Le blog de Lizzie Crowdagger

Ici, je discute écriture et auto-édition, fanzines et livres numériques, fantasy et fantastique, féminisme et luttes LGBT ; et puis de mes livres aussi quand même pas mal
Home

Aller au menu | Aller à la recherche

Blonde à forte capacité pulmonaire

, 22:44

Pour fêter la 189ème vente[1] de Pas tout à fait des hommes, j'ai décidé de republier ici une nouvelle qui se situe dans le même univers, et où l'on retrouve l'héroïne, Kalia.

pulmonaire.png

Kalia est une elfe blonde à forte capacité pulmonaire.

Blonde, c’est indiscutable. Même si ses longs cheveux ne sont pas, en ce moment, très propres, ils en sont pour le moins jaune pâle ; il n’y a donc pas de doute à ce sujet.

Elfe, cela se voit moins. En fait, la seule chose qui permet de dire que Kalia en est une, ce sont ses oreilles pointues, mais elles sont en général cachées par les cheveux mentionnés précédemment. Elle n’est ni grande, ni mince, comme le sont la majorité de ses congénères ; à vrai dire, elle est plutôt petite et elle a pris quelques kilos dernièrement. En ce qui concerne l'éblouissante beauté elfique, tout est dans l’œil de l’observateur, mais il faut reconnaître que la plupart des observateurs ne semblent pas si éblouis que ça.

Quant à sa capacité pulmonaire, même si sa poitrine est significativement moins volumineuse que la moyenne des femmes adultes, elle est plutôt forte, puisque Kalia entame sa troisième minute sous l’eau et qu’elle n’a pas encore perdu connaissance.

Si elle se trouve actuellement sur le fond vaseux de la Malsaine, le fleuve qui traverse la ville de Nonry et qui mérite particulièrement son nom en aval de celle-ci, ce n’est pas parce qu’elle a envie de batifoler dans l’eau. La raison à sa présence ici, c’est qu’elle a été jetée d’un pont, pieds et poings liés, attachée à une solide barre en fonte ; et c’est, indirectement, parce qu’un homme bien habillé est venu frapper à la porte de son appartement il y a deux jours.


Blonde à forte capacité pulmonaire est une nouvelle de fantasy. Vous pouvez la télécharger gratuitement :

Blonde à forte capacité pulmonaire a été initialement publiée dans le second numéro de Solstice, Crimes en imaginaire, publié en 2008 par les éditions Mille Saisons. À ma connaissance, cette anthologie n'est plus disponible sur le site de l'éditeur, mais il doit toujours être possible d'en trouver des exemplaires si vous vous débrouillez bien.

Le personnage central de Kalia est par ailleurs également l'héroïne du roman Pas tout à fait des hommes ; chronologiquement, celui-ci se déroule avant cette nouvelle. Deux autres nouvelles se situent dans le même univers (mais ne partagent pas les mêmes personnages) : Une mine de déterrés et Sortir du cercueil. Vous pouvez les retrouver toutes les deux (ainsi que deux autres nouvelles) dans le recueil Sorcières & Zombies.


Vous aurez pu faire le calcul vous-même, ce texte a été écrit il y a sept ans. Il y aurait peut-être des choses que je ne ferais pas de la même façon maintenant, comme, hum, le titre. Le but était de jouer sur la contradiction entre celui-ci et le contenu du texte, et de jouer sur le cliché qu'on peut parfois voir dans la fantasy (et ailleurs) avec des meufs qui sont réduites à des plantes vertes avec des gros seins. Sauf qu'au final je ne sais pas si le résultat permet vraiment une critique de ça, ou joue juste sur le côté racoleur. J'aurais pu le changer, évidemment, mais outre que c'est pénible de trouver un nouveau titre, ça a été publié comme ça. Il n'en reste pas moins que c'est une nouvelle que j'aime bien et que j'avais envie de partager à nouveau pour les gens qui n'auraient pas acheté cette anthologie à l'époque.

Note

[1] J'avais prévu d'attendre la 200ème, et puis je me suis dit que, merde, les chiffres ronds, c'est tellement convenu. On pourrait aussi me dire qu'il n'y a pas de quoi pavoiser d'avoir vendu 189 exemplaires, toutes versions confondues (papier et numérique) en à peu près cinq ans, mais pour un livre surtout disponible en téléchargement gratuit — et sous licence libre — je trouve que ce n'est, tout bien considéré, pas si honteux.

Un début de roman (?)

, 14:56

Ça fait longtemps que je n'avais rien écrit, et encore moins posté d'extraits. Voici donc ce qui pourrait constituer le prologue (ou pas) d'un projet de roman... encore que je ne sois pas très convaincue par l'univers, donc je ne suis pas contre des retours, si ça vous donne envie ou au contraire si vous trouvez ça tout moisi. Il s'agit, pour une fois, d'un projet qui s'écarte de la ''fantasy urbaine'' et qui se passe dans un univers qui, sans être médiéval au sens strict est inventé de toutes pièces, et j'avoue que je ne suis pas forcément hyper à l'aise avec ce genre là. Mais bon, je vous laisse juger sur pièce...

Lire la suite...

Pas tout à fait des hommes, nouvelle édition (numérique)

, 17:23

Un petit article pour vous annoncer la sortie d'une nouvelle version d'un « vieux » roman, Pas tout à fait des hommes.

Présentation

endr.png

« Je voyais les elfes plus grands »

Kalia, la seule elfe de la ville à travailler dans la garde, se contente d'ordinaire d'essayer de survivre et d'éviter les ennuis... Du moins, jusqu'au jour où elle rencontre Axelle, une voleuse démoniaque qui va bouleverser sa vie.

Avant de réaliser ce qui lui arrive, Kalia va se retrouver confrontée à des orcs révolutionnaires, des nains remontés, un général belliqueux, un vampire schizophrène, une prophétie obscure, une épée sacrée, un Élu au coeur pur, ainsi qu'une multitude d'autres choses potentiellement mortelles mais au nom moins impressionnant.

Pas tout à fait des hommes est un roman de fantasy médiévale plutôt léger et humoristique, qui joue sur les clichés du genre et aborde des thématiques comme le féminisme, l'homosexualité, les violences policières et parle même de révolution.

La première version de ce roman a été diffusée sur Internet il y a maintenant pratiquement dix ans, et le livre a ensuite été auto-édité, tant en version papier qu'en numérique.

 Téléchargement

Le livre est disponible dans les formats suivants :

  • PDF (en A5), pour imprimer ou lire sur ordinateur ;
  • Epub, pour lire au format numérique, par exemple sur liseuse ;
  • HTML, pour lire en ligne ;
  • Au format livret, version PDF uniquement adaptée pour une impression papier en recto-verso.

Quelques remarques sur ces différents formats. Le version Epub est sans doute celle qui a été le plus retravaillée, le but étant d'avoir quelque chose qui fasse un peu plus « pro ». En tout cas, je trouve que ça allait plutôt bien sur ma liseuse, mais n'hésitez pas si vous avez des retours à faire. La version PDF, quant à elle, est mise en page pour de l'A5, ce qui permet à la fois de l'imprimer mais aussi de le lire sur un écran de bonne taille (ordinateur, par exemple) sans trop s'abîmer les yeux. Ça reste possible de l'imprimer en A4 (ce sera juste écrit gros), mais vous allez gâcher du papier. Afin de faciliter une impression, je propose également un fichier mis en page pour imprimer en livret, c'est-à-dire sur du A4 en recto-verso, avec deux pages par feuille, et où il faut replier à la fin pour obtenir le livre. J'avoue que je suis dubitative sur la possibilité de regrouper autant de feuilles en les pliant simplement (c'est un roman entier, pas une longue nouvelle), mais peut-être qu'avec un peu d'ingéniosité vous arriverez à en faire quelque chose.

Quoi de neuf

Cette nouvelle édition n'est pas une réécriture en profondeur, il y a peu de changements majeurs. À vrai dire, la modification la plus visible est le nom de l'auteure : ce livre avait à l'origine été publié sous un autre pseudonyme, et j'avais continué à le diffuser sous ce nom, ce qui en terme de lisibilité n'est pas terrible.

Un autre objectif de cette « réédition » était d'avoir une version numérique qui soit d'une qualité un peu supérieure, puisque j'avais réalisé la version précédente à une époque où je n'avais pas de liseuse et pas d'expérience du format « livre numérique ». J'en ai évidemment profité pour corriger les coquilles que je voyais (en espérant ne pas en ajouter trop de nouvelles) et j'ai également ajouté ou supprimé quelques mots, voire quelque lignes, à des endroits, mais c'est vraiment marginal : il s'agit d'une relecture (et surtout d'une remise en page), pas d'une réécriture.

À propos du roman

Comme je l'ai dit, j'ai terminé la première version de ce roman il y a maintenant dix ans, ce qui ne nous rajeunit pas. Il y a sans doute des choses que je n'écrirais pas pareil maintenant, mais l'idée était de corriger un peu le livre, pas de le réécrire.

Soyons honnête : en la relisant, j'ai trouvé un certain nombre de défauts dans cette œuvre, et je pense notamment que je voulais mettre beaucoup trop de choses dans un roman qui n'est pas très long. Il faut dire que j'ai écrit ce livre à une époque où je découvrais beaucoup de choses : le féminisme, le communisme, les débats « réforme ou révolution », l'impérialisme, le colonialisme, le rôle de la police, etc. Le résultat, c'est qu'il y a parfois une certaine confusion, des choses qui sont abordées de manière trop légère, ou au contraire des moments où la narration s'apesantit un peu trop sur certaines choses alors qu'il s'agit d'une œuvre de fiction. Le résultat, c'est qu'il y a un usage des ellipses parfois un peu exagéré et des évènements qui sont passés très rapidement alors qu'ils auraient dû être détaillés.

Je ne dis pas ça pour me flageller particulièrement ; soyons honnête, je pensais que devoir relire un texte aussi ancien serait une corvée, et ça a été en fait un véritable plaisir. À vrai dire, je pense que les défauts évoqués ci-dessus sont liés au fait que c'est, finalement, une de mes œuvres les plus ambitieuses, à cause des sujets qu'elle aborde. Sans doute que ce roman aurait gagné à être plus long, voire à faire plusieurs tomes, afin d'être à la hauteur de cette ambition. Peut-être qu'un jour j'aurai le courage d'écrire une saga de fantasy épique en sept tomes qui racontera une fresque révolutionnaire ; en attendant, Pas tout à fait des hommes, malgré ses défauts, reste un de mes livres préférés (parmi ceux que j'ai écrits).

 Univers

Un certain nombre de nouvelles se déroulent dans le même univers, Erekh, notamment Sortir du cercueil et Une mine de déterrés, tous deux également inclus dans le recueil Sorcières & Zombies.

Licence

Ce roman a par ailleurs été écrit à une époque où je croyais beaucoup aux idées du libre[1], et par conséquent il est distribué sous une licence qui vous permet de le copier, le distribuer et le modifier, y compris commercialement, à condition que ce soit sous la même licence. Plus précisément, il s'agit de la Licence Art Libre.

Autrement dit : si vous pensez que ce roman serait mieux en devenant une saga de fantasy épique en sept tomes, et que vous avez du temps à perdre, vous avez le droit de le faire.

Note

[1] Je crois toujours à la pertinence du logiciel libre, par contre je suis un peu plus circonspecte sur l'intérêt d'appliquer ce genre de licence à des romans.

Une mine de déterrés, #3

, 22:13

Voici la troisième et dernière partie de Une mine de déterrés, une nouvelle un peu longue qui mélange fantasy et enquête policière et qui fait partie du recueil Sorcières & Zombies. La première partiest est disponible ici et la seconde est là.

Vous pouvez aussi télécharger le texte intégral :

Lire la suite...

Une mine de déterrés, #2

, 23:09

Voici la seconde partie de Une mine de déterrés, une nouvelle un peu longue qui mélange fantasy et enquête policière et qui fait partie du recueil Sorcières & Zombies. La première partiest est disponible ici.

Je m'excuse d'avoir mis autant de temps à publier cette partie ; j'avais promis que le texte intégral serait publié en un mois, mais j'ai été prise par d'autres choses, notamment la réédition prochaine d'Une autobiographie transsexuelle (avec des vampires). Pour compenser, cet extrait-ci est plus long que le précédent et, promis, la fin sera disponible plus rapidement.

Lire la suite...

Une mine de deterrés, #1

, 21:56

Voici la première partie de Une mine de déterrés, une nouvelle un peu longue qui mélange fantasy et enquête policière et qui fait partie du recueil Sorcières & Zombies. Pour information, je prévois de publier l'ensemble du texte en à peu près quatre ou cinq morceaux et en à peu près un mois. Si vous faites partie des gens qui n'aiment pas lire les textes de cette façon (et honnêtement, je vous comprends), n'hésitez pas à acheter le recueil Sorcières & Zombies ^ ^ (Ou à revenir dans un mois, ça marche aussi...)


Le sergent Leslie, actuellement chargée de mener la garde à la porte Sud de la ville de Sénéla, raffermit la prise sur son arbalète lorsqu'elle aperçut les deux étrangers qui approchaient à pied.

La première était une femme qui, quoique grande et vêtue de manière légèrement trop provocante à son goût, ne semblait a priori pas vraiment être source de troubles potentiels.

Le second était un homme qui devait mesurer près de deux mètres, était large d'épaules et avait une allure patibulaire. Son visage balafré était en partie caché par des lunettes sombres et, pour ne rien arranger, il portait un long manteau noir qui pouvait dissimuler une quantité non négligeable d'armes. C'était une incarnation du suspect parfait.

Leslie grimaça. Le manteau et les lunettes étaient vraiment en trop. Avec ce genre d'accessoires, il devait venir de la capitale.

Elle s'avança de deux pas et porta la main à son casque pour saluer les deux individus.

« Bonsoir, Messieurs-dames.

— 'soir, lança le grand type. Un problème ?

— La ville est actuellement... en quarantaine. À votre place, je passerais mon chemin. »

Le gaillard jeta un coup d'œil rapide à la femme qui l'accompagnait, puis retira ses lunettes et plongea ses yeux dans ceux de Leslie. Ou plus exactement, plongea son œil unique dans ceux de Leslie, puisque celui qui se trouvait sur le chemin de la balafre était manifestement mort.

« En quarantaine ? demanda-t-il finalement. Pourquoi ?

— Morts-vivants. Je veux bien vous laisser rentrer, mais vous ne pourrez pas sortir avant que ce soit réglé. Alors, à votre place...

— Je sais. Vous passeriez votre chemin. Mais on a à faire ici.

— D'accord, soupira la garde. Je vais juste prendre vos noms, si vous le voulez bien.

— Raymond D'Arc, répondit l'homme.

— Anya Volk, fit la femme. Avec un K. »

Le sergent Leslie nota scrupuleusement les noms des deux étrangers.

« Et vous venez pour... ?

— On prend des vacances. »

La garde les laissa entrer, bien qu'elle n'en croyait pas un mot.

Elle fronça les sourcils lorsqu'Anya Volk passa devant elle, trouvant qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas.

Pour commencer, elle était beaucoup trop poilue. Et puis, il y avait sa voix. Leslie comprit alors : la femme n'en était pas réellement une. Leslie sourit. Les deux étrangers venaient bien de la capitale, pas de doute là-dessus.


Raymond d'Arc entra dans une taverne et chercha du regard pendant quelques instants la personne avec qui il avait rendez-vous.

Finalement, quelqu'un leva la main. Il s'agissait d'un homme aux cheveux grisonnants qui portait une petite barbiche bien taillée. Il était assis seul à une table et avait déjà entamé une bière.

Raymond se laissa tomber sur une chaise en face de lui et tendit une de ses énormes mains en guise de salut.

« Vous êtes André, je suppose ?

— Oui, fit l'homme aux cheveux gris. C'est moi qui vous ai écrit. Je vous suis très reconnaissant d'avoir accepté notre offre, monsieur D'Arc.

— Ray.

— Hein ?

— Tout le monde m'appelle Ray », expliqua le géant en allumant une cigarette.

Les deux hommes échangèrent des banalités pendant quelques minutes en attendant que la serveuse apporte deux nouvelles bières à la table.

Alors qu'elle retournait vers le comptoir, le détective vit toutes les têtes se tourner vers l'entrée de la taverne. Bien qu'il lui tournât le dos, il devina que sa coéquipière, après être passée à leur auberge pour déposer leurs affaires, venait d'entrer dans l'établissement.

Anya, à cause de son physique et de ses tenues, déclenchait toujours des réactions lorsqu'elle entrait dans ce genre d'endroits.

Un des voisins des deux hommes demanda d'une voix assez forte, destinée à se faire entendre de l'intéressée tout en ne lui étant pas directement destinée :

« Hey, les gars, c'est un homme ou une femme ? »

Ray se tourna vers l'individu, arbora un sourire désagréable et lui répondit avec un regard menaçant :

« Si tu continues comme ça, elle pourrait bien être ton pire cauchemar, mon pote. »

L'homme détourna le regard et le ramena vers sa bière. Face à Ray, le niveau d'audace de la plupart des gens diminuait drastiquement.

« Tu sais », lança joyeusement Anya en tirant une chaise et en s'asseyant à côté de son collègue, « je suis capable de répondre toute seule.

— Tu n'es jamais contente, de toute façon.

— Je suppose que tu as raison. Enchantée, au fait », ajouta-t-elle en prenant conscience de la présence d'André. « Anya Volk.

— André Léger. Enchanté aussi, quoique ce soit un peu... inattendu...

— Anya est ma collaboratrice, expliqua Ray. Mais vous en faites pas, ça change rien aux tarifs. »

André ne répondit rien, mais il était clair, vu son expression, que les tarifs n'étaient pas ce qui lui posait le plus problème.

« Si vous nous expliquiez la situation ? demanda la jeune femme.

— Il y a trois mois, la mine... elle s'est effondrée. Probablement à cause d'un attentat.

— Explosifs ? demanda Ray.

— Oui. Il faut savoir qu'il y avait eu une grève, un peu avant. Le travail venait de reprendre.

— Quelles étaient les raisons de la grève ? » demanda Anya.

André soupira. Il n'aimait pas être interrompu et encore moins par une femme qui essayait de tenir son pichet de bière d'un air raffiné mais n'arrivait qu'à paraître encore plus vulgaire.

« À cause des conditions de travail. On pensait que c'était dangereux. Quand il y a eu l'explosion, sur les trois cents mineurs, une cinquantaine est restée prise au piège. Ils ne sont jamais ressortis. »

André s'arrêta quelques secondes, ému et au bord des larmes. C'était des collègues avec qui il avait travaillé.

« Tenez, fit la jeune femme en lui tendant un mouchoir en dentelle.

— Merci.

— Vous voulez qu'on trouve les responsables, c'est ça ?

— Ils ont arrêté deux personnes, expliqua André. Grégoire et Maximilien, deux des meneurs pendant la grève. Seulement, avec les camarades... enfin, on n'est pas sûr que la garde soit impartiale, vous voyez ?

— Vous pensez pas que c'est les bons coupables ? demanda Ray.

— J'ai du mal à croire que ce soit eux. Ils n'auraient pas mis la vie de leurs collègues en danger. S'ils avaient posé une bombe, ça aurait été plutôt pour faire sauter Maugeais et Maurice.

— C'est qui, ces types ?

— Les propriétaires de la mine.

— Ça paraît logique, admit Anya. Pends ton patron, t'auras son pognon. »

Ray jeta un regard surpris à sa collaboratrice.

« Je suis pas sûr que j'ai bien fait de te recruter...

— Ne t'en fais pas, répliqua la jeune femme avec un sourire. On est partenaires, à niveau égal. C'est pas comme si t'étais vraiment mon patron. »

Sortie du recueil Sorcières & Zombies

, 00:37

cover-small.png

Sorcières & Zombies est un recueil de nouvelles mêlant fantastique et fantasy, humour et horreur, vampirisme et homosexualité, morts-vivants et enquête, transsexualité et sorcellerie.

Ce recueil contient quatre textes : "Route de nuit" et "Créatures de rêve" (fantastique) revisitent les clichés de l'horreur en jonglant entre cauchemar et réalité, tandis que "Sortir du cercueil" (fantasy) s'attaque aux vampires et que "Une mine de déterrés" mélange surnaturel et enquête policière.

Ce livre peut être commandé en version papier sur Lulu.com pour le prix de 10€, et est également disponible au format numérique sur Amazon pour un peu moins d'1€.

Les trois premiers textes, Route de nuit, Créatures de rêve et Sortir du cercueil ont déjà été publiés précédemment sur ce site, et peuvent toujours être téléchargés gratuitement.

La dernière nouvelle, Une mine de déterrés est un texte inédit de fantasy où deux détectives privés, Anya et Ray, enquêtent à la demande d'un syndicat de travailleurs sur une mystérieuse explosion survenue quelques temps plus tôt dans une mine.