fichier Zip

Très concrètement, un fichier EPUB est en réalité un fichier Zip qui contient un certain nombre d’autres fichiers.

Il y a quand même une petite subtilité : pour que le fichier soit bien reconnu comme un fichier EPUB, il doit contenir un fichier intitulé mimetype contenant le texte suivant, sans retour à la ligne à la fin: « application/epub+zip ».

Ce fichier doit être le premier de l’archive et ne doit pas être compressé. Concrètement, si vous voulez créer un fichier epub à la main en utilisant la commande zip, il faudra procéder en deux étapes (du moins, si vous voulez que les autres fichiers du livre soient compressés):

zip -X0 livre.epub mimetype
zip -9 livre.epub [reste des fichiers]

(L’option X dit de ne pas sauver les attributs de fichiers « extra » (comme à qui appartient le fichier sous Unix); 0 dit de ne pas compresser le fichier mimetype, et 9 de compresser au maximum le reste. Il y a beaucoup d’autres options que vous pouvez passer à la commande zip, mais ces deux-là devraient marcher pour générer un EPUB valide.)

En général, vous ne créerez pas un EPUB à partir de rien et juste en ligne de commande, mais si vous êtes amené·e à le faire autant connaître ce détail (je n’y avais pas prêté attention et j’ai mis du temps à comprendre ce qui clochait dans mes fichiers).

Une listes de fichiers XHTML

Le principal contenu du livre est une liste de fichiers XHTML, un par chapitre, ou par section, ou comme vous voulez. Bref, il n’y a pas grand chose à dire là-dessus, c’est du XHTML, si vous connaissez le HTML, vous ne serez pas dépaysé·e.

On notera tout de même que l’EPUB 3.0 permet d’utiliser le format XHTML5 alors que la version 2.0 ne supportait que XHTML 1.1. Il y a aussi un peu plus d’indications sémantique avec la version 3.0, notamment avec l’attribut epub:type, qui permet notamment sur certaines liseuses de comprendre qu’une note de bas de page est une note de bas et de l’afficher de manière plus adaptée. Si vous êtes plutôt auteur ou autrice d’articles scientifiques que de romans (ou que vous écrivez des romans avec des formules mathématiques), vous serez également heureu·x·se d’apprendre que MathML est supporté dans EPUB 3.

Exemple de fichier XHTML pour EPUB2:

<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.1//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml11/DTD/xhtml11.dtd">
<html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml" xml:lang="fr" lang="fr">
  <head>
  <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=utf-8" />
  <meta http-equiv="Content-Style-Type" content="text/css" />
  <title>Exemple</title>
  <link rel="stylesheet" type="text/css" href="stylesheet.css" />
  </head>
  <body xml:lang="fr" lang="fr">
    <div id = "page">
      <h1>Exemple</h1>
      <p>Bla bla bla.</p>
    </div>
  </body>
</html>

Et pour EPUB 3.0:

<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<!DOCTYPE html>
<html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"
      xmlns:epub="http://www.idpf.org/2007/ops" xml:lang = "fr" lang="fr">
  <head>
    <meta charset = "utf-8" />
    <link rel="stylesheet" type="text/css" href="stylesheet.css" />
  </head>
  <body xml:lang="fr" lang="fr">
    <section>
      <h1>Exemple</h1>
      <p>Bla bla bla.</p>
    </section>
  </body>
</html>

Remarque : vous noterez ici qu’il y a pas mal de redondance pour spécifier la langue. Ce n’est peut-être pas strictement nécessaire, mais ça ne fait pas de mal et ça permet d’être à peu près sûr que la liseuse ait bien compris. C’est assez important car sans cette information les césures ne seront pas faites au bon endroit.

Pour mettre en page ce contenu XHTML, vous utiliserez en général une feuille de style CSS. Là encore, EPUB 3.0 supporte une version de CSS plus récente, avec plus de possibilités de style, qui seront supportées, ou pas, par votre liseuse.

Des ressources supplémentaires

En plus des fichiers XHTML pour le contenu et des feuilles de style CSS, vous aurez peut-être envie d’inclure du contenu additionnel, comme des images, des fontes, etc. La version 3.0 d’EPUB supporte aussi des vidéos et de l’audio et des scripts. parce que pourquoi pas ?

Content.opf, un fichier pour tous les lier

Jusque là, vous avez quelque chose qui est à peu près équivalent à ce que vous auriez si vous faisiez un site web, avec chaque page correspondant à un morceau (chapitre, section, etc., selon comment vous avez découpé) de votre livre.

Pour mettre tout ça ensemble, EPUB vous demande également de fournir un package document, sous la forme d’un fichier content.opf (en fait, vous pouvez le nommer différemment si vous le voulez). Il s’agit d’un fichier XML, qui commence par une déclaration XML:

<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<package version="2.0" xmlns="http://www.idpf.org/2007/opf" unique-identifier="epub-id-1">

(L’attribut version permet de spécifier le numéro de version EPUB (ici 2.0) ; unique-identifier doit correspondre à un identifiant défini dans l’élément metadata.)

Il contient ensuite quatre éléments principaux :

Metadata

L’élément metadata vous permet de renseigner des métadonnées, comme le titre, l’auteur, un « numéro d’identification » unique obligatoire (stressez pas, pas besoin de s’enregistrer, juste de générer une séquence de nombre aléatoires, mais vous pouvez mettre un numéro ISBN si vous en avez), etc.

Exemple (EPUB 2.0):

 <metadata xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
           xmlns:opf="http://www.idpf.org/2007/opf">
    <dc:identifier id="epub-id-1">urn:uuid:c3566ee1-8325-4489-b7df-aeade549b97e</dc:identifier>
    <dc:title>Exemple</dc:title>
    <dc:date>2017-01-29T19:44:59Z</dc:date>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:creator opf:role="aut">Lizzie Crowdagger</dc:creator>
    <meta name = "cover" content = "images/image_0.jpg" />
</metadata>

Avec la version 3.0, la déclaration de l’auteur se fera de manière légèrement différente :

    <dc:creator id="epub-creator-1">Lizzie Crowdagger</dc:creator>
    <meta refines="#epub-creator-1" property="role"
          scheme="marc:relators">aut</meta>

Manifest

Élément indispensable, manifest sert à lister tous les fichiers qui sont contenus dans votre archive zip. Si vous avez un fichier dans votre zip, il doit être répertorié là. Les esprit chafouins pourront trouver ça légèrement redondant, puisqu’on aurait tout aussi bien pu de se contenter de regarder ce qu’il y avait comme fichiers dans cette archive, mais c’est comme ça. (Cela dit, en plus du nom du fichier, il faut préciser dans l’élément manifest de quel type de fichier il s’agit, donc il y a quand même une légère information en plus, même si on peut argüer qu’elle pourrait être inférée d’une autre manière.)

Exemple:

<manifest>
    <item id="ncx" href="toc.ncx" media-type="application/x-dtbncx+xml" />
    <item id="nav" href="nav.xhtml" media-type="application/xhtml+xml" />
    <item media-type = "application/xhtml+xml"  id = "cover_xhtml" href = "cover.xhtml" />
    <item media-type = "application/xhtml+xml"  id = "title_page_xhtml" href = "title_page.xhtml" />
    <item media-type = "application/xhtml+xml"  id = "chapter_000_xhtml" href = "chapter_000.xhtml" />
    <item media-type = "text/css"  id = "stylesheet_css" href = "stylesheet.css" />
    <item media-type = "image/jpeg"  id = "cover-image" href = "images/image_0.jpg" />
</manifest>

Spine

L’élément spine est un peu le cœur de ce fichier, puisque qu’il indique l’ordre de lecture de vos différents fichiers XHTML. Seuls les fichiers (plus exactement, leurs identifiants tels que définis dans l’élément manifest) qui sont listés dans cet élément seront affichés de manière « linéaire » par la liseuse, ce qui peut être utile pour des fichiers « annexes » qui pourront être lus si le lecteur ou la lectrice suit un lien interne dans le livre mais qui ne seront pas affichés juste en tournant les pages.

Exemple :

<spine toc="ncx">
    <itemref idref = "cover_xhtml" />
    <itemref idref = "title_page_xhtml" />
    <itemref idref = "chapter_000_xhtml" />
</spine>

Guide

L’élément guide permet de lister un certain nombres de fichiers ressources et de dire à quoi elles correspondent. Par exemple, vous pourrez indiquer ici une table des matières, quelle est la page de titre, ou encore où commence vraiment le livre (après la couverture, la page de titre, l’éventuel page de copyright, etc.). Cet élément sert donc à faciliter la navigation.

Cet élément est obsolète dans EPUB 3.0, et est remplacé par l’élément landmarks dans le fichier nav.xhtml ; cela dit, je recommande de l’insérer quand même pour les liseuses qui l’utilisent encore.

Exemple :

<guide>
    <reference type = "cover" title = "Couverture" href = "cover.xhtml" />
    <reference type = "title-page" title = "Titre" href = "title_page.xhtml" />
    <reference type = "text" title = "Exemple" href = "chapter_000.xhtml" />
</guide>

 Un fichier container.xml

Dernier élément indispensable, le fichier container.xml, obligatoirement situé dans un répertoire META-INF. La seule utilité de ce fichier est de pointer vers votre fichier content.opf (ou coincoin.opf si vous l’avez nommé différemment). Là encore, on pourrait trouver ça un peu redondant (quitte à spécifier un fichier avec un nom précis, ça aurait aussi bien pu être directement le fichier package) mais c’est comme ça.

Exemple de fichier container.xml:

<?xml version="1.0"?>
<container xmlns="urn:oasis:names:tc:opendocument:xmlns:container" version="1.0">
  <rootfiles>
    <rootfile full-path="OEBPS/content.opf" media-type="application/oebps-package+xml"/>
  </rootfiles>
</container>

Une (des) table(s) des matières

Enfin, même si je ne suis pas sûre que ce soit obligatoire, il faut mettre une table des matières. Celle-ci aura un format différent avec la version 2.0 (où il s’agira d’un fichier « NCX ») et la version 3.0 (où là il s’agit d’un fichier XHTML plus classique) d’EPUB.

Le format NCX

Là encore, même si vous faites un fichier EPUB 3.0, il est préférable d’ajouter tout de même un fichier toc.ncx pour les liseuses qui continuent à ne lire que celui-ci.

Grosso modo, dans les deux cas il s’agit d’une liste de vos chapitres/sections/etc avec les liens qui vont bien vers les fichiers de contenu (ou des liens internes à ces fichiers). Cela dit, le format NCX est un peu plus imbitable et peut contenir également des indications de numéro de page et tout un tas de trucs dont en pratique vous ne vous servirez probablement jamais.

Exemple de fichier NCX (EPUB 2.0, mais c’est mieux de l’inclure aussi si c’est un EPUB 3.0) :

<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<ncx version="2005-1" xmlns="http://www.daisy.org/z3986/2005/ncx/">
  <head>
    <meta name="dtb:depth" content="1" />
    <meta name="dtb:totalPageCount" content="0" />
    <meta name="dtb:maxPageNumber" content="0" />
  </head>
  <docTitle>
    <text>Table des matières</text>
  </docTitle>
  
  <navMap>
    <navPoint id = "navPoint-1">
      <navLabel>
	<text>Couverture</text>
      </navLabel>
      <content src = "cover.xhtml" />
    </navPoint>
    <navPoint id = "navPoint-2">
      <navLabel>
	<text>Titre</text>
      </navLabel>
      <content src = "title_page.xhtml" />
    </navPoint>
    <navPoint id = "navPoint-3">
      <navLabel>
	<text>Exemple</text>
      </navLabel>
      <content src = "chapter_000.xhtml" />
    </navPoint>
  </navMap>
</ncx>

XHTML

Le format XHTML est un peu plus facile d’accès si vous connaissez un peu le HTML, puisqu’il s’agit juste d’une liste, éventuellement imbriquée, insérée dans un élément nav. On notera qu’il est possible d’insérer plusieurs éléments nav dans le même fichier ; c’est notamment utile pour utiliser l’attribut landmarks, qui est à peu près équivalent à l’élément guide dans EPUB 2.0.

Exemple de fichier nav.xhtml (EPUB 3.0) :

<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<!DOCTYPE html>
<html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml" xmlns:epub="http://www.idpf.org/2007/ops">
<head>
  <meta charset = "utf-8" />
  <meta name="generator" content="crowbook" />
  <title>Table des matières</title>
  <link rel="stylesheet" type="text/css" href="stylesheet.css" />
</head>

<body>
  <nav epub:type = "toc" id="toc">
    <h1 id="toc-title">Table des matières</h1>
    <ol>
      <li><a href = "cover.xhtml">Couverture</a></li>
      <li><a href = "title_page.xhtml">Titre</a></li>
      <li><a href = "chapter_000.xhtml">Exemple</a></li>
    </ol>
  </nav>
  
  <nav epub:type = "landmarks">
    <ol>
      <li><a epub:type="cover" href = "cover.xhtml">Couverture</a></li>
      <li><a epub:type="titlepage" href = "title_page.xhtml">Titre</a></li>
      <li><a epub:type="bodymatter" href = "chapter_000.xhtml">Exemple</a></li>
    </ol>
  </nav>
</body>
</html>

Organisation des fichiers

Mis à part le fichier container.xml, qui doit obligatoirement se trouver dans un répertoire nommé META-INF, et le fichier mimetype qui doit se trouver à la racine, il n’y a pas de règles sur l’organisation des fichiers à l’intérieur de votre Zip : vous pouvez tout mettre à la racine si ça vous chante, ou au contraire faire 15 répertoires. En pratique, l’usage est de mettre le contenu dans un répertoire nommé OEBPS. Pourquoi ? Aucune idée, mais bon, tout le monde le fait, alors je le fais aussi.

Avis personnel sur ce format

Personne ne m’a demandé ce que je pensais de ce format, et personne n’en a probablement grand chose à faire, mais je vais tout de même donner mon avis sur le format EPUB.

Grosso-modo, je trouve qu’il s’agit d’un format qui fonctionne à peu près, même s’il me semble qu’il y a quand même pas mal de boilerplate qui aurait pu être évité.

Le problème principal du format EPUB, c’est son support aléatoire selon les liseuses et logiciels de lecture : tel élément ne sera pas pris en compte par tel logiciel, tel liseuse aura tendance à rajouter des règles CSS qui vont vous niquer votre mise en page, etc.

J’avoue que je suis un peu dubitative sur l’évolution de ce format : si, globalement, je trouve la version 3.0 d’EPUB plus agréable à écrire et modifier que la version 2.0 (du moins, elle le serait s’il n’y avait pas de problème de compatibilité à prendre en compte), je suis un peu sceptique sur le fait d’inclure du support audio, vidéo, script, et blabla sur le « livre enchi ». Pour moi, l’intérêt de l’EPUB c’est pour le livre numérique, et je trouve que ce serait déjà bien si les fonctionnalités pour afficher correctement un livre étaient supportées correctement par l’essentiel des liseuses. (Pour moi, ça inclut une composition correcte et de pas se planquer derrière l’argument du « oui mais ça doit être fait à la volée alors c’est bien normal qu’on fasse de la merde. »)

Pour l’instant, ce n’est pas le cas, et j’aimerais bien, à titre personnel, que les développeurs des logiciels qui permettent d’afficher des livres sur ma liseuse se concentrent sur ces fonctionnalités plutôt que sur implémenter des choses qui me paraissent un peu plus gadget, ou en tout cas que ce n’est pas à un format conçu pour les livres numériques de les gérer.


Si vous aimez ce que j’écris, vous pouvez me soutenir en vous abonnant (à partir d’1€ par mois) sur Tipeee, et vous recevrez en contrepartie accès à des textes inédits.

Abonnez-vous sur : tipeee

Pour être tenu·e au courant de mes dernières parutions, vous pouvez vous inscrire à ma liste de diffusion (faible trafic, pas plus d’un message par mois) :

Crowbook, version 0.11.0

, 13:46

logo.png

Oui, je viens encore vous embêter avec Crowbook, mais, promis, c'est la dernière fois de l'année !

Mais c'est quoi, déjà ?

Pour rappel, Crowbook est un logiciel libre (licence LGPL) qui convertit des fichiers écrits au format Markdown vers du PDF, de l'HTML ou de l'EPUB. Par rapport à d'autres équivalents, Crowbook essaie de faire un peu plus attention à la typographie, particulièrement française.

C'est ce que j'utilise maintenant pour la totalité de mes textes auto-édités, que ce soit pour la version disponible sur ce site, pour les fichiers vendus sur les plate-formes de vente en ligne, ou pour les impressions papier.

Le format Markdown

L'intérêt du format Markdown pour des textes de fiction, c'est que c'est essentiellement du texte brut et qu'on peut taper à la chaîne sans se poser de questions : c'est le convertisseur qui s'occupe de tout. Un petit exemple :

Un titre de chapitre
============

Ensuite, c'est juste du texte brut. Il y a un peu de syntaxe pour formater un peu,
mais en vrai pour un roman à part les *italiques* on n'a pas besoin de grand chose !

*****

Ah, si, il y a la ligne avec les petites étoiles pour séparer des scènes que j'utilise
pas mal aussi. Voilà, vous connaissez les trois éléments de syntaxe Markdown
nécessaires pour rédiger un roman !

Le « format Crowbook »

Bon, avec ça vous avez un contenu, mais il manque encore des choses pour générer de vrais documents finis, comme donner un nom d'auteur, un titre à l'œuvre, préciser la langue, dire quels formats doivent être générés, éventuellement mettre une image de couverture, etc. Pour ça, il faut passer quelques indications en plus à Crowbook. Pour un texte court, ça peut se faire à l'intérieur du fichier Markdown, en mettant ces indications en en-tête :

---
author: Jean-Pierre Écrivain
title: Ma première Œuvre !
lang: fr

output.html: oeuvre.html
output.pdf: oeuvre.pdf
output.epub: oeuvre.epub
---

Ma première Œuvre !
=============

Voilà ma première Œuvre ! Je suis *super* content ! 
Grâce à Crowbook, je n'ai pas à me prendre la tête 
avec la mise en page, la typographie et tout ce merdier,
c'est fabuleux !

*****

Je vais de ce pas publier sur les plate-formes de vente 
en ligne et devenir riche.

Une fois le texte écrit, il n'y a plus qu'à exécuter une simple ligne de commande, crowbook -s oeuvre.md, pour générer les fichiers HTML, PDF, et EPUB. Évidement, pour un roman, il y aura plusieurs chapitres, et il faudra un fichier différent pour la configuration du livre que pour les chapitres écrits en Markdown, mais ce n'est guère plus compliqué :

author: Jean-Pierre Écrivain
title: Mon premier roman !
lang: fr

output.html: roman.html
output.pdf: roman.pdf
output.epub: roman.epub

- prologue.md
+ chapitre_01.md
+ chapitre_02.md
(...)

Démo et exemples

Si vous voulez voir un peu plus interactivement à quoi ça ressemble et ce que peut donner Crowbook, vous pouvez jouer avec la version de démo en ligne. Pour des exemples plus concrets (avec des options un peu plus complexes utilisées), vous pouvez aussi regarder le dépôt Github contenant mes textes publics.

Installer Crowbook

Si vous voulez installer Crowbook, vous pouvez télécharger les exécutables pour la dernière version :

Vous pouvez aussi regarder les instructions pour le compiler sur la page Github.

Plus d'informations

Pour plus d'informations, consultez la la page Github ou le guide d'utilisation (pour l'instant, les deux sont uniquement en anglais).

Quoi de neuf, docteur ?

Bon, et du coup, cette version 0.11.0, elle apporte quoi de nouveau ? Eh, bien, pas mal de choses, à vrai dire, mais les plus importantes sont les suivantes :

Gestion des parties

C'était un truc qui me bloquait encore pour passer un texte ou deux à Crowbook (notamment L'énième Prophétie, même si ce n'est pas franchement le texte que je trouvais le plus urgent de republier, mais ça pourrait concerner aussi Une autobiographie transsexuelle (avec des vampires) – mais comme celui-ci a trouvé un éditeur ce n'est plus moi qui m'occupe de sa mise en page – ou La chair & le sang – mais il faudrait d'abord que je finisse de l'écrire) : la gestion des parties, au-dessus des chapitres donc. Maintenant que c'est fait, ça veut dire que je vais pouvoir finir de passer mes livres sous Crowbook (c'est en cours pour L'Énième Prophétie, qui était le seul à ne pas y être passé et à qui il ne manque plus qu'une relecture).

Des corrections et ajouts de fonctionnalités mineures

Cette version corrige aussi un certain nombre de choses (comme des petits soucis dans la table des matières EPUB si vous vouliez afficher plus que les chapitres), ajoute des petites fonctionnalités (comme la possibilité d'utiliser des nombres romains pour numéroter les chapitres, ou encore celle de mettre une favicon pour les documents HTML). Rien de majeur cependant, mais des petits trucs en plus.

Un petit nettoyage de printemps hiver

Même si ça n'est pas forcément le truc le plus voyant, il y aussi eu un boulot de fait pour nettoyer l'« interface », c'est à dire à la fois le nom des options qu'on peut passer à Crowbook, mais aussi celui des fonctions qu'on peut appeler (puisque Crowbook est aussi utilisable comme bibliothèque, c'est d'ailleurs comme ça que la version de démo en ligne fonctionne). Tout ça n'est pas en soit très intéressant mais devrait permettre de publier une version 1.0 d'ici, j'espère, pas trop longtemps. J'en profite pour dire aux personnes qui seraient intéressées par ce logiciel que c'est le bon moment pour faire des retours si vous trouvez des noms mal choisis, parce que ce sera plus dur à modifier après la version 1.0 :)

Bilan et perspectives

Au départ Crowbook n'était qu'un petit projet expérimental sur lequel je ne pensais pas passer autant de temps. C'est devenu un peu plus gros que ce à quoi je m'attendais. Ça correspond maintenant bien à mes besoins, puisque je l'utilise pour tous mes romans et nouvelles (et, à vrai dire, je souffre maintenant quand je dois écrire un billet de blog sous Dotclear et essayer de foutre des espaces insécables à la main si je ne veux pas que mes guillemets et mes points d'interrogation se retrouvent seuls en début de ligne).

Si ça peut aussi convenir à d'autres personnes, j'en serai très heureuse, mais il y a encore du boulot à faire pour rendre ça un peu accessible, et notamment pour améliorer la documentation et en proposer une version française, puisque je pense que Crowbook a surtout de l'intérêt pour les auteurs et autrices francophones. Il y a aussi un travail de polissage à faire, améliorer la mise en page proposée par défaut, corriger des bugs, etc.

Bref, si vous testez Crowbook et que ça correspond à vos attentes, j'en serai très contente, si vous testez Crowbook et que ça ne correspond pas à vos attentes, n'hésitez pas à faire un bug report pour expliquer ce qui ne va pas.

Et sur ce et même si ce n'est pas forcément le meilleur article de blog pour conclure sur ça, bonne année et meilleurs vœux !


Pour me permettre de pouvoir continuer à diffuser des textes (et des logiciels !) librement, vous pouvez vous abonner sur Tipeee à partir d'1€ par mois, ce qui vous donnera accès à mes prochains textes de fiction en avant-première.


Crowbook, version 0.10.3

, 13:06

Comme ça fait quelques mois que je n'en avais pas parlé, je me suis dit qu'il pouvait être intéressant de faire un petit billet à l'occasion de la sortie de la version 0.10.3 de Crowbook.

Rappel

Pour rappel, Crowbook est un logiciel libre qui convertit des fichiers écrits au format Markdown vers du PDF, de l'HTML ou de l'EPUB. C'est ce que j'utilise maintenant pour la quasi-totalité des textes disponibles sur ce site.

L'intérêt du format Markdown pour des textes de fiction, c'est que c'est essentiellement du texte brut et qu'on peut taper à la chaîne sans se poser de questions : c'est le convertisseur qui s'occupe de tout. Si vous voulez voir à quoi ça ressemble, vous pouvez regarder le dépôt Github contenant mes textes publics, jouer avec la version de démo en ligne de Crowbook.

Il y a pas mal de convertisseurs Markdown qui existent. Si j'ai commencé à développer celui-ci, en plus d'une certaine envie de réinventer la roue, c'est parce que, bien souvent, ceux-ci ne géraient pas les règles de typographie française, comme ces (foutus) espaces insécables (j'avais d'ailleurs écrit un article sur ce sujet).

Comme j'ai déjà parlé de Crowbook dans différents billets de blog, un premier pour présenter ce logiciel et un second à l'occasion de la version 0.7.0, je ne vais pas revenir en détail sur le fonctionnement et plutôt me contenter de rappeler :

Quoi d'neuf, doc ?

Mais voyons plutôt les changements depuis la dernière fois que j'en ai parlé.

  • Il y a maintenant une version de démo en ligne, si vous voulez voir à quoi ça ressemble sans rien avoir à installer sur votre ordinateur.
  • J'ai enfin eu l'occasion d'avoir un PC sous Windows sous la main pendant les vacances, et j'ai pu tester un peu ce que ça donnait, donc maintenant les versions pour Windows devraient marcher à peu près (ce qui, hum, n'était pas trop le cas avant). Du moins, tant que vous n'essayez pas de générer du format EPUB (où vous aurez besoin de la commande zip) ou, pire, du PDF (où vous aurez besoin d'une installation fonctionnelle de LaTeX, ce qui d'après ce qu'on m'en a dit, vous fera entrer dans un monde de douleur pour l'installer comme il faut sous Windows).
  • Crowbook est maintenant traduit en français (mais pas encore le guide d'utilisation ; ça va venir, promis).
  • Niveau typographie, les apostrophes ' et les guillemets anglais " sont maintenant remplacés par leurs équivalents “typographiques” plus ‘jolis’. Et il y a une option, si vous galérez sur votre clavier pour taper les guillemets « français » ou les tirets cadratins (—) – ou semi-cadratins – pour pouvoir utiliser à la place les chaînes de caractères <<, >>, --- et -- (comme avec LaTeX).
  • Il est maintenant possible de générer des versions de relecture, qui peuvent souligner les répétitions et même utiliser un détecteur grammatical (ce qui vous demandera d'installer et de lancer LanguageTool). Bon, là on sort un peu du convertisseur Markdown et en pratique c'est un peu compliqué à utiliser, mais c'est des fonctionnalités que je trouve utiles en tant qu'écrivaine alors je me disais autant les y rajouter.
  • Des bugs corrigés, et sans doute de nouveaux bugs ajoutés. Pour plus de détails, vous pouvez regarder le ChangeLog.
  • Ah et il y a un logo, maintenant :

logo.png


Pour me permettre de pouvoir continuer à diffuser des textes (et des logiciels !) librement, vous pouvez vous abonner sur Tipeee à partir d'1€ par mois, ce qui vous donnera accès à mes prochains textes de fiction en avant-première.


Crowbook : un outil pour transformer un livre vers HTML, Epub et PDF

, 22:22

Grâce à l'argent que je gagne avec les ventes de mes livres, j'ai décidé d'embaucher une informaticienne indépendante pour qu'elle me fasse un logiciel adapté à mes besoins (et peut-être aux vôtres, sait-on jamais). J'ai donc le plaisir de vous présenter Crowbook, un outil pour transformer un livre écrit en Markdown en différents formats (HTML, EPUB, PDF, et en théorie ODT même s'il y a encore du boulot à faire pour ce dernier).

Pourquoi ?

Cela fait un certain temps que je suis passée au format Markdown pour écrire mes nouvelles et romans, parce que je trouve ça simple et efficace, puisqu'il s'agit essentiellement (du moins pour un roman) de texte brut, avec quelques balises pour les chapitres, le gras, etc.. Par exemple :

Chapitre 1
======

Un paragraphe dont un morceau est *en italiques*.

Cependant, la « chaîne » que j'utilisais avant me posait quelques soucis : c'était un peu compliqué (il y avait des tas de Makefiles partout, un scrpit qui preprocessait mes fichiers pour gérer les espaces insécables, etc.) et le résultat n'était pas toujours aussi customisable que je l'aurais voulu. Je voulais donc un outil :

  • où j'ai un fichier unique en entrée, qui établit différentes options pour le roman (son titre, sa langue, son fichier de couverture) et liste tous les fichiers Markdown qui constituent les chapitres ;
  • et qui me donne un résultat qui correspond à ce que je veux sans que j'ai besoin de passer cinquante options (s'il y a des options à passer, je veux les mettre une fois pour toutes dans le fichier de configuration).

Le résultat

Le résultat c'est donc Crowbook. Je n'ai pas encore eu le temps de passer tous mes textes sur cet outil (surtout que je voudrais en profiter pour corriger certaines choses sur un ou deux), mais vous pouvez déjà voir le résultat pour Pas tout à fait des hommes (HTML, PDF, EPUB, ODT).

Installer Crowbook

Crowbook est un logiciel libre (licence LGPL), donc vous pouvez l'utiliser librement, accéder à ses sources, les modifier, etc. Pour télécharger Crowbook, le plus simple est probablement de télécharger un exécutable précompilé :

(Si vous êtes sous Debian ou Ubuntu, vous pouvez maintenant aussi récupérer un ".deb" et l'installer avec sudo dpkg -i crowbook-0.4.0-1_i686.deb ; auquel cas, ignorez les instructions ci-dessous ^^)

(Vous pouvez également le compiler à partir des sources ; pour cela je vous invite à regarder la page Github du projet.)

Une fois que vous avez extrait le programme crowbook de l'archive, vous pouvez l'exécuter directement en vous plaçant dans le bon répertoire. Cela dit, vous voudrez peut-être l'installer dans un répertoire accessible par votre PATH pour pouvoir l'exécuter depuis n'importe où. il y a pour cela la méthode bourrin, qui nécessite les droits d'utilisateur root :

$ sudo cp crowbook /usr/bin

mais je recommande plutôt de l'installer dans votre répertoire HOME :

$ cp crowbook ~/bin
$ export PATH=–/bin/:$PATH

(la dernière ligne est à copier dans votre fichier .bashrc si vous ne voulez pas avoir à la retaper à chaque fois que vous ouvrez un terminal.)

Et voilà !

(Ces indications sont valables pour Linux et devraient être vraies aussi pour Mac OS X. Je ne sais pas comment on fait sous Windows, désolée.)

Utilisation

Pour initialiser un livre avec un certain nombre de fichiers Markdown:

$ crowbook --create mon_livre.book chapitre_*.md

Il faut ensuite éditer à la main le fichier mon_livre.book. Ce n'est pas si compliqué, celui pour Pas tout à fait des hommes se limite à ça :

author: Lizzie Crowdagger
title: Pas tout à fait des hommes
lang: fr
subject: fantasy

cover: couv/cover.png
epub.version: 3

output.epub: endr.epub
output.html: endr.html
output.pdf: endr.pdf
output.odt: endr.odt

- chapitre_01.md
- chapitre_02.md
...
- chapitre_15.md

ensuite, il suffit de faire

$ crowbook mon_livre.book

et roulez jeunesse ! (Il y a plus d'options, cela dit, mais pour plus d'informations allez voir la page GitHub).

Spécificités de Crowbook

Alors peut-être que vous êtes un peu rabat-joie et que vous vous dites « d'accord, tout ça c'est bien beau, mais il y a déjà des programmes qui font ça, celui il a quoi de particulier ? ». Ce à quoi je répondrai que, d'abord, il y a Crow dans le nom, ce qui fait que c'est quand même tout de suite beaucoup plus cool. Je veux dire, si vous avez le choix, dans une soirée un peu classe, entre dire « pour mes bouquins j'utilise Gitbook » et « pour mes bouquins, j'utilise Crowbook », vous préférez quelle version ?

Ensuite, crowbook essaie de prendre en compte les soucis de la typographie française (et peut-être d'autres langues dans un futur lointain), et notamment ces purée de @!#☠ d'espaces insécables à mettre avant '?', ';' ou encore '!'. À ma dernière poussée de rigidité typographique, je m'étais amusée à regarder sur quelques-uns des livres numériques que j'avais achetés, combien mettaient correctement des espaces fines insécables avant les signes de ponctuation double. Eh bien, il n'y en avait aucun. Sérieusement, il y en a qui vont pleurer parce que maintenant on peut écrire « nénufar » mais ça ne choque personne que dans des livres publiés, de la Littérature, oui Madame, on estime que « oh une espace fine insécable c'est trop dur à mettre j'ai qu'à mettre une espace insécable justifiante à la place » ?

Bon, j'ai bien conscience que ces histoires d'espaces fines insécables, d'espaces cadratins et compagnie, ça peut sembler abstrait et abscons, mais voici un exemple du rendu que ça peut donner pour les dialogues, où il faut normalement utiliser une espace de taille fixe (en l'occurrence cadratin) et non pas justifiante (dont la taille va varier pour que le texte soit aligné à droite). Dans un cas (à droite) on va avoir des débuts de dialogue alignés, c'est propre, c'est carré, dans l'autre les répliques ne sont pas alignées :

crowbook2.png

(Remarque : j'ai dû faire remonter un bug dans Crowbook aujourd'hui (en vérifiant le rendu de certains fichiers) puisqu'auparavant il affichait une espace fine insécable, ce qui « collait » les dialogues au tiret. Comme quoi essayer d'avoir une typographie correcte, ce n'est vraiment pas évident...)

Cave canem Caveat emptor

Crowbook est actuellement en version 0.4. Le numéro plutôt bas devrait vous mettre la puce à l'oreille : ce n'est encore pas très mature, il y a sans doute des bugs, etc. Par ailleurs :

  • le programme utilise la commande zip pour générer les fichiers EPUB, donc ça ne marchera pas si elle n'est pas installée sur votre système (même si ça me paraît peu probable ?) ;
  • de même, c'est latex qui est utilisé pour générer du PDF, et il est pour le coup moins improbable que ce logiciel ne soit pas installé sur votre machine.

Voilà, je crois que c'est tout pour le moment. Sur ce, je vais retourner m'atteler à la conversion de mes livres, en espérant ne pas trop découvrir de bugs !

(Billet mis à jour le premier mars 2016)

Convertir des epub en PDF pour sa liseuse ?

, 21:05

Une fois n'est pas coutume, je vais plutôt parler lecture que écriture, et plus particulièrement lecture sur liseuse, des différents formats, et de comment faire des conversions de l'un à l'autre.

Lire la suite...

À propos des différents formats numériques

, 06:50

Remarque préliminaire : ce billet a pour but d'informer sur les différents formats numériques dans lesquels sont disponibles mes livres. Il ne s'agit donc pas de considérations globales sur les formats possibles pour le livre numérique, ou en tout cas celles-ci sont assez périphériques.

Les livres en téléchargement sur ce site

Un certain nombre de textess de fiction que j'ai écrits sont disponibles sur ce site, et peuvent être téléchargés gratuitement[1]. J'essaie, dans la mesure du possible, de les proposer sous plusieurs formats différents, pour correspondre aux différents usages :

  • le format PDF, qui est plutôt destiné à l'impression, mais peut aussi être adapté à la lecture sur ordinateur ;
  • le format HTML, qui est destiné à être lu à l'intérieur du navigateur, et me semble adapté soit pour des textes relativement courts, soit pour commencer un roman et voir si on aime avant de lancer une autre application ou de le transférer sur liseuse[2] ;
  • le format Epub, plutôt destiné à être transféré sur une liseuse mais qui peut aussi être lu sur d'autres supports (ordinateur, tablette, un de ces téléphones modernes qui fait le café).

Comme je l'ai dit, j'essaie. Ce qui implique que ce n'est pas forcément toujours parfait, et notamment que certains formats ne sont pas toujours disponibles (notamment en Epub, que j'essaie de produire systématiquement depuis assez peu de temps). Donc si, pour une raison ou pour une autre, vous observez des manques à ce niveau, comme par exemple si vous vous rendez compte :

  • qu'un texte donné n'est pas disponible au format Epub alors que vous aimeriez bien le mettre sur votre liseuse ;
  • qu'un fichier PDF a un format bizarre (par exemple en A6) et que ça ne vous arrange pas (sachant que par défaut j'essaie de générer du format A5[3], pour permettre une lecture correcte sur écran et d'imprimer en mode brochure avec deux pages par feuille, mais n'hésitez pas à critiquer si ça ne vous convient pas) ;
  • qu'il y a des problème de formatage dans le fichier ;
  • etc.

n'hésitez pas à me le signaler par mail (lizzie at crowdagger point fr). Même si c'est une tâche assez rébarbative, j'essaie d'être réactive là-dessus, donc vraiment, n'hésitez pas à me dire si vous aimeriez lire un texte sur votre liseuse mais que le bon format n'est pas disponible.

Pair ailleurs, n'hésitez pas à me signaler si vous voulez d'autres formats que PDF/Epub/HTML. Pour l'instant ce sont les formats qui me semblent le plus pertinents[4] mais s'il y en a d'autres auxquels je ne pense pas qui vous semble indispensables, n'hésitez pas à me contacter (par mail — voir ci-dessus — ou en commentaire ici-même).

Les livres en téléchargement sur des plate-formes de vente

Un certain nombre de mes textes sont également disponibles en téléchargement (payant ou gratuit) sur des plate-formes de vente, comme Kobo, Amazon, ou Ibookstore. Dans tous les cas, mes livres sont sans DRMs. Je suis en effet absolument contre les systèmes de Digital Rights Management, qui ont pour but de contôler ce qu'un utilisateur peut faire d'un media numérique[5]. Par conséquent, si un de mes livres est distribué avec des DRMs, c'est qu'il y a un problème ; merci de me le signaler pour que je puisse le corriger, et éventuellement vous fournir à la place une version qui ne soit pas verrouillée.

Notes

[1] Pour être honnête, j'essaie de mettre en place un principe de « prix libre » afin d'encourager mes quelques lectrices et lecteurs à donner une petite somme de leur choix en échange de ce téléchargement, mais d'une part vous pouvez, de fait télécharger ces textes gratuitement, et, d'aitre part, ce n'est pas le sujet de cet aticle.

[2] Après, vous pouvez aussi lire tout le roman en HTML dans votre navigateur, moi je m'en fous, c'est juste que je trouve que ça fait vite mal aux yeux.

[3] Mais je pense qu'une fois sur deux je me plante et j'envoie le format adapté à la dernière impression, qui peut être du A6, du 6x8 pouce, etc.).

[4] Il y aurait aussi le Mobi (lisible sur Kindle), mais, vu l'état actuel de mes compétences, je suis incapable de faire autre chose qu'une conversion du Epub avec Calibre, ce que vous pouvez tout aussi bien faire vous-même.

[5] Les DRM peuvent concrètement vous emmerder si vous avez envie de lire votre livre sur une liseuse d'une autre marque, si vous ne souhaitez pas utiliser le logiciel officiel que vous devriez utiliser, si vous voulez en faire une copie de sauvegarde, ou encore si le distributeur décide pour une raison arbitraire que vous n'avej plus le droit de llire ce bouquin. C'est notamment arrivé à un certain nombre de personnes qui ont vu Amazon retirer 1984 de leur liseuse, sans doute pour montrer que la réalité pouvait rejoindre la fiction.