Le blog de Lizzie Crowdagger

Ici, je discute écriture et auto-édition, fanzines et livres numériques, fantasy et fantastique, féminisme et luttes LGBT ; et puis de mes livres aussi quand même pas mal
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Police des courses — Journal de confinement (avec une vampire), jour 7

, 20:25 - Lien permanent

Aujourd’hui, je suis retournée faire quelques courses. Ouais, désolée, j’y vais trop souvent, mais le voisin a décidé de se remettre à la guitare sèche alors c’était ça ou avoir un contact physique, fortement rapproché et de grosse intensité.

Au supermarché, on nous laissait rentrer au compte-gouttes. Résultat, il a fallu faire la queue pendant près d’une heure. Je ne me plains pas, notez, quitte à faire une sortie du jour, ça m’a permis de profité un peu du soleil en fumant des clopes. D’habitude, je n’assume pas trop de fumer des clopes en faisant la queue, même dehors, rapport aux gens qui supportent pas la fumée, mais avec les nouvelles normes de distanciation sociale on peut le faire, alors c’est cool.

Après, j’ai fait les courses, rien de transcendant à raconter. Passée à la caisse. Le caissier était censé être protégé par du cellophane étendu à l’arrache. Je suis restée sceptique devant l’efficacité de la chose, mais bon, être sceptique, ça désinfecte, je suppose, donc c’est toujours ça de pris. Au moins, il disait à la cliente précédente qu’il avait reçu un masque aujourd’hui. Je ne sais pas pourquoi il tient à en avoir un, vu que le gouvernement nous répète que ça ne sert à rien si on est pas médecin.

Bref, j’ai pris mes courses et je me suis dirigée vers ma moto pour rentrer. Alors que je passais le coin du supermarché, oh oh, problème, il y avait des flics qui vérifiaient les attestations. J’avais mon attestation, hein, notez, je suis une fille sérieuse. Mais j’ai jeté un coup d’œil à mon cabas, et je me suis dit que la police des courses n’allait pas apprécier d’y voir un pack de Coca et deux paquets de chips.

Merde, merde, merde.

J’ai repensé à la vidéo que j’avais vue sur Internet de la nana qui se faisait admonester parce qu’elle avait le même genre de courses que moi. Est-ce qu’elle avait fini par se bouffer une amende de 135 € pour ça ? Je ne savais plus, mais j’étais sure de n’avoir aucune envie de m’en prendre une.

Heureusement, pour l’instant, les policiers me tournaient le dos. Je suis donc passée en faisant le moins de bruit possible et je me suis planquée en m’agenouillant derrière une voiture. J’ai pu, comme ça, passer à côté d’eux en passant furtivement de voiture en voiture, mais j’ai rapidement arrêté de pouvoir avancer comme cela.

Les trois flics en uniforme étaient placés juste à côté de ma moto.

Que faire ? J’ai réfléchi rapidement, et j’en ai conclu à la solution logique que j’avais déjà pratiquée un certain nombre de fois. J’ai repéré un gros caillou et je l’ai saisi dans ma main. Le plan était simple : le lancer suffisamment loin mais pas trop pour que ça fasse du bruit et qu’ils aillent examiner le coin, me laissant monter sur ma bécane et décarrer d’ici.

Ça a bien marché. Trop bien, même. La caillasse a atterri sur le pare-brise d’une bagnole, le fracassant à moitié et déclenchant l’alarme. Oups. Au moins, ça a marché. Les policiers se sont tournés vers l’origine du bruit, et deux d’entre eux se sont dirigés vers la voiture pour voir ce qu’il se passait.

Malheureusement, le troisième était moins discipliné et était en train de s’allumer une cigarette, l’air vaguement amusé de la scène, et toujours à deux pas de ma moto. Damn it. Il allait falloir passer à l’étape supérieure.

Je me suis approché à pas de loup derrière le policier fumeur, tandis que ses collègues arrivaient près de la voiture.

— Hein ? a-t-il fait alors que j’arrivais derrière lui.

C’était trop tard. J’avais placé mon bras droit de façon à serrer son cou avec mon coude (dans lequel j’avais toussé, vraiment désolée), et je tirais sur mon bras droit avec mon gauche, de façon à accentuer la pression.

— Ne résiste pas, ai-je dit d’une voix douce alors qu’il s’affaissait.

Alors qu’il gisait par terre et que ses collègues examinaient la voiture dont l’alarme sonnait, j’ai démarré ma moto sans prendre le temps de mettre les courses dans la sacoche, me contentant de garder le cabas à mon coude. Ensuite, j’ai démarré et fui aussi vite que je pouvais.

Ouf. Misison accomplie.

***

Quelques minutes plus tard, je m’installais sur le canapé à côté de Rouge, un verre de Coca à la main et des chips sur la table basse.

— Ça s’est bien passé, les courses ? a-t-elle demandé.

— Un peu de queue, mais rien à signaler.

Journal de confinement (avec une vampire) — Sixième jour

, 13:38 - Lien permanent

Wesh journal. Quelques petites nouvelles du jour, pour la postérité.

La situation interne de notre couple s’est stabilisée. Animal Crossing a vraiment fait du bien à Rouge, et on est repassées sur une situation comme ça devrait l’être, d’entraide et de soutien mutuel plutôt que d’énervement réciproque.

On s’est même fait un peu des câlins hier soir. J’ai quand même porté un masque et des gants, au cas où. D’accord, ce n’était pas pour réduire le risque de contamination au sein de notre couple, mais plutôt le signe que cette pandémie a au moins eu le mérite de réveiller quelques fétiches.

Sinon, on pourrait croire que tout va bien, mais un nouveau problème a surgi. Les putains de piafs. Sérieusement, je n’en peux plus. On n’entend qu’eux. Piou piou piou et gnagnagna. L’angoisse.

Et le pire, c’est que sur les réseaux sociaux, tous les connards de hippies sont en mode « c’est fabuleux, on entend les petits zozios et plus de bruits de moteurs ». Allez mourir, je veux pouvoir réentendre la douce symphonie de moteurs à grosse cylindrée qui se tirent la bourre dans les rues. En plus, les rues sont vides, ce serait le bon moment pour se tirer la bourre sans mettre personne en danger.

Et je ne parle même pas des connards malthusianistes à tendance eugéniste qui trouvent que cette pandémie est géniale parce que la nature reprend ces droits et tant pis si quelques centaines de milliers de « faibles » meurent dans le processus. Purée, même moi qui suis misanthrope j’arrive à ne pas être autant une trouduc, canalisez-vous.

Quand on pourra ressortir, il y aura des coups de tondeuse à passer, mais pour l’instant, je ronge mon frein. En attendant, j’essaie au moins de prévoir une stratégie pour les piafs. Je me disais que je pourrais leur tirer dessus au pistolet à billes, mais je n’ai pas de pistolet à billes, juste du 9mm qui parait tout de même un peu excessif. Aux prochaines courses, je prendrai peut-être du gros sel pour faire des munitions custom mais raisonnablement non létales pour les faire dégager.

Mais je devrais peut-être garder ma poudre pour les cas plus dangereux. Comme on nous le répète, ce n’est que le début, et la situation va s’aggraver. J’ai déjà vu des images de canards qui se promenaient dans Paris, j’espère qu’ils ne vont pas s’approcher de chez nous. Je peux pas blairer les canards, c’est vraiment des saloperies.

Journal de confinement (avec une vampire) — Cinquième jour

, 12:20 - Lien permanent

Bonjour cher journal. Je ne sais pas comment je dois m’adresser à toi, ça fait ridicule, non, de dire « bonjour cher journal » ? Bref.

À la maison, la situation s’est améliorée depuis hier et la sortie d’Animal Crossing. Rouge arrive à ne plus faire les quatre cents pas dans l’appartement et est partie explorer son île. Elle me bassine avec les pommes et sa canne à pêche, mais c’est plus habituel et tout à fait supportable. Moi, je suis allée buter des démons à Doom Eternal pour passer un peu le temps.

J’ai même tenté de faire comme les jeunes et de streamer un peu. Je ne sais pas comment on mate le chat en jouant et comment on fait pour voir combien de gens nous regardent jouer, mais il devait y en avoir un certain nombre, parce qu’hier soir, à ma grande surprise, quand j’ai fait un glory kill stylé sur un baron de l’Enfer tous les voisins se sont mis à applaudir. Pour un début je suppose que ce n’est pas trop mal.

Sinon, je suis allée faire quelques petites courses ce matin, enfin à onze heures, il ne faut pas déconner. J’ai été très surprise de voir les regards que les gens continuent à porter à mon masque et à mes gants. Ça me parait pourtant la base pour éviter les contaminations, non ?

D’accord, c’est peut être aussi parce que j’avais ressorti mon masque avec une tête de mort sur le bas de visage et mes gants coqués, mais bon, il faut bien que je fasse prendre un peu l’air à mon attirail de manif, parce que c’est mal parti pour qu’il y en ait une autre avant un moment.

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui. Je vais retourner buter des démons, ce n’est pas comme si j’avais grand chose d’autre à faire.

Journal de confinement (avec une vampire) — Troisième jour

, 00:18 - Lien permanent

Salut tout le monde, ou les gens qui liront ça un jour. Je m’appelle Bull, et ceci est le témoignage poignant que je veux offrir aux générations futures sur la situation que nous vivons en ce moment. Bon, d’accord, c’est surtout que je m’ennuie à mourir.

Aujourd’hui, c’est le troisième jour que nous sommes confinées, et je commence à me demander si je vais survivre à cette épidémie. Oh, je ne pense pas mourir de la maladie. D’accord, j’ai quelques critères de risques : fumer, obésité, hypertension. Mais c’est surtout que j’ai peur de finir par me défenestrer.

Il y a trois jours, après les annonces de notre président, j’ai eu un échange téléphonique avec ma daronne. Elle m’a proposé de prendre ma moto, quitter Lille, et aller la rejoindre à la campagne. J’ai refusé, évidemment. Trop bonne, trop conne. Pas envie de la mettre en danger. Pas envie de faire comme ces parigots tête de veau partis dans leur résidence secondaire.

Résultat, je vis maintenant cloitrée avec Rouge. Rouge, c’est ma meuf, et c’est aussi une vampire, ce qui pourrait laisser supposer qu’elle n’est pas obligée de rester confinée. Mais elle reste quand même dans l’appartement, à faire des allers-retours dans le salon pendant que j’essaie désespérément de faire autre chose. On a fini par un peu s’engueuler.

— Bordel, lui ai-je dit, tu ne veux pas t’arrêter ?

— Non, il faut faire un peu d’activité physique.

J’ai tenté de lui expliquer que, moi, oui, je devrais faire de l’activité physique, mon médecin n’arrête pas de me le répéter. Ce coup-ci, au moins, j’aurais une bonne excuse pour ne pas être sortie faire du vélo. Mais ça, c’est parce que je suis une humaine, et par ailleurs avec de certains problèmes de poids. Les vampires, eux, peuvent rester à faire la sieste pendant des putains de siècles et se réveiller frais et dispos, sans la moindre perte de masse musculaire. Enfin, quelque chose comme c’est.

— D’accord, a admis Rouge. C’est pour me calmer les nerfs.

— Tu ne calmes pas les miens !

— Désolée, a-t-elle dit.

Ensuite, elle s’est assise cinq minutes en pianotant sur son ordinateur portable. Après quoi, elle s’est relevée et s’est mise à faire des allers-retours.

— Nom de Dieu ! ai-je râlé. Tu ne veux pas aller marcher dehors ?

— On est en confinement.

— Tu es une putain de vampire ! Tu crois quoi, que tu vas tomber malade ?

Elle a haussé les épaules.

— On ne connait rien de ce virus. Et puis, les vampires peuvent parfois être porteurs sains. Ils ont été un grand vecteur de contagion pendant la peste noire.

— N’importe quoi, c’est des trucs de complotistes ! Ça a été débunké un milliard de fois, ces conneries.

J’avais appris ça au début de notre relation. Je voulais être sure de ne pas faire de conneries avec mon amante et je m’étais renseignée un peu sur les vampires. J’avais fini par regarder beaucoup trop de vidéos sur le sujet, notamment celles de vulgarisateurs qui pouvaient montrer qu’ils avaient un gros cerveau en montrant à quel point la théorie pondue par un survivaliste lunatique fréquentant 4chan était infondée. Ce qui, je suppose, était mieux que de ne regarder que les vidéos de survivalistes lunatiques fréquentant 4chan comme ma copine.

— Dans tous les cas, a-t-elle dit, il vaut mieux appliquer le principe de précaution. Je ne veux pas prendre le risque de propager la maladie.

— Tu ne la propages pas non plus si tu restes immobile, ai-je répliqué.

Elle a entendu le message, et est retournée sur son ordinateur portable. Cette fois-ci, elle a tenu un bon quart d’heure avant de se relever et de se remettre à faire les quatre cents pas dans le salon. Je ne sais pas cette fille angoisse tellement. Si j’étais une vampire, je ne me soucierais pas d’une épidémie qui touche les pathétiques mortels.

Mais, pour l’heure, je ne suis qu’une pathétique mortelle qui se dit que, si ce confinement dure, elle risque de péter une durite.

 

 

Sortie de La sorcellerie est un sport de combat

, 21:15 - Lien permanent

La sorcellerie est un sport de combat : les tribulations de lesbiennes hooligans face à un sorcier nazi

La sorcellerie est un sport de combat  est sorti ! Ce roman est disponible en version numérique (ebook) à prix libre sur mon site, et à 2,99€ sur la plupart des plate-formes comme Amazon, Kobo, etc. Une version papier (livre broché) est également disponible pour 19€ et peut être commandée sur Amazon ou dans la librairie de votre choix.

Plongez dès maintenant dans ces tribulations de lesbiennes hooligans face à un sorcier nazi !

Quatrième de couverture

Le vieux monde se meurt, le nouveau tarde à émerger et dans ce clair-obscur surgissent les monstres. Elles sont prêtes à les recevoir.

À une époque, Razor était une sorcière, mais elle se tient maintenant aussi loin que possible de tout ce qui relève du surnaturel. Elle n’aspire qu’à boire des coups avec ses copines lesbiennes en écoutant de la musique et en tâchant de vivre avec ses problèmes d’anxiété.

Lorsqu’une nana qu’elle a rencontrée en soirée a non seulement le mauvais gout de se faire sauvagement trucider, mais aussi celui de se relever d’entre les morts sans le moindre souvenir, Razor, embêtée, se retrouve bien obligée de lui proposer son aide.

Devoir baby-sitter une toute nouvelle vampire n’est pas ce qu’elle avait prévu mais reste dans ses cordes. Ce qui l’inquiète plus, c’est que les assassins risquent bien de vouloir finir leur travail.

Razor va devoir, à nouveau, faire appel à ses connaissances occultes et enfiler ses bottes de combat. Elle est, cependant, loin de se douter que l’ennemi auquel elle devra faire face, en plus de sortir des heures les plus sombres de l’histoire, a des comptes touts personnels à régler avec elle.

Heureusement, Razor n’est pas seule, et elle pourra compter sur le soutien de ses amies qui, à défaut d’avoir beaucoup d’expertise en tueurs surnaturels, sauront au moins faire preuve d’enthousiasme face à l’adversité.

« Au pire, il n’y aura qu’à se rabattre sur des vieux slogans : mieux vaut une seconde debout que toute une vie à genoux, vivre libre ou mourir, et autres conneries dans le genre. »

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Infos diverses

, 23:45 - Lien permanent

Bon, ça y est, j’ai déjà un peu raté ma bonne résolution 2020 de tenir ce blog un peu plus à jour…

Voici cependant, pour compenser un peu les billets que je n’ai pas écrits, quelques infos diverses :

Interview sur le site Plumes au vent

J’ai eu le plaisir de répondre à quelques questions pour le site Plumes au vent. Vous pouvez retrouver toute l’interview ici.

Celsius 1312

Comme vous l’aviez peut-être remarqué dans un précédent billet de blog, les commentaires de gens qui sacralisent le livre pour dénoncer les enseignants qui jetaient des manuels scolaires m’avaient un poil soulée. Ça m’a donné l’inspiration pour écrire une courte nouvelle de science-fiction, Celsius 1312.

La sorcellerie est un sport de combat

Je devrais normalement faire un autre billet plus détaillé dans les prochains jours, mais La sorcellerie est un sport de combat (pré-publié sur Tipeee comme saison 1 de Lacets rouges & magie noire, même si le format saison a un peu disparu) sortira enfin officiellement début mars. Vous pouvez retrouver toutes les informations sur la page dédiée sur mon site.

Cinq astuces pour avoir une langue fictive dans votre roman sans vous embêter à créer une langue fictive

, 17:28 - Lien permanent

Quenya_Example.svg.png

Le saviez-vous ? JRR Tolkien lui-même
a commencé en griffonant des lettres
au pif et en faisant des blagues pour
inventer des mots, avant de créer des
justifications à postériori pour faire
sérieux et se la péter[réf. nécessaire].

Imaginons que vous écriviez un roman de fantasy ou de science-fiction, et qu’à un moment vos protagonistes rencontrent une peuplade étrangère. Quoi de mieux que de mettre une langue fictive pour augmenter le sentiment d’immersion ? Oui, mais voilà, vous avez autre chose à faire que de vous enquiquiner à inventer une nouvelle langue à partir de rien.

Ça tombe bien, dans cet article, je vais vous donner mes meilleures astuces pour faire croire que vous avez fait ce boulot !

Astuce #1 : ne pas mettre de langue fictive

Commençons par la méthode la plus simple : vous raviser, et ne tout simplement pas mettre de langue fictive. Pas de mots inventés, rien. Certes, ça peut être compliqué dans certains cas, mais pour le roman, en général on peut toujours se débrouiller dans mettre le moindre mot étranger (fictif ou pas) dans son texte. Après tout, soit les personnages parlent et comprennent la langue, et ça n’a donc pas forcément de sens de rendre un passage incompréhensible pour le lecteur ; soit ils ne la parlent pas, et il suffit de dire qu’ils ne comprennent pas ce qui est dit, qu’un autre personnage prononce un mot inconnu, etc.

Certes, on perd peut-être un peu d’immersion, et surtout vous perdez beaucoup de street-cred de vrai écrivain de fantasy si vous faites ça (pour peu que vous n’ayez pas mis de carte au début du livre, c’est la cata), mais ça reste une possibliité.

Astuce #2 : le rot13

Le principe du rot13 est de décaler toutes les lettres de l’alphabet de treize positions : A devient donc N, B devient O, etc. Vous pouvez coder/décoder en ligne sur beaucoup de sites, dont rot13.com. Ça ne marche pas forcément bien pour tous les types de langues, mais typiquement pour une incantation démoniaque ou ce genre de choses, ça donne un résultat qui ne marche pas trop mal. Par exemple, si vous tapez « Je mangerais bien des frites », vous obtiendrez :

Wr znatrenvf ovra qrf sevgrf

Bon, si on laisse tel quel, ce n’est pas forcément génial, mais vous pouvez toujours arranger un peu manuellement pour que ce soit un peu plus convaincant. Par exemple :

War znatrenv’f ovra qu’rf sevgrf!

Astuce #3 : écrire les mots à l’envers

Une autre astuce, si vous voulez simplement avoir quelques mots d’une langue étrangère fictive, c’est juste de prendre des mots et de les écrire à l’envers. Par exemple, pelleteuse deviendra esuetellep. Là encore, on peut faire un peu d’arrangement à la main pour qu ça rende un peu mieux.

DISCLAIMER : LES DEUX CONSEILS PRÉCÉDENTS SONT BIEN ÉVIDEMMENT IRONIQUES. N’IMPORTE QUEL ÉCRIVAIN QUI SE RESPECTE UN MINIMUM N’UTILISERAIT JAMAIS DES PROCÉDÉS AUSSI CHEAPS. EN PARTICULIER, LES PHRASES ET MOTS DE LANGUES ÉTRANGÈRES FICTIVES APPARAISSANT DANS PAS TOUT À FAIT DES HOMMES ONT ÉTÉ CONSTRUITES À PARTIR D’ANALYSES LINGUISTIQUES RIGOUREUSES ET CERTAINEMENT PAS EN UTIILISANT DE MÉTHODES AUSSI FEIGNANTES.

Astuce #4 : utiliser une langue réelle

Une autre méthode assez simple est, bien évidemment, d’utiliser une langue réelle. Pour des incantations ésotériques, le latin reste par exemple une valeur sûre. Un petit coup de Google Translate, et c’est marre. Ça peut aussi marcher pour des langues vivantes, d’autant plus quand vous vous inspirez déjà un peu d’un pays existant. Par exemple, dans Discworld de Terry Pratchett, les gens de Quirm parlent français. Évidemment, si vous avez un ton plus sérieux, il y a des chances que les gens viennent un peu pinailler et vous risquez, là-aussi, de perdre de la street-cred de vrai écrivain de fantasy, donc c’est à manier avec précaution. Oh, et aussi parce qu’on peut assez vite tomber dans des clichés racistes que vous allez avoir plus de mal à passer sous le tapis en disant « ah ah, non, mon peuple très clairement inspiré d’une culture existante est purement fictif et n’a rien à voir avec celle-ci, je ne sais pas ce que vous vous imaginez ! ».

Sinon, vous aussi pouvez aussi utiliser une langue construite, comme cette bande dessinée dont je ne me rappelle plus le nom qui a des démons qui parlent en espéranto.

Astuce #5 : utiliser une autre langue fictive

Mais quitte à utiliser une langue construite, pourquoi ne pas partir sur une langue fictive existante, comme l’elfique de Tolkien, le klingon de Star Trek, le dothraki de Game of Thrones, ou encore le créole belter de The Expanse ?

Ah, oui, il y a peut-être les soucis de copyright. Ce qui pose la question : est-ce qu’on peut copyrighter une langue, même si elle est fictive ? Si ça vous intéresse, il y a une interview en anglais de David J Peterson (qui a notamment travaillé sur les langues de Game of Thrones) qui parle un peu de ce sujet, et évoque la position de la Language Creation Society. En gros : ça devrait (idéalement) pas être soumis à copyright, mais si t’as du succès et que t’attires l’attention des potentiels ayants droits tu risque quand même d’avoir des soucis.

Et sinon…

Vous pouvez retrouver mes textes de fiction (qui, bien sûr, sont travaillés avec beaucoup plus de sérieux) sur mon site. Pour être au courant de mes dernières parutions, n’hésitez pas à vous abonner à ma newsletter (faible trafic, pas plus d’un message par mois). Pour me permettre de pouvoir continuer à diffuser des textes et de très bons conseils d’écriture, vous pouvez me soutenir sur Tipeee à partir d’1€ par mois, ce qui vous donnera accès à mes prochains textes de fiction en avant-première.

Elle est choquée par les enseignants qui jettent leurs livres ; ses raisons vont vous surprendre !

, 22:53 - Lien permanent

Pour protester contre la réforme des retraites, des enseignants ont jeté des manuels scolaire, dans la foulée d’autres professions, comme les avocats qui avaient jeté leur robe. Si l’action a été contesté par un certain nombre d’internautes et d’intellectuels dénonçant l’affront et la désacralisation faite aux livres, c’est pour de toutes autres raisons que Lizzie C. s’offusque :

« Je ne comprends pas l’intérêt de faire grève si c’est pour faire du travail gratuit. Est-ce que moi je fais grève en donnant des cours gratuitement ? ».

Lizzie est en effet stress-testeuse de livres. Une profession nouvelle, mais auxquels les éditeurs recourent de plus en plus pour évaluer en amont la solidité de leurs ouvrages.

« On commence par brûler des livres, explique-t-elle, et ensuite on fait un rapport détaillé sur la manière dont le feu s’est propagé, les odeurs émises, si cela a émis des fumées toxiques. »

Ses prestation dépendent cependant des éditeurs : certains ne prennent que le forfait de base, qui n’assure que le minimum vital en terme de solidité.

« Le jet de livres, c’est nécessaire, mais ce n’est pas suffisant. Déjà, il faut le jeter correctement, éviter de l’envoyer à l’horizontal et fermé, mais s’assurer qu’il s’ouvre et que les pages volent dans tous les sens. Mais, honnêtement, à part ceux qui ont une reliure vraiment minable, ce n’est pas là qu’on détecte soucis de solidité. »

Lizzie ne travaille pas seule : elle est épaulée par son chat.

« Les pages d’un livre ne résistent jamais aux griffes d’un chat qui s’enthousiasme dessus, mais il y a d’autres facteurs. Il y a des odeurs qui sont plus ou moins attirantes, des couvertures qui résistent mieux à un chat qui se détartre les dents dessus. Et après, il y a les tests liquides. On pourrait croire que tous les livres sont égaux face à l’urine de félins, mais certains ont les pages qui collent plus, ou l’encre qui s’efface. D’autres ont les pages déjà jaunies de base et s’en tirent presque sans égratignure. À part l’odeur, pour laquelle on ne peut pas faire grand chose. »

Malheureusement, avec la multiplication du nombre de sorties et la diminution des ventes par titre, de plus en plus d’éditeurs rechignent à avancer l’argent pour s’assurer que leur livre passe les tests les plus poussés.

« Vous savez, l’image du type qui se fait tirer dessus et s’en sort parce qu’il avait une bible dans la poche ? Bon, déjà, la plupart des livres que j’ai eu l’occcasion de tester ne permettent pas d’arrêter un calibre comme le 9mm, même s’il y a des exceptions. Mais maintenant, les éditeurs ne s’embêtent même plus à vérifier ce genre de choses, au détriment de la sécurité de leurs lecteurs. »

La sécurité, c’est ce qui l’a poussée à quitter son ancien métier. Avant, Lizzie testait la sécurité des voitures, mais elle a eu des problèmes pendant la loi travail après l’incendie du véhicule d’un ouvrier au SMIC qui avait travaillé toute sa vie pour se payer une Porsche.

« Je trouve abusé qu’on dise que c’était de ma faute. Je n’ai fait que jeter un cocktail Molotov, pour tester. Je n’y suis pour rien si les flammes ont aussi bien pris. En vérité, ce type aurait dû me remercier de lui avoir montré que sa voiture était aussi peu ignifugée. »

Interrogée sur ce qu’elle pense des réactions hostiles à sa profession qui détruit des livres, Lizzie balaye les critiques d’un revers de la la main.

« Je ne comprends pas ces reproches. Pour moi aussi, le livre est sacré, une fois que je l’ai sacrifié. C’est la putain d’étymologie. »

À méditer…

Croasseries #2 : Une vampire peut-elle regarder Buffy contre les vampires ?

, 13:10 - Lien permanent

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Dans ce deuxième épisode de Croasseries, mon podcast dédié à mes élucubrations sur la fiction, on va se poser la question de savoir si une vampire a le droit de regarder la série télé Buffy contre les vampires. Pour écouter ce podcast, vous pouvez soit :

Si vous n’aimez pas le format audio, ou ma voix, ou que vous trouvez le son mauvais, vous pouvez aussi simplement lire les notes rédigées ci-dessous.

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Portrait : Kalia (Tout le monde ne déteste pas la police naturellement)

, 19:00 - Lien permanent

Pour faire vivre un peu ce blog sur lequel il n’y a plus eu beaucoup d’articles ces derniers temps, et pour me donner un prétexte pour revenir avec un peu de recul sur des écrits passés, j’ai décidé de faire cette petite série de portraits de personnages, en commençant avec l’héroïne de Pas tout à fait des hommes.Pas tout à fait des hommes, roman de fantasy

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Punk is undead est maintenant disponible à prix libre intégral (y compris gratuitement)

, 18:45 - Lien permanent

punk_is_undead.pngPunk is undead, l’intégrale de la saison 1 de La chair & le sang, est maintenant disponible à prix libre intégral, y compris gratuitement si vous êtes pauvre, ou un·e gros·se radine, ou si vous  nesavez pas trop ce que ça vaut, ou…. bref, vous pouvez le pécho gratos si vous voulez.

(Évidemment, ça ne s’applique que pour la version numérique, parce que pour le livre papier ce serait un peu plus compliqué, mais ça n’empêche pas qu’il en existe aussi une version brochée si vous préférez ce format.)

Quatrième de couverture

Je m’appelle Jessica, je viens d’emménager dans une nouvelle ville, et je cherche juste à faire comme tout le monde : trouver un travail, rencontrer l’amour, et avoir une vie stable et satisfaisante.

Sauf que mes seules opportunités professionnelles sont de bosser pour des vampires, que la voisine sur laquelle j’ai un crush est une skinhead louve-garou, et que mes tendances masochistes ne sont pas toujours très bien comprises.

Lorsque des gens commencent à se faire descendre autour de moi, je ne suis pas très surprise. La seule chose de stable dans ma vie, c’est bien ma capacité à attirer les emmerdes.

Pourquoi donc ?

Alors vous vous demanderez peut-être : mais pourquoi donc ? Tu ne penses pas que ton travail mérite salaire ? Si c’est gratuit, ne suis-je pas le produit ?

Il y a plusieurs raison, et si ça tombe en période de grosse grève ce n’est pas complètement par hasard, puisque j’ai hésité un moment à rendre ce texte disponible gratuitement pendant cette période en invitant à donner à la place à une caisse de grève. Au final, je ne pensais pas que ça servirait à grand-chose vu qu’il n’y avait pas des milliers de vente du bouquin à la base via mon site et j’ai un peu laissé tomber l’idée un moment.

Sauf qu’en fait, je ne vends pas spécialement énormément de bouquins en auto-édition, et ce ne sont pas les quelques royalties que me verse Amazon qui vont  changer grand-chose à mes revenus. Les abonné·e·s à ma page Tipeee me permettent heureusement d’avoir un complément un peu plus conséquent et un peu plus stable, et je vous remercie vraiment pour ça. Il se trouve que ce n’est pas spécialement lié à des ventes et que ça n’introduit pas forcément un besoin de limiter l’accès pour les gens qui ne peuvent ou ne veulent pas payer.

Et il se trouve que je pense que rendre la « culture » (qui me paraît un bien grand mot pour parler de ce que je fais) accessible à tou·te·s est quelque chose d’important, et en particulier quand ça visibilise des personnages et des thématiques qu’on ne retrouve pas forcément partout (LGBT au hasard). Même à un prix modique, le fait de devoir passer par Paypal ou avoir une carte bleue peut être bloquant pour plein de gens. Je suis aussi plutôt partisane des licences libres, et je pense mettre Punk is undead sous licence Creative Commons (comme le sont déjà un certain nombre de mes autres textes) quand j’aurai moins la flemme.

Je me suis aussi demandée pourquoi je vendais les livres en version numérique sur mon site, parce qu’en fait ça n’a rien d’évident et, longtemps, je me suis contentée de mettre les textes complètement gratuitement sans en chercher aucune rémunération. Et si, bien sûr, il y a la question de cette rémunération et de ce que ça implique (puisqu’on est dans un monde où les choses sont payantes et que je n’ai pas de gros revenus en-dehors de cette activité), je pense qu’il y avait aussi un aspect lié à ce que c’est que d’être une « vraie » autrice, de rentrer dans les clous de ce que font les « professionnels », etc, et qu’en fait ça ne correspond pas à ce que je veux.

Ça rejoint une discussion que j’ai eue récemment sur le fait de chercher de plus en plus à monétiser dès qu’on fait quelque chose, et il me semble que si l’argument du « je n’ai pas envie de travailler gratuitement » est légitime, faire des choses et partager en-dehors du marché l’est aussi. Alors, certes, en proposant un prix libre et un appel à me soutenir si vous aimez plutôt qu’une gratuité totale, je ne me mets pas vraiment hors du marché, mais j’ai l’impression que ça me permet de placer mon travail de création dans un entre-deux qui me paraît plus confortable.

Bref

Bref, je crois que j’ai un peu tiré un deuil sur ma capacité à « vivre » de l’écriture et à être une « vraie écrivaine professionnelle » et je me dis que, tant qu’à faire, autant partager et vous permettre de partager. Ça n’empêche pas que je suis très heureuse quand des personnes me soutiennent financièrement parce qu’elles ont apprécié ce que j’écris, que je préfère parler de prix libre que de gratuité, et que par ailleurs je continuerai à proposer ce livre (comme je le fais déjà pour Pas tout à fait des hommes, par exemple) à la vente sur les plate-formes de vente comme Amazon et Kobo, parce qu’elles ont plus d’audience que moi, ce qui rend compliqué d’y être tout à fait absente, et que je n’ai pas envie de bosser gratos pour elles pour autant (et de toute façon elles n’ont pas l’option « prix libre »).

Je pense que je ferai la même chose pour ce qui correspondra à la saison 1 de Lacets rouges & magie noire (qu’il est d’ailleurs plus que temps que je sorte), peut-être pas dès le début (parce que pour chaque livre j’ai toujours l’espoir insensé que celui-ci va percer de ouf et me rendre riche et de droite), mais assez rapidement.

En attendant, bonne lecture pour les gens qui lisent, bonne grève pour les gens qui grèvent, bonne fêtes pour les gens qui fêtent et à la prochaine.

Sortie de Punk is Undead, intégrale de la saison 1 de La chair & le sang

, 21:34 - Lien permanent

Aujourd’hui c’est la sortie “officielle” de Punk is undead, l’intégrale de la saison 1 de la série de fantasy urbaine lesbienne La chair & le sang, maintenant disponible en ebook (prix libre sur mon site — 5€ ailleurs) et papier (20€).
 
Punk is undead

 

 
Pour la première fois pour la version papier d’un de mes bouquins auto-édité, il devrait être possible de le commander en librairie sans passer par Amazon! Par exemple sur Place des libraires ou (normalement) à peu près n’importe où ailleurs (pour peu que le « n’importe où » en question soit une librairie, ça aide un peu). 
 
(Je dis « devrait »  parce que je n’ai pas encore trop pu tester mais visiblement c’est au moins c’est enregistré dans les bases de données. Aussi, notons qu’il ne s’agit pas tout à fait la même version parce que les formats de livres ne peuvent pas être les mêmes ; donc c’est une édition où le livre est un peu plus large et fait du coup un peu moins de pages comparé à la version Amazon. Mais le prix et le contenu sont les mêmes)

Festival Dangereuses lectrices à Rennes le 28 et 29 septembre

, 21:54 - Lien permanent

J’ai le plaisir, l’honneur, et le retard de vous annoncer que je serai à Rennes le week-end prochain dans le cadre du festival Dangereuses lectrices. Ce sera donc aux ateliers du vent, à Rennes, le samedi et dimanche 28 et 29 septembre.

Expression profondément intime, l’écriture, et son corollaire la lecture, n’en sont pas moins des manières d’être au monde, d’en absorber les remous et les bouleversements et de les analyser. À l’aube d’un moment que nous croyons charnière dans la prise en compte de la parole des femmes, nous avons voulu créer un espace autour des écrits de femmes, des écrits féministes, à travers leurs auteur·ice·s et leurs lecteur·ice·s, et imaginer un temps de dialogue.

Le festival Dangereuses Lectrices est résolument féministe, et croit en l’écriture et la lecture comme deux activités fondamentalement émancipatrices pour tou·te·s. Le festival porte également une revendication à l’intersectionnalité des luttes et aura donc une attention toute particulière à ce que les personnes L.G.B.T., racisées, handicapées, économiquement défavorisées soient représentées, tant dans sa programmation qu’au travers d’une politique d’accès adaptée.

Pour voir toute la programmation, c’est ici. Je participerai notamment à une séance de lectures le samedi à 18h, et à une table ronde autour de la sorcière dans la fiction le samedi à 14h.

À bientôt peut-être !

(Podcast) Premier épisode de Croasseries : suffit-il de lire Twitter pour écrire des romans ?

, 23:13 - Lien permanent

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Une éternité après mon dernier article publié sur ce blog, voici un petit billet pour vous informer que je me suis, sans grande conviction, lancée dans une tentative de podcast. Ça s’appelle Croasseries et ça a vocation à parler de fiction en général.

Le premier épisode, Suffit-il de lire Twitter pour écrire des romans ?, est disponible sur ce blog (si vous scrollez en peu il est en bas, en annexe), sur Soundcloud ainsi que sur Youtube. Dedans, je discute :

— de la culpabilité d’écrivaine à ne pas lire assez
— d’écriture à la première personne
— de secrets d’auteurs pour augmenter sa productivité en glandant
— de conspirationnisme
— et aussi de la narration lorsqu’il ne s’agit pas de fiction (réseaux sociaux, journaux, comptes-rendus, …)

Aussi, je dis que c’est le premier épisode, mais techniquement il y aussi un épisode zéro où je parle de Fire Emblem Three Houses, que vous pouvez écouter sur Youtube.

Après, est-ce que je prétends que tout cela est fabuleux ? Sans doute pas. Que cela vous intéressera ? Pas forcément. Mais voilà, ça me fait une excuse pour publier un nouvel article ici, et si ça plaît à des gens et/ou que ça m’amuse encore et/ou que j’ai des trucs vaguement intéressants à raconter, peut-être j’en ferai d’autres.

Sinon, si vous préférez la fiction, ou si vous aimez bien ce que je dis mais que vous ne supportez pas ma voix (moi non plus), je rappelle que vous pouvez évidemment retrouver mes romans sur mon site.

Mise à jour du Crowpack, archive de livres électroniques gratuits

, 14:54 - Lien permanent

logo.pngSi vous avez eu une liseuse à Noël (ou pas), j’ai fait une petite mise à jour du Crowpack, qui passe maintenant en version 1.1.0. Pour rappel, le Crowpack contient mes textes disponibles sous licence Creative Commons - By - ShareAlike. C’est donc une petite collection d’ebooks gratuits (ou, plus exactement, à prix libre, puisque vous êtes invité·e à faire un don), contenant des nouvelles/romans fantastiques, science-fiction et fantasy.

Le Crowpack vous propose une archive zip contenant, au choix, tous ces textes au format EPUB, PDF ou HTML.

L’ensemble de ces textes est disponible sur Github. Vous pouvez reproduire et modifier ces textes selon les conditions de la licence.

Cette version 1.1.0 n’inclut pas de gros changements, mais apporte quelques petites corrections apportées à certains textes, ainsi que l’ajout de la fiction interactive Fraiche et dispo (uniquement en version HTML, puisque le EPUB et le PDF ne permettent pas trop l’interactivité).

Pour télécharger le Crowpack (gratuitement ou en faisant un don), c’est ici.

Dans sa version 1.1.0, le Crowpack inclut les textes suivants :

 

Actualités de septembre

, 10:03 - Lien permanent

Coucou !

Voici quelques petites infos pour celles et ceux qui suivent ce que je fais en terme d’écriture et tout et tout.  Aussi, oui, je sais, le 29 septembre c’est un peu tard pour annoncer les actualités de septembre mais bon euh ça va.

À venir : La descente de lit, dimanche 30 septembre (Lyon)

La descente de lit, ce sera demain 30 septembre de 14h à 21h à l’Atelier des Canulars (91 rue Montesquieu, Lyon). Il y a aura des ateliers d’écriture, un autel de coupage/collage, des distros des zines/gravures/brochures/trucs, puis des lectures et open mic. Normalement je devrais y être avec quelques zines, autocs et autres bouquins, mais peut-être pas dès le début, ça dépendre d’à quelle heure se fait ma descente de lit à moi aussi. 

Sorti ce mois-ci : Lacets rouges & magie noire, épisode 4

Le quatrième épisode de Lacets rouges & magie noire, intitulé « Ni oubi ni pardon », est sorti ce mois-ci. Comme les précédents, il est disponible en version numérique et/ou fanzine pour les abonné·e·s Tipeee. Donc si vous avez envie de lire une série de fantasy urbaine lesbienne avec des skinheads, de la sorcellerie, des gros calibres et de la Clio tunée, vous savez ce qu’il vous reste à faire ! Abonnement numérique à partir d’1€ par mois, abonnement papier à partir de 5€ par mois.

Aussi sorti ce mois-ci : Fraiche et dispo, une fiction interactive

Sinon, j’ai aussi publié il y a quelques jours Fraiche et dispo, une petite fiction interactive située dans le même univers qu’Enfants de Mars et de Vénus. Une fiction interactive, c’est un peu comme un livre dont vous êtes l’héroïne, sauf que voilà c’est numérique et 2.0 et tout et tout. Si ça vous intéresse d’y jeter un œil, c’est gratos et c’est ici.

That’s all folks !

Voilà, c’est tout pour cette fois, cœur et oi!,

Lizzie

 

Pour ne rien rater (enfin quand je pense à envoyer des mails) des nouveautés de ce que je fabrique, vous pouvez vous inscrire à ma liste de diffusion (faible trafic)

Sur les pas de Colonel Hipster, notre super-héros national

, 12:22 - Lien permanent

Si l’affaire qui fait grand bruit en ce moment est celle d’Alexandre Benalla et ses attributions obscures, nous avons, pour notre part, décidé de suivre une journée dans les pas d’un autre homme de l’ombre de l’Élysée, Colonel Hipster.

Hormis des rôles de protection du Président de la République lors de ces déplacements, rien à voir cependant entre les deux hommes : là où Alexandre Benalla a soulevé les critiques de l’opposition comme de syndicats de police, Colonel Hipster ne suscite qu’éloges et approbations, depuis les rangs de la majorité jusqu’à Jean-Luc Mélenchon, en passant par José Bové.

Souvent comparé à son « homologue » outre-atlantique Captain America, Colonel Hipster assure pourtant avoir très peu en commun avec cet individu.

« Captain America, c’est la malbouffe et les produits transgéniques pour devenir plus fort. Moi, je ne dois mes pouvoirs qu’à une alimentation saine et à de l’exercice régulier. Par exemple, je ne me déplace qu’en vélo, cela me permet ainsi de réduire mon empreinte carbone. »

Humble, Colonel Hipster préfère ne pas détailler l’étendue de ses super-pouvoirs. Interrogé sur les rumeurs qui voudraient que sa barbe soit en adamantium et lui permette d’esquiver les balles, il rigole d’abord, avant de répondre :

« J’entretiens ma barbe avec une huile dont la recette m’a été confiée par mon arrière grand-père. Je peux vous assurer qu’il n’y a que des produits végétaux issus de l’agriculture biologique. Pas de saleté de métal composite ! »

Au cours de notre journée à le suivre, nous n’avons pas pu assister aux pouvoirs de cette mythique barbe, mais nous avons pu constater l’efficacité de Colonel Hipster. Ainsi, alors qu’un dangereux individu tout de noir vêtu s’engage dans l’Élysée, un pistolet à la main, Colonel Hipster est bien évidemment le premier à bondir et à se mettre sur son chemin.

Le dangereux malfrat pointe alors son pistolet sur notre super-héros national et appuie sur la détente, mais heureusement, l’arme s’enraye, comme désarmée face à la force tranquille de son adversaire.

« C’est ce qui arrive quand on utilise un pistolet discount, probablement fabriqué dans les pays de l’est !, nous explique Colonel Hipster. C’est pourquoi j’ai, de mon côté, fait faire revolver sur mesure par un artisan local. Quand aux balles, je les façonne moi-même avec de la poudre bio. »

Alors qu’un homme de la GSPR (Groupe de Sécurité de la Présidence de la République) lui tend un serre-flex pour menotter l’individu, Colonel Hipster refuse et préfère utiliser de la corde en chanvre tressé.

« Les serre-flex, ce n’est pas bio-dégradable, alors que la corde on peut la réutiliser, et quand on connaît les bons nœuds de marins, on ne s’en dégage pas facilement. »

Si les missions de Colonel Hipster sont avant tout la protection du Président de la République et la défense des intérêts nationaux, il mouille parfois aussi la chemise pour des tâches moins stratégiques.

« L’autre jour, nous explique-t-il, le chat de ma voisine était bloqué sur un arbre. Je l’ai donc fait descendre en coupant l’arbre (grâce à la hache que m’a fabriquée un ami forgeron) et le tour était joué ! J’ai également découpé l’arbre en planches et ai pu me fabriquer un très joli meuble. »

Les interventions de Colonel Hipster sont pratiquement toujours saluées unanimement. Nous avons tout de même réussi à trouver quelques trouble-fêtes pour critiquer les agissement de notre fleuron national :

« Écoutez, mon chat il allait redescendre. Et l’arbre je l’aimais bien, il me faisait de l’ombre en été. Alors d’accord Colonel Hipster m’en a planté un nouveau mais le temps qu’il me fasse de l’ombre je ne serai plus là. », témoigne ainsi Gisèle, 83 ans.

C’est pourtant l’une des rares paroles que nous trouverons pour critiquer le super-héros. Même certains des individus à qui il a dû s’opposer vouent une certaine admiration pour l’homme :

« J’ai rencontré Colonel Hipster alors que j’avais un cocktail Molotov dans la main, témoigne ainsi Stéphane, ancien Black Bloc. Il s’est planté devant moi sans avoir peur et m’a signalé que l’essence que contenait la bouteille contenait des hydrocarbures nocifs pour la planète, et que je prétendais lutter contre le capitalisme alors que je portais un tee-shirt fabriqué dans une usine en Chine. J’ai réalisé mon erreur grâce à lui, il m’a remis sur le droit chemin. »

Depuis, Stéphane a monté un salon de dégustations de yahourts bio. Malheureusement, toutes les situations ne peuvent pas être résolues de manière aussi non-violentes.

« Bien sûr, Colonel Hipster fait parfois usage de la force, admet Marie-France Monéger-Guyomarc’h, directrice de l’Inpection Générale de la Police Nationale (IGPN), mais toujours de la violence légitime avec des gestes techniques parfaitement maîtrisés. »

Pour illustrer son propos, elle nous montre une vidéo, où l’on voit Colonel Hipster donner un coup de pied dans la tête d’un manifestant à terre.

« Regardez ce coup de pied, admire la directrice de l’IGPN, il est absolument parfait, effectué dans les règles de l’art, il n’y a rien à reprocher. »

De son côté, Colonel Hipster n’a pas honte d’avoir parfois recours à la violence, mais il n’en est pas non plus excessivement fier. Ce qu’il préfère noter dans la vidéo, c’est que sa botte est en cuir véritable et a été réalisée par un petit cordonnier.

Waste Notre-Dame-Des-Landes : première tentative de récit sur un jeu vidéo

, 14:51 - Lien permanent

Quelque chose d’un peu différent que je fais d’habitude, puisqu’il s’agit d’une vidéo basée sur le jeu Wasteland 2.

Vingt ans après l’attaque nucléaire contre Notre-Dame-Des-Landes, notre équipe de journalistes a mené une enquête auprès d’un groupe de marginaux qui sévit dans le désert de Notre-Dame-Des-Landes. Suivez les aventures de :

  • Segfault, informaticienne perdue dans le désert
  • Nails, qui doit son nom à son amour des ongles vernis et des battes cloutées
  • Teddy, militant queer et adepte des armes lourdes
  • Unleaded, tireuse d’élite.

(Lien vers la vidéo)

Je débute à ce genre de choses, donc j’espère que vous serez indulgent·e·s ! Et si vous appréciez ce genre d’expériences, n’hésitez pas à partager la vidéo pour me motiver à faire une suite :)

Intergalactiques de Lyon : tables rondes et dédicaces ce samedi et dimanche 21/22 avril

, 12:10 - Lien permanent

Les Intergalactiques de Lyon, c’est en ce moment, avec plein d’événements autour de la science-fiction, que ce soit au cinéma ou dans la littérature. Pour cette année 2018, la thématique est orientée sur le féminisme, avec beaucoup de tables rondes qui parleront de la représentation des femmes dans ce genre, de l’hyper-sexualisation, de femmes scientifiques, etc.

Dans ce cadre, je suis très contente et honorée de vous annoncer (un peu tardivement, oups) que je serai présente ce week-end du 21 et 22 avril, pour des dédicaces mais aussi deux tables rondes le samedi 21 avril à 16h et 18h, respectivement sur Le cinéma de Science-fiction & les femmes et Entre hypersexualisation & objectification : quelle représentation des femmes dans le récit de science fiction ?

À bientôt ! <3

Space Aliens Support The Strike

, 13:08 - Lien permanent

Space Aliens Support The StrikeVoilà, c’est lancé ! Si vous voulez soutenir les grévistes, et au passage avoir accès à des livres numériques de science-fiction, fantasy ou fantasique (ou autre) par des auteurs et autrices qui soutiennent la grève, c’est ici : https://strike.ouvaton.org.

Il n’y a pas encore énormément de textes pour l’instant, mais un certain nombre d’auteurs et d’autrices se sont d’ores et déjà porté·e·s volontaires pour en ajouter. Si vous voulez aussi en proposer, n’hésitez pas, il est encore temps ! Et si vous faites un don dès maintenant, ne vous en faites pas, la liste sera mise à jour avec les nouveaux textes !

Et dans tous les cas, faites grève si vous pouvez, soutenez les grévistes. Ce n’est qu’un début, la lutte continue !

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