Lizzie Crowdagger : le blog

Un blog avec de la fantasy urbaine, des lesbiennes, des vampires, des flingues et des motos
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Dykes VS Bastards

, 18:19

Dykes VS Bastards est une nouvelle un peu particulière, puisqu'elle est partie d'une sorte de défi littéraire « blague ». Frustrée par la répression policière depuis le début du mouvement contre la loi travail (et en particulier la journée du jeudi 28 avril), de prendre des coups et des gaz lacrymogènes sans pouvoir répondre aux policiers, de voir des potes partir en prison ou à l'hôpital, j'avais annoncé en plaisantant que, pour chaque gazage, chaque éclat de grenade, chaque coup de matraque, je tuerais un policier dans mon prochain roman.

Ce n'était pas une idée très sérieuse, mais elle a plu à pas mal de gens, et j'ai eu cette idée de nouvelle, reprenant les personnages d'Une autobiographie transsexuelle (avec des vampires), qui a commencé à germer. Alors que j'avais vraiment eu du mal à écrire depuis un certain temps, j'ai réussi à la rédiger en quelques jours, sans doute parce qu'il y avait un aspect cathartique dont j'avais besoin à ce moment là.

À l'heure actuel, je publie ce texte sans avoir pris le temps de le laisser reposer (ce que j'évite d'ordinaire), donc je ne sais pas trop ce que ça vaut d'un point de vue qualité littéraire, mais ça m'a vraiment fait du bien de l'écrire, donc peut-être que vous prendrez aussi du plaisir à lire.

Dykes VS Bastards :

À propos d'Une autobiographie transsexuelle (avec des vampires), #2 : les méchants

, 18:15

Voici le deuxième article qui a pour objectif de poser quelques éléments de réflexion diverses autour d'Une autobiographie transsexuelle (avec des vampires). Pour rappel, le premier article sur le sujet tournait autour des aspects un peu politiques liés à la représentation de minorités (en l'occurrence lesbiennes et femmes trans). Toujours pour rappel, si vous ne l'avez pas encore lu, vous pouvez notamment commander le livre sur le site de l'éditeur, Dans nos histoires.

Et en l'occurrence, si vous ne l'avez pas encore lu, vous devriez peut-être vous arrêter là pour l'instant, parce que si le premier article était sans spoiler, ce ne sera pas forcément le cas de celui-ci, puisque je vais notamment parler de « méchants » et de qui sont les antagonistes dans la première partie du livre.

Lire la suite...

Extrait : Vraie vampire

, 00:53

La sortie récente d'Une autobiographie transsexuelle (avec des vampires) m'a donné envie de replonger un peu dans cet univers et avec ces personnages. Ceci est donc un extrait de ce qui pourrait être le début d'une nouvelle, ou bien d'autre chose, dont le titre très temporaire est pour l'instant « Vraie vampire ».

Contrairement à Une autobiographie transsexuelle (avec des vampires), qui est raconté selon le point de vue de Cassandra, l'idée est de partir du point de vue de Morgue. Ce qui est amusant, c'est qu'à l'époque il me semblait impossible de prendre son point de vue pour la narration : en effet Morgue est censée être une vampire badass qui raconte beaucoup de choses pas toujours vraies sur son passé. À l'opposé, Cassandra avait le rôle d'« humaine normale » qui découvre le gang de bikeuses en même temps que le lecteur, ce qui en faisait la narratrice idéale (la même raison, en bref, qui fait que c'est le Docteur Watson et pas Sherlock Holmes qui est narrateur des livres de Conan Doyle).

Bref, tout ça pour dire qu'avoir une narration à la première personne avec Morgue me paraissait un peu casse-gueule, mais au final j'avais envie d'essayer. Ce qui suit est donc plus une façon de voir ce que ça donne qu'un projet très lancé.

Sur ce, le bla-bla de présentation est en train de devenir plus long que l'extrait lui-même, alors le voici :


Je m'appelle Morgue, et je suis une vampire.

Avant qu'on commence, il y a deux choses que vous devriez savoir sur moi.

La première, c'est que je suis une vraie vampire. Je ne fais pas partie de ces non-morts qui essaient de s'intégrer aux valeurs de la République, qui ne boivent que du substitut à l'hémoglobine et portent fièrement un bracelet noir indiquant qu'ils suivent un traitement les dégoûtant du sang humain. (J'ai pris ce traitement pendant deux mois, pour essayer. Vous avez une piqûre tous les mois, et c'est sensé vous empêcher de planter vos crocs dans un honnête citoyen. En réalité, tout ce que ça fait, c'est vous faire vomir quelques minutes après. Les humains présentent cela comme la solution idéale au « problème vampirique », feignant sans doute de voir que les séances à dégueuler dans les chiottes après des soirées trop arrosées ne les ont, eux, jamais empêcher de vider la bouteille de Vodka.)

Je suis une vraie vampire. J'ai plusieurs milliers d'années. J'étais là lorsque Jésus Christ se faisait planter sur sa croix. J'étais là quand Néron foutait le feu à Rome. J'étais là quand Danton se faisait guillotiner, à la prise du Palais d'Hiver, quand Hitler se tirait une balle dans la tête ou encore au premier concert de AC/DC.

J'ai tué Dracula, qui n'était pas aussi fort qu'il le croyait. J'ai rencontré le Premier Vampire, celui dont nous descendons tous et qui n'est qu'une légende pour la majorité des morts-vivants. J'ai côtoyé des elfes lorsqu'ils étaient encore dans ce monde.

La seconde chose que vous devriez savoir sur moi, c'est que je suis légèrement mythomane. Vous feriez mieux de ne pas croire sur parole tout ce que je raconte.

L'écriture en 30 questions, #2 : Nombre et genre des personnages

, 05:02

(Partie 1)

Combien de personnages as-tu ?

C'est dur de compter, surtout que ça dépend de ce qui correspond à un personnage. Si on compte ceux qui ont une importance relative et sont un minimum caractérisés, je dirais... pas tant que ça, aux alentours d'une quinzaine par bouquin. En tout, ça doit faire quoi ? Une cinquantaine, une centaine peut-être. Si on compte tous les personnages qui apparaissent, y compris les figurants, évidemment, ça fait plus, mais je ne vais pas m'amuser à compter.

Préfères-tu les personnages masculins ou féminins ?

L'essentiel de mes personnages sont des meufs, c'est assez indéniable. Je pense qu'il n'y a pas besoin de regarder beaucoup mes textes pour voir que je préfère avoir des héroïnes à des héros ; j'imagine que c'est lié au fait qu'il y a trop de trucs que je regarde ou que je lis ou j'ai du mal à trouver des héroïnes, alors je compense. Au départ je culpabilisais un peu de ne pas mettre assez de mecs, puis après je me suis dit «ouais, bon, ça va, est-ce que le scénariste de The Expendables culpabilise de ne pas avoir la parité ?»

D'un autre côté, je crois que j'ai plus de facilité à écrire pour mes héroïnes qui vont être considérées comme masculines : Lev[1], par exemple, qui est un peu la caricature de grosse-gouine-masculine-pas-très-fine-et-très-bourrine ; ou encore Morgue et Sigkill[2].

Du coup, pour répondre simplement à la question : je crois que je préfère les personnages masculins, à condition que ce soit des nanas :)

Notes

[1] (Anti-)Héroïne et narratrice d'Enfants de Mars et de Vénus, qui, accessoirement, recherche toujours – tout seul, son auteure ne l'aide pas beaucoup – un éditeur ; et qui apparaît aussi dans la nouvelle On ne peut pas faire confiance aux démons.

[2] Qui apparaissent toutes les deux dans Une autobiographie transsexuelle (avec des vampires) ; Morgue étant aussi dans la petite nouvelle Bain de Soleil, et Sigkill dans Réagir sans violence.