Le blog de Lizzie Crowdagger

Ici, je discute écriture et auto-édition, fanzines et livres numériques, fantasy et fantastique, féminisme et luttes LGBT ; et puis de mes livres aussi quand même pas mal
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Elle est choquée par les enseignants qui jettent leurs livres ; ses raisons vont vous surprendre !

, 22:53 - Lien permanent

Pour protester contre la réforme des retraites, des enseignants ont jeté des manuels scolaire, dans la foulée d’autres professions, comme les avocats qui avaient jeté leur robe. Si l’action a été contesté par un certain nombre d’internautes et d’intellectuels dénonçant l’affront et la désacralisation faite aux livres, c’est pour de toutes autres raisons que Lizzie C. s’offusque :

« Je ne comprends pas l’intérêt de faire grève si c’est pour faire du travail gratuit. Est-ce que moi je fais grève en donnant des cours gratuitement ? ».

Lizzie est en effet stress-testeuse de livres. Une profession nouvelle, mais auxquels les éditeurs recourent de plus en plus pour évaluer en amont la solidité de leurs ouvrages.

« On commence par brûler des livres, explique-t-elle, et ensuite on fait un rapport détaillé sur la manière dont le feu s’est propagé, les odeurs émises, si cela a émis des fumées toxiques. »

Ses prestation dépendent cependant des éditeurs : certains ne prennent que le forfait de base, qui n’assure que le minimum vital en terme de solidité.

« Le jet de livres, c’est nécessaire, mais ce n’est pas suffisant. Déjà, il faut le jeter correctement, éviter de l’envoyer à l’horizontal et fermé, mais s’assurer qu’il s’ouvre et que les pages volent dans tous les sens. Mais, honnêtement, à part ceux qui ont une reliure vraiment minable, ce n’est pas là qu’on détecte soucis de solidité. »

Lizzie ne travaille pas seule : elle est épaulée par son chat.

« Les pages d’un livre ne résistent jamais aux griffes d’un chat qui s’enthousiasme dessus, mais il y a d’autres facteurs. Il y a des odeurs qui sont plus ou moins attirantes, des couvertures qui résistent mieux à un chat qui se détartre les dents dessus. Et après, il y a les tests liquides. On pourrait croire que tous les livres sont égaux face à l’urine de félins, mais certains ont les pages qui collent plus, ou l’encre qui s’efface. D’autres ont les pages déjà jaunies de base et s’en tirent presque sans égratignure. À part l’odeur, pour laquelle on ne peut pas faire grand chose. »

Malheureusement, avec la multiplication du nombre de sorties et la diminution des ventes par titre, de plus en plus d’éditeurs rechignent à avancer l’argent pour s’assurer que leur livre passe les tests les plus poussés.

« Vous savez, l’image du type qui se fait tirer dessus et s’en sort parce qu’il avait une bible dans la poche ? Bon, déjà, la plupart des livres que j’ai eu l’occcasion de tester ne permettent pas d’arrêter un calibre comme le 9mm, même s’il y a des exceptions. Mais maintenant, les éditeurs ne s’embêtent même plus à vérifier ce genre de choses, au détriment de la sécurité de leurs lecteurs. »

La sécurité, c’est ce qui l’a poussée à quitter son ancien métier. Avant, Lizzie testait la sécurité des voitures, mais elle a eu des problèmes pendant la loi travail après l’incendie du véhicule d’un ouvrier au SMIC qui avait travaillé toute sa vie pour se payer une Porsche.

« Je trouve abusé qu’on dise que c’était de ma faute. Je n’ai fait que jeter un cocktail Molotov, pour tester. Je n’y suis pour rien si les flammes ont aussi bien pris. En vérité, ce type aurait dû me remercier de lui avoir montré que sa voiture était aussi peu ignifugée. »

Interrogée sur ce qu’elle pense des réactions hostiles à sa profession qui détruit des livres, Lizzie balaye les critiques d’un revers de la la main.

« Je ne comprends pas ces reproches. Pour moi aussi, le livre est sacré, une fois que je l’ai sacrifié. C’est la putain d’étymologie. »

À méditer…

Croasseries #2 : Une vampire peut-elle regarder Buffy contre les vampires ?

, 13:10 - Lien permanent

02_buffy.jpg

Dans ce deuxième épisode de Croasseries, mon podcast dédié à mes élucubrations sur la fiction, on va se poser la question de savoir si une vampire a le droit de regarder la série télé Buffy contre les vampires. Pour écouter ce podcast, vous pouvez soit :

Si vous n’aimez pas le format audio, ou ma voix, ou que vous trouvez le son mauvais, vous pouvez aussi simplement lire les notes rédigées ci-dessous.

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Portrait : Kalia (Tout le monde ne déteste pas la police naturellement)

, 19:00 - Lien permanent

Pour faire vivre un peu ce blog sur lequel il n’y a plus eu beaucoup d’articles ces derniers temps, et pour me donner un prétexte pour revenir avec un peu de recul sur des écrits passés, j’ai décidé de faire cette petite série de portraits de personnages, en commençant avec l’héroïne de Pas tout à fait des hommes.Pas tout à fait des hommes, roman de fantasy

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Punk is undead est maintenant disponible à prix libre intégral (y compris gratuitement)

, 18:45 - Lien permanent

punk_is_undead.pngPunk is undead, l’intégrale de la saison 1 de La chair & le sang, est maintenant disponible à prix libre intégral, y compris gratuitement si vous êtes pauvre, ou un·e gros·se radine, ou si vous  nesavez pas trop ce que ça vaut, ou…. bref, vous pouvez le pécho gratos si vous voulez.

(Évidemment, ça ne s’applique que pour la version numérique, parce que pour le livre papier ce serait un peu plus compliqué, mais ça n’empêche pas qu’il en existe aussi une version brochée si vous préférez ce format.)

Quatrième de couverture

Je m’appelle Jessica, je viens d’emménager dans une nouvelle ville, et je cherche juste à faire comme tout le monde : trouver un travail, rencontrer l’amour, et avoir une vie stable et satisfaisante.

Sauf que mes seules opportunités professionnelles sont de bosser pour des vampires, que la voisine sur laquelle j’ai un crush est une skinhead louve-garou, et que mes tendances masochistes ne sont pas toujours très bien comprises.

Lorsque des gens commencent à se faire descendre autour de moi, je ne suis pas très surprise. La seule chose de stable dans ma vie, c’est bien ma capacité à attirer les emmerdes.

Pourquoi donc ?

Alors vous vous demanderez peut-être : mais pourquoi donc ? Tu ne penses pas que ton travail mérite salaire ? Si c’est gratuit, ne suis-je pas le produit ?

Il y a plusieurs raison, et si ça tombe en période de grosse grève ce n’est pas complètement par hasard, puisque j’ai hésité un moment à rendre ce texte disponible gratuitement pendant cette période en invitant à donner à la place à une caisse de grève. Au final, je ne pensais pas que ça servirait à grand-chose vu qu’il n’y avait pas des milliers de vente du bouquin à la base via mon site et j’ai un peu laissé tomber l’idée un moment.

Sauf qu’en fait, je ne vends pas spécialement énormément de bouquins en auto-édition, et ce ne sont pas les quelques royalties que me verse Amazon qui vont  changer grand-chose à mes revenus. Les abonné·e·s à ma page Tipeee me permettent heureusement d’avoir un complément un peu plus conséquent et un peu plus stable, et je vous remercie vraiment pour ça. Il se trouve que ce n’est pas spécialement lié à des ventes et que ça n’introduit pas forcément un besoin de limiter l’accès pour les gens qui ne peuvent ou ne veulent pas payer.

Et il se trouve que je pense que rendre la « culture » (qui me paraît un bien grand mot pour parler de ce que je fais) accessible à tou·te·s est quelque chose d’important, et en particulier quand ça visibilise des personnages et des thématiques qu’on ne retrouve pas forcément partout (LGBT au hasard). Même à un prix modique, le fait de devoir passer par Paypal ou avoir une carte bleue peut être bloquant pour plein de gens. Je suis aussi plutôt partisane des licences libres, et je pense mettre Punk is undead sous licence Creative Commons (comme le sont déjà un certain nombre de mes autres textes) quand j’aurai moins la flemme.

Je me suis aussi demandée pourquoi je vendais les livres en version numérique sur mon site, parce qu’en fait ça n’a rien d’évident et, longtemps, je me suis contentée de mettre les textes complètement gratuitement sans en chercher aucune rémunération. Et si, bien sûr, il y a la question de cette rémunération et de ce que ça implique (puisqu’on est dans un monde où les choses sont payantes et que je n’ai pas de gros revenus en-dehors de cette activité), je pense qu’il y avait aussi un aspect lié à ce que c’est que d’être une « vraie » autrice, de rentrer dans les clous de ce que font les « professionnels », etc, et qu’en fait ça ne correspond pas à ce que je veux.

Ça rejoint une discussion que j’ai eue récemment sur le fait de chercher de plus en plus à monétiser dès qu’on fait quelque chose, et il me semble que si l’argument du « je n’ai pas envie de travailler gratuitement » est légitime, faire des choses et partager en-dehors du marché l’est aussi. Alors, certes, en proposant un prix libre et un appel à me soutenir si vous aimez plutôt qu’une gratuité totale, je ne me mets pas vraiment hors du marché, mais j’ai l’impression que ça me permet de placer mon travail de création dans un entre-deux qui me paraît plus confortable.

Bref

Bref, je crois que j’ai un peu tiré un deuil sur ma capacité à « vivre » de l’écriture et à être une « vraie écrivaine professionnelle » et je me dis que, tant qu’à faire, autant partager et vous permettre de partager. Ça n’empêche pas que je suis très heureuse quand des personnes me soutiennent financièrement parce qu’elles ont apprécié ce que j’écris, que je préfère parler de prix libre que de gratuité, et que par ailleurs je continuerai à proposer ce livre (comme je le fais déjà pour Pas tout à fait des hommes, par exemple) à la vente sur les plate-formes de vente comme Amazon et Kobo, parce qu’elles ont plus d’audience que moi, ce qui rend compliqué d’y être tout à fait absente, et que je n’ai pas envie de bosser gratos pour elles pour autant (et de toute façon elles n’ont pas l’option « prix libre »).

Je pense que je ferai la même chose pour ce qui correspondra à la saison 1 de Lacets rouges & magie noire (qu’il est d’ailleurs plus que temps que je sorte), peut-être pas dès le début (parce que pour chaque livre j’ai toujours l’espoir insensé que celui-ci va percer de ouf et me rendre riche et de droite), mais assez rapidement.

En attendant, bonne lecture pour les gens qui lisent, bonne grève pour les gens qui grèvent, bonne fêtes pour les gens qui fêtent et à la prochaine.

Sortie de Punk is Undead, intégrale de la saison 1 de La chair & le sang

, 21:34 - Lien permanent

Aujourd’hui c’est la sortie “officielle” de Punk is undead, l’intégrale de la saison 1 de la série de fantasy urbaine lesbienne La chair & le sang, maintenant disponible en ebook (prix libre sur mon site — 5€ ailleurs) et papier (20€).
 
Punk is undead

 

 
Pour la première fois pour la version papier d’un de mes bouquins auto-édité, il devrait être possible de le commander en librairie sans passer par Amazon! Par exemple sur Place des libraires ou (normalement) à peu près n’importe où ailleurs (pour peu que le « n’importe où » en question soit une librairie, ça aide un peu). 
 
(Je dis « devrait »  parce que je n’ai pas encore trop pu tester mais visiblement c’est au moins c’est enregistré dans les bases de données. Aussi, notons qu’il ne s’agit pas tout à fait la même version parce que les formats de livres ne peuvent pas être les mêmes ; donc c’est une édition où le livre est un peu plus large et fait du coup un peu moins de pages comparé à la version Amazon. Mais le prix et le contenu sont les mêmes)

Festival Dangereuses lectrices à Rennes le 28 et 29 septembre

, 21:54 - Lien permanent

J’ai le plaisir, l’honneur, et le retard de vous annoncer que je serai à Rennes le week-end prochain dans le cadre du festival Dangereuses lectrices. Ce sera donc aux ateliers du vent, à Rennes, le samedi et dimanche 28 et 29 septembre.

Expression profondément intime, l’écriture, et son corollaire la lecture, n’en sont pas moins des manières d’être au monde, d’en absorber les remous et les bouleversements et de les analyser. À l’aube d’un moment que nous croyons charnière dans la prise en compte de la parole des femmes, nous avons voulu créer un espace autour des écrits de femmes, des écrits féministes, à travers leurs auteur·ice·s et leurs lecteur·ice·s, et imaginer un temps de dialogue.

Le festival Dangereuses Lectrices est résolument féministe, et croit en l’écriture et la lecture comme deux activités fondamentalement émancipatrices pour tou·te·s. Le festival porte également une revendication à l’intersectionnalité des luttes et aura donc une attention toute particulière à ce que les personnes L.G.B.T., racisées, handicapées, économiquement défavorisées soient représentées, tant dans sa programmation qu’au travers d’une politique d’accès adaptée.

Pour voir toute la programmation, c’est ici. Je participerai notamment à une séance de lectures le samedi à 18h, et à une table ronde autour de la sorcière dans la fiction le samedi à 14h.

À bientôt peut-être !

(Podcast) Premier épisode de Croasseries : suffit-il de lire Twitter pour écrire des romans ?

, 23:13 - Lien permanent

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Une éternité après mon dernier article publié sur ce blog, voici un petit billet pour vous informer que je me suis, sans grande conviction, lancée dans une tentative de podcast. Ça s’appelle Croasseries et ça a vocation à parler de fiction en général.

Le premier épisode, Suffit-il de lire Twitter pour écrire des romans ?, est disponible sur ce blog (si vous scrollez en peu il est en bas, en annexe), sur Soundcloud ainsi que sur Youtube. Dedans, je discute :

— de la culpabilité d’écrivaine à ne pas lire assez
— d’écriture à la première personne
— de secrets d’auteurs pour augmenter sa productivité en glandant
— de conspirationnisme
— et aussi de la narration lorsqu’il ne s’agit pas de fiction (réseaux sociaux, journaux, comptes-rendus, …)

Aussi, je dis que c’est le premier épisode, mais techniquement il y aussi un épisode zéro où je parle de Fire Emblem Three Houses, que vous pouvez écouter sur Youtube.

Après, est-ce que je prétends que tout cela est fabuleux ? Sans doute pas. Que cela vous intéressera ? Pas forcément. Mais voilà, ça me fait une excuse pour publier un nouvel article ici, et si ça plaît à des gens et/ou que ça m’amuse encore et/ou que j’ai des trucs vaguement intéressants à raconter, peut-être j’en ferai d’autres.

Sinon, si vous préférez la fiction, ou si vous aimez bien ce que je dis mais que vous ne supportez pas ma voix (moi non plus), je rappelle que vous pouvez évidemment retrouver mes romans sur mon site.

Mise à jour du Crowpack, archive de livres électroniques gratuits

, 14:54 - Lien permanent

logo.pngSi vous avez eu une liseuse à Noël (ou pas), j’ai fait une petite mise à jour du Crowpack, qui passe maintenant en version 1.1.0. Pour rappel, le Crowpack contient mes textes disponibles sous licence Creative Commons - By - ShareAlike. C’est donc une petite collection d’ebooks gratuits (ou, plus exactement, à prix libre, puisque vous êtes invité·e à faire un don), contenant des nouvelles/romans fantastiques, science-fiction et fantasy.

Le Crowpack vous propose une archive zip contenant, au choix, tous ces textes au format EPUB, PDF ou HTML.

L’ensemble de ces textes est disponible sur Github. Vous pouvez reproduire et modifier ces textes selon les conditions de la licence.

Cette version 1.1.0 n’inclut pas de gros changements, mais apporte quelques petites corrections apportées à certains textes, ainsi que l’ajout de la fiction interactive Fraiche et dispo (uniquement en version HTML, puisque le EPUB et le PDF ne permettent pas trop l’interactivité).

Pour télécharger le Crowpack (gratuitement ou en faisant un don), c’est ici.

Dans sa version 1.1.0, le Crowpack inclut les textes suivants :

 

Actualités de septembre

, 10:03 - Lien permanent

Coucou !

Voici quelques petites infos pour celles et ceux qui suivent ce que je fais en terme d’écriture et tout et tout.  Aussi, oui, je sais, le 29 septembre c’est un peu tard pour annoncer les actualités de septembre mais bon euh ça va.

À venir : La descente de lit, dimanche 30 septembre (Lyon)

La descente de lit, ce sera demain 30 septembre de 14h à 21h à l’Atelier des Canulars (91 rue Montesquieu, Lyon). Il y a aura des ateliers d’écriture, un autel de coupage/collage, des distros des zines/gravures/brochures/trucs, puis des lectures et open mic. Normalement je devrais y être avec quelques zines, autocs et autres bouquins, mais peut-être pas dès le début, ça dépendre d’à quelle heure se fait ma descente de lit à moi aussi. 

Sorti ce mois-ci : Lacets rouges & magie noire, épisode 4

Le quatrième épisode de Lacets rouges & magie noire, intitulé « Ni oubi ni pardon », est sorti ce mois-ci. Comme les précédents, il est disponible en version numérique et/ou fanzine pour les abonné·e·s Tipeee. Donc si vous avez envie de lire une série de fantasy urbaine lesbienne avec des skinheads, de la sorcellerie, des gros calibres et de la Clio tunée, vous savez ce qu’il vous reste à faire ! Abonnement numérique à partir d’1€ par mois, abonnement papier à partir de 5€ par mois.

Aussi sorti ce mois-ci : Fraiche et dispo, une fiction interactive

Sinon, j’ai aussi publié il y a quelques jours Fraiche et dispo, une petite fiction interactive située dans le même univers qu’Enfants de Mars et de Vénus. Une fiction interactive, c’est un peu comme un livre dont vous êtes l’héroïne, sauf que voilà c’est numérique et 2.0 et tout et tout. Si ça vous intéresse d’y jeter un œil, c’est gratos et c’est ici.

That’s all folks !

Voilà, c’est tout pour cette fois, cœur et oi!,

Lizzie

 

Pour ne rien rater (enfin quand je pense à envoyer des mails) des nouveautés de ce que je fabrique, vous pouvez vous inscrire à ma liste de diffusion (faible trafic)

Sur les pas de Colonel Hipster, notre super-héros national

, 12:22 - Lien permanent

Si l’affaire qui fait grand bruit en ce moment est celle d’Alexandre Benalla et ses attributions obscures, nous avons, pour notre part, décidé de suivre une journée dans les pas d’un autre homme de l’ombre de l’Élysée, Colonel Hipster.

Hormis des rôles de protection du Président de la République lors de ces déplacements, rien à voir cependant entre les deux hommes : là où Alexandre Benalla a soulevé les critiques de l’opposition comme de syndicats de police, Colonel Hipster ne suscite qu’éloges et approbations, depuis les rangs de la majorité jusqu’à Jean-Luc Mélenchon, en passant par José Bové.

Souvent comparé à son « homologue » outre-atlantique Captain America, Colonel Hipster assure pourtant avoir très peu en commun avec cet individu.

« Captain America, c’est la malbouffe et les produits transgéniques pour devenir plus fort. Moi, je ne dois mes pouvoirs qu’à une alimentation saine et à de l’exercice régulier. Par exemple, je ne me déplace qu’en vélo, cela me permet ainsi de réduire mon empreinte carbone. »

Humble, Colonel Hipster préfère ne pas détailler l’étendue de ses super-pouvoirs. Interrogé sur les rumeurs qui voudraient que sa barbe soit en adamantium et lui permette d’esquiver les balles, il rigole d’abord, avant de répondre :

« J’entretiens ma barbe avec une huile dont la recette m’a été confiée par mon arrière grand-père. Je peux vous assurer qu’il n’y a que des produits végétaux issus de l’agriculture biologique. Pas de saleté de métal composite ! »

Au cours de notre journée à le suivre, nous n’avons pas pu assister aux pouvoirs de cette mythique barbe, mais nous avons pu constater l’efficacité de Colonel Hipster. Ainsi, alors qu’un dangereux individu tout de noir vêtu s’engage dans l’Élysée, un pistolet à la main, Colonel Hipster est bien évidemment le premier à bondir et à se mettre sur son chemin.

Le dangereux malfrat pointe alors son pistolet sur notre super-héros national et appuie sur la détente, mais heureusement, l’arme s’enraye, comme désarmée face à la force tranquille de son adversaire.

« C’est ce qui arrive quand on utilise un pistolet discount, probablement fabriqué dans les pays de l’est !, nous explique Colonel Hipster. C’est pourquoi j’ai, de mon côté, fait faire revolver sur mesure par un artisan local. Quand aux balles, je les façonne moi-même avec de la poudre bio. »

Alors qu’un homme de la GSPR (Groupe de Sécurité de la Présidence de la République) lui tend un serre-flex pour menotter l’individu, Colonel Hipster refuse et préfère utiliser de la corde en chanvre tressé.

« Les serre-flex, ce n’est pas bio-dégradable, alors que la corde on peut la réutiliser, et quand on connaît les bons nœuds de marins, on ne s’en dégage pas facilement. »

Si les missions de Colonel Hipster sont avant tout la protection du Président de la République et la défense des intérêts nationaux, il mouille parfois aussi la chemise pour des tâches moins stratégiques.

« L’autre jour, nous explique-t-il, le chat de ma voisine était bloqué sur un arbre. Je l’ai donc fait descendre en coupant l’arbre (grâce à la hache que m’a fabriquée un ami forgeron) et le tour était joué ! J’ai également découpé l’arbre en planches et ai pu me fabriquer un très joli meuble. »

Les interventions de Colonel Hipster sont pratiquement toujours saluées unanimement. Nous avons tout de même réussi à trouver quelques trouble-fêtes pour critiquer les agissement de notre fleuron national :

« Écoutez, mon chat il allait redescendre. Et l’arbre je l’aimais bien, il me faisait de l’ombre en été. Alors d’accord Colonel Hipster m’en a planté un nouveau mais le temps qu’il me fasse de l’ombre je ne serai plus là. », témoigne ainsi Gisèle, 83 ans.

C’est pourtant l’une des rares paroles que nous trouverons pour critiquer le super-héros. Même certains des individus à qui il a dû s’opposer vouent une certaine admiration pour l’homme :

« J’ai rencontré Colonel Hipster alors que j’avais un cocktail Molotov dans la main, témoigne ainsi Stéphane, ancien Black Bloc. Il s’est planté devant moi sans avoir peur et m’a signalé que l’essence que contenait la bouteille contenait des hydrocarbures nocifs pour la planète, et que je prétendais lutter contre le capitalisme alors que je portais un tee-shirt fabriqué dans une usine en Chine. J’ai réalisé mon erreur grâce à lui, il m’a remis sur le droit chemin. »

Depuis, Stéphane a monté un salon de dégustations de yahourts bio. Malheureusement, toutes les situations ne peuvent pas être résolues de manière aussi non-violentes.

« Bien sûr, Colonel Hipster fait parfois usage de la force, admet Marie-France Monéger-Guyomarc’h, directrice de l’Inpection Générale de la Police Nationale (IGPN), mais toujours de la violence légitime avec des gestes techniques parfaitement maîtrisés. »

Pour illustrer son propos, elle nous montre une vidéo, où l’on voit Colonel Hipster donner un coup de pied dans la tête d’un manifestant à terre.

« Regardez ce coup de pied, admire la directrice de l’IGPN, il est absolument parfait, effectué dans les règles de l’art, il n’y a rien à reprocher. »

De son côté, Colonel Hipster n’a pas honte d’avoir parfois recours à la violence, mais il n’en est pas non plus excessivement fier. Ce qu’il préfère noter dans la vidéo, c’est que sa botte est en cuir véritable et a été réalisée par un petit cordonnier.

Waste Notre-Dame-Des-Landes : première tentative de récit sur un jeu vidéo

, 14:51 - Lien permanent

Quelque chose d’un peu différent que je fais d’habitude, puisqu’il s’agit d’une vidéo basée sur le jeu Wasteland 2.

Vingt ans après l’attaque nucléaire contre Notre-Dame-Des-Landes, notre équipe de journalistes a mené une enquête auprès d’un groupe de marginaux qui sévit dans le désert de Notre-Dame-Des-Landes. Suivez les aventures de :

  • Segfault, informaticienne perdue dans le désert
  • Nails, qui doit son nom à son amour des ongles vernis et des battes cloutées
  • Teddy, militant queer et adepte des armes lourdes
  • Unleaded, tireuse d’élite.

(Lien vers la vidéo)

Je débute à ce genre de choses, donc j’espère que vous serez indulgent·e·s ! Et si vous appréciez ce genre d’expériences, n’hésitez pas à partager la vidéo pour me motiver à faire une suite :)

Intergalactiques de Lyon : tables rondes et dédicaces ce samedi et dimanche 21/22 avril

, 12:10 - Lien permanent

Les Intergalactiques de Lyon, c’est en ce moment, avec plein d’événements autour de la science-fiction, que ce soit au cinéma ou dans la littérature. Pour cette année 2018, la thématique est orientée sur le féminisme, avec beaucoup de tables rondes qui parleront de la représentation des femmes dans ce genre, de l’hyper-sexualisation, de femmes scientifiques, etc.

Dans ce cadre, je suis très contente et honorée de vous annoncer (un peu tardivement, oups) que je serai présente ce week-end du 21 et 22 avril, pour des dédicaces mais aussi deux tables rondes le samedi 21 avril à 16h et 18h, respectivement sur Le cinéma de Science-fiction & les femmes et Entre hypersexualisation & objectification : quelle représentation des femmes dans le récit de science fiction ?

À bientôt ! <3

Space Aliens Support The Strike

, 13:08 - Lien permanent

Space Aliens Support The StrikeVoilà, c’est lancé ! Si vous voulez soutenir les grévistes, et au passage avoir accès à des livres numériques de science-fiction, fantasy ou fantasique (ou autre) par des auteurs et autrices qui soutiennent la grève, c’est ici : https://strike.ouvaton.org.

Il n’y a pas encore énormément de textes pour l’instant, mais un certain nombre d’auteurs et d’autrices se sont d’ores et déjà porté·e·s volontaires pour en ajouter. Si vous voulez aussi en proposer, n’hésitez pas, il est encore temps ! Et si vous faites un don dès maintenant, ne vous en faites pas, la liste sera mise à jour avec les nouveaux textes !

Et dans tous les cas, faites grève si vous pouvez, soutenez les grévistes. Ce n’est qu’un début, la lutte continue !

Auteur/autrice de l'imaginaire ? Soutiens les grévistes !

, 10:00 - Lien permanent

Au vu des grèves en cours dans le pays, et des déclarations de la ministre du travail comme quoi il faudrait que les auteurs de SF s’emparent du thème du travail, émerge l’idée de faire quelque chose du style « humble bundle » regroupant des livres numériques de thématique SF/Fantasy/Fantastique/… et dont les profits iront exclusivement pour soutenir les grévistes.

Donc si vous avez un livre numérique que vous voulez proposer dans ce cadre :

  • qui parle du travail ou pas
  • qui soit idéalement de la Science-Fiction/Fantastique/Fantasy mais on est pas hyper regardant·e·s si ça déborde un peu

N’hésitez pas à me contacter à lizzie at crowdagger point fr, pour l’instant ça se met encore en place mais on voudrait lancer ça vite !

Pour suivre les choses et avoir plus d’infos au fur et à mesure que ça se met en place : https://strike.ouvaton.org/

Quelques astuces pour l'impression de fanzines

, 15:17 - Lien permanent

Articles précédents dans la série :

  1. L’auto-édition, pourquoi ?
  2. Typographie, composition et mise en page
  3. Le format EPUB

Cette fois-ci, je voudrais faire un retour d’expérience sur quelque chose qui est rarement abordé dans les conseils pour auto-édité·e·s, ce qui est un peu dommage parce que c’est quand même une méthode Do It Yourself plutôt chouette pour avoir des exemplaires papiers de ses textes (surtout pour des nouvelles) : l’impression de fanzines.

Pré-requis

Évidemment, avant d’imprimer, vous aurez besoin d’avoir une version maquettée, a priori en PDF. Il vous faudra ensuite trouver une boîte à copies (la Corep étant à ma connaissance la plus grande chaîne du genre) pour faire vos impressions. Et là… ça dépendra…

Le cas idéal

Dans le cas idéal, vous aurez une boîte à copies qui dispose d’une de ces imprimantes tout en un qui est directement capable d’imprimer des brochures. À partir d’un fichier au format A4 ou A5 au format « classique » (avec les pages dans l’ordre : 1, 2, 3, … N), elle pourra imprimer des exemplaires au format A4 plié en deux. Pas juste de les imprimer, d’ailleurs, mais aussi de les relier et de les agrafer.

Autant dire que si vous avez ça à côté de chez vous, pour l’impression de fanzines, c’est Noël. Pas besoin de s’embêter, vous pouvez lancer l’impression de cinquante fanzines à la suite, aller manger un kebab, et revenir les récupérer pliés et agrafés. Franchement, c’est le top.

L’imposition (des mains)

Maintenant, dans la plupart des boutiques où je suis allée, il faut se contenter d’imprimer en recto-verso, et plier et agrafer soi-même. Et, surtout, il faut présenter un fichier au format brochure, avec les pages dans un ordre différent pour que ça tombe bien, avec la première et la dernière page au format A5 en vis-à-vis sur la première page au format A4, la seconde et l’avant-dernière sur la deuxième, etc.

Ce procédé s’appelle apparemment l’imposition, et il y a des logiciels qui vous permettent de faire ça, comme BookletImposer en mode interface graphique, ou, sous Linux, si vous avez installé le logiciel pdfjam, avec la commande suivante :

pdfjam entree.pdf --booklet true --landscape --outfile sortie.pdf

Attention : dans le premier cas, il faudra choisir pour l’impression recto-verso « retourner sur le bord court », alors que dans le second ce sera « retourner sur le bord long ». Dans tous les cas, mieux vaut faire un premier test avec un fichier qui ne fait pas trop de pages et sans lancer l’impression à 20 exemplaires…

Et si on n’a pas de recto-verso ?

S’il n’est pas possible d’imprimer en recto-verso, il est évident que ça se complique. Si c’est juste pour tester chez vous et que vous avez une imprimante qui ne fait pas ça, normalement lorsque vous faites « imprimer » vous avez une option « imprimer les pages impaires » et « imprimer les pages paires ». Il suffit donc en théorie d’imprimer d’abord les pages impaires (ou vous pouvez commencer par paires, on s’en fout), puis de remettre les feuilles dans l’imprimante et d’imprimer les autres pages. En pratique, si vous êtes comme moi, il faudra trois ou quatre essais pour comprendre dans quel sens remettre les feuilles pour que ça marche.

La conversion au format brochure directement au moment de l’impression

Si vous avez de la chance, il est possible que les ordinateurs de votre boîte à copie aient une option pour convertir en brochure au moment de l’impression, vous pourrez donc vous passer de la partie « imposition des mains ». Cela dit, ça demande d’utiliser un ordinateur plutôt que de brancher une clé USB sur la photocopieuse/imprimante, et dans beaucoup d’endroits ça vous coûtera le double en unités sur votre carte. Donc, voilà, la conversion faite à l’avance mise sur une clé USB, ça permet des économies.

Et pour le A6 ?

Ok, là on rentre dans un monde de douleur, parce que je n’ai pas trouvé de ligne de commande ou de programme en interface graphique simple qui permettent de faire directement du A6 correctement, où il suffit ensuite de massicoter et de plier.

Le plus « simple » que j’ai trouvé est de commencer par générer votre brochure A5, comme pour l’étape précédente. Il vous faudra ensuite installer un paquet supplémentaire, pdftk, et exécuter la commande suivante pour dupliquer chaque page de la brochure :

pdftk A=brochure_a5.pdf shuffle A A output brochure_dup.pdf

(C’est peut-être possible de faire ça avec pdfjam, mais si c’est le cas je ne sais pas comment.)

Ensuite au lieu de mettre les pages dupliquées à la suite les unes des autres, on va les mettre sur une seule page, en les réduisant de moitié :

pdfjam brochure_dup.pdf --nup 1x2 --outfile brochure_a6.pdf

Cette commande correspond à une imposition en mode « paysage », si vous avez utilisée la commande pdfjam ci-dessus pour l’imposition. Si vous avez fait une imposation en mode « portrait » (en utilisant BookletImposer, par exemple), il faudra mettre --nup 2x1 (deux colonnes, une ligne) au lieu de --nup 1x2 (une ligne, deux colonnes).

Une fois que vous avez fait ça, vous avez la même brochure que votre brochure A5, mais réduite de moitié et avec deux pages par page ; vous n’avez donc plus qu’à l’imprimer, à massicoter au milieu, et à replier chacune des deux parties.

Du moins, en théorie. Si vous êtes comme moi, vous allez merder une paire de fois avant et jeter quelques centaines de pages à la poubelle, et vous dire que le format A5 c’est quand même pas si mal.

Si vous connaissez une méthode plus simple qui ne nécessite pas de passer par des lignes de commandes, n’hésitez pas à le signaler en commentaire.

La couverture

Le plus facile, pour avoir une couverture un peu jolie, est d’en faire un fichier séparé. Pour ça, j’utilise personnellement Inkscape, mais vous prenez ce que vous voulez.

Si vous voulez faire une brochure A6, une fois que vous avez votre couverture A5 (deux pages A6 côte à côte), vous pouvez répéter les mêmes lignes de commande que ci-dessus. Ou, alternativement, juste changer la dimension de la page dans Inkscape (ou le programme que vous utilisez) et faire un copié/collé manuel, vu qu’il n’y a qu’une page.

Avoir des fichiers séparés pour la couverture et le texte présente plusieurs avantages.

  • Déjà, les logiciel utilisés pour la mise en page d’un livre et pour faire de la manipulation graphique ne sont pas forcément les mêmes.
  • Si vous mettez tout dans le même fichier, il faudra vous assurer de laisser éventuellement des pages blanches à la fin si votre nombre de pages n’est pas un multiple de 4, pour que la quatrième de couverture tombe au bon endroit. (En plus, ça vous coûtera deux unités de plus si vous ne mettez rien au verso de la couverture, mais là on commence à chipoter.)
  • Avoir des fichiers séparés permet d’imprimer la couverture sur du papier différent (plus épais, ou coloré, ou …), ou encore de l’imprimer en couleur alors que le texte est en noir et blanc. Les impressions couleurs coûtent cher, donc autant ne le payer que pour une page A4 plutôt que pour toute la brochure.

Note sur l’impression couleur

Si vous le pouvez, prévoyez d’emmener les fichiers sources, modifiables, avec vous, et pas juste les versions PDF, en particulier pour la couverture. Le niveau des couleurs dépend énormément d’une machine à l’autre, et ça peut être bien si vous pouvez ajuster sans avoir à rentrer chez vous parce que vous êtes tombée sur une imprimante qui donne dans le super sombre.

À titre d’exemple, voici l’image originale de la couverture fanzine de Good cop, bad cop, épisode 2 de La chair & le sang :

episode_02_a4.png

Et l’impression couleur de la même image une fois à la Corep :

Et, enfin, la version imprimée après modification en urgence des couleurs :

corep_2.jpg

Ah, et dans le genre conseil pratique idiot : essayez de venir suffisamment longtemps avant la fermeture. Personnellement, je me retrouve toujours à devoir finir mes impressions en urgence parce que je me suis dit « si j’arrive une heure avant la fermeture, ça va, j’aurai le temps de tout faire ».

Pliage et agrafage

Bon, là-dessus je me sens moins compétente, mais vu que c’est un retour d’expérience, allons-y quand même.

Parfois, vous aurez la chance d’avoir une agrafeuse adaptée à votre disposition, mais sinon vous devrez faire l’acquisition d’une agrafeuse à bras long, pour pouvoir planter les agrafes au milieu de la page A4. Ne faites pas comme moi, achetez les agrafes en même temps plutôt que devoir y retourner deux fois pour d’abord acheter de mauvaises agrafes, puis les bonnes.

Pour ce qui est du pliage, je ne sais pas s’il y a une méthode plus recommandée qu’une autre. Au départ, j’avais tendance à plier les brochures par morceaux, trois feuilles à la fois, en me disant que ça permettrait une meilleure pliure. Maintenant, j’agrafe avant de plier, et je fais tout d’un coup. Non seulement c’est plus rapide, mais j’ai l’impression qu’en plus les feuilles sont un peu mieux alignées et que c’est plus facile d’avoir les agrafes qui tombent bien sur la pliure plutôt qu’un peu à côté.

Mais honnêtement, j’ai toujours été nulle en pliage, donc ne m’écoutez pas forcément.

(Accessoirement, au moment de joindre la couverture au texte, pensez à vérifier que c’est bien dans le même sens. Oui, c’est le genre de conneries que j’ai faites pas plus tard qu’aujourd’hui…)

Améliorations possibles

(Ajout du 1er avril 2018)

Si vous imprimez une couverture qui a un fond coloré ou qui prend toute la page, il y a des chances que l’imprimante vous ajoute des bandes blanches (marges) sur les côtés de la feuille, que vous pourrez trouver plus ou moins seyantes. Pour vous en débarrasser, vous pourrez évidemment opter pour le massicotage. Même si ces marges sont moins gênantes pour l’intérieur, pensez également à massicoter celui-ci pour ne pas avoir une couverture trop petite…

Et si vous voulez vraiment avoir quelque chose qui soit nickel, il faudrait idéalement décaler légèrement les marges intérieures et extérieures des pages les plus loin du pliage, afin de compenser par la partie de la page « mangée » par la pliure (et en massicotant une fois les pages pliées pour éviter que les pages du milieu ne « ressortent » un peu par rapport aux pages extérieures). Personnellement, j’avoue ne pas avoir essayé parce que je trouve que ça devient un peu compliqué pour de l’impression de fanzines DIY, mais j’ai vu sur un forum l’existence d’un script, pdflivre.sh (que je n’ai pas testé) qui promettait de faire cela pour vous (le décalage des marges, en tout cas, pas le massicotage, il ne faut pas pousser).

Conclusion

Bref, les fanzines, c’est cool, le format A5 (A4 plié en deux) reste assez simple à produire et donne des trucs qui sont (je trouve) assez sympas, mais on peut varier un peu les formats, soit en misérant avec du A6, soit en mode « journal » avec du A4 (impression sur du A3, plié en deux).

Évidemment, le mode plié et agrafé est surtout adapté pour les livrets de taille raisonnables. Vingt pages, c’est bien. Soixante pages, ça commence à devenir limite et à mettre l’agrafeuse à rude épreuve. Donc ce n’est pas adapté pour tout, mais pour des textes courts, et notamment des nouvelles, je trouve que c’est un moyen d’impression plutôt chouette.


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Je m’appelle Jessica, je viens d’emménager dans une nouvelle ville, et je cherche juste à faire comme tout le monde : trouver un travail, rencontrer l’amour, et avoir une vie stable et satisfaisante.

Sauf que mes seules opportunités professionnelles sont de bosser pour des vampires, que la voisine sur laquelle j’ai un crush est une skinhead louve-garou, et que mes tendances masochistes ne sont pas toujours très bien comprises.

Lorsque des gens commencent à se faire descendre autour de moi, je ne suis pas très surprise. La seule chose de stable dans ma vie, c’est bien ma capacité à attirer les emmerdes.

Une série de fantasy urbaine qui mêle romance lesbienne, action, enquête, le tout avec une touche punk et beaucoup d’humour.

Chaque épisode peut être commandé sur Amazon¹ pour 8€, avec des couvertures différentes pour cette édition :

Épisode 1, Les coups et les douleurs

https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/4189K1al-2L._SX311_BO1,204,203,200_.jpg


Épisode 2, Good cop, bad cop

https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/41eljClkUdL._SX311_BO1,204,203,200_.jpg

Épisode 3, Souffrir pour être rebelle

https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/51eaTWoaBvL._SX311_BO1,204,203,200_.jpg

Épisode 4, Cupidon tireur d’élite

https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/41Wo%2BM1laWL._SX311_BO1,204,203,200_.jpg

Épisode 5, Plus haut que Carrero

https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/41CKaZaxv%2BL._SX311_BO1,204,203,200_.jpg

¹: Oui, je sais, Amazon tout ça. Après, il est censé pouvoir être commandé par des librairies. Peut-être ?

Découvrez La chair & le sang avec une nouvelle spéciale Saint-Valentin !

, 14:14 - Lien permanent

Pour la Saint-Valentin, la fête de tou·te·s les amoureux et amoureuses, quoi de mieux que de plonger dans une série de fantasy urbaine lesbienne romantique[1] ? Et pour le faire, voici une nouvelle spéciale pour cette belle fête dans l’univers de La chair & le sang avec…

— Oh, une seconde. Tu te fous de moi, là ?

— Allez, Jessie, tu étais d’accord pour participer à une nouvelle spéciale…

— Ouais, je suis pas contre faire quelques cascades pour me dérouiller un peu. Mais une nouvelle spéciale Saint-Valentin ? Tu te fous de ma gueule ?

— Je me disais que c’était approprié parce que tu sais il y a quand même une histoire d’amour et…

— Y’a marqué bonniche sur mon front ? J’ai l’air de vouloir crever d’envie de finir avec un gars à lui laver ses chaussettes ?

— Non mais ce serait une nouvelle romantique lesbienne…

— Ah, oui, pour montrer que nous les gouines on peut s’amuser à singer les conneries des hétéros ?

— Non mais faut pas le voir comme ça…

— « Cette belle fête » ? Sérieusement ? Youpi les meufs allez fêter votre aliénation, mais c’est pas grave on vous offre des fleurs !

— D’accord, je kiffe pas non plus, mais ça reste une possibilité marketing pour…

— Ah ouais purée depuis que tu t’es mise à écouter BFM Business t’y crois sérieusement à ton truc d’autrice-entrepreneuse, hein ? Ah, pour citer Poutou dans ses bouquins, pas de problème, mais à côté de ça on cède aux sirènes du marketing dégueulasse y compris si ça veut dire faire de la retape pour une fête patriarcale…

— Écoute, on a toutes nos contradictions, hein.

— Ouais, ben là ce sera sans moi. Je suis en grève. Faudra trouver une autre bonne poire pour faire la protagoniste de ta nouvelle commerciale de mes deux.

— C’est pas avec cette mentalité que tu vas pouvoir être adaptée en série télé, tu sais ?


En raison d’une grève de ses protagonistes, la nouvelle spéciale Saint-Valentin de ‘La chair & le sang est annulée. L’autrice s’excuse pour le tort occasionné à ses lecteurs et lectrices et condamne cette prise en otage des usagers et usagères.

Note

[1] Pour une certaine définition de « romantique ».

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