Le blog de Lizzie Crowdagger

Ici, je discute écriture et auto-édition, fanzines et livres numériques, fantasy et fantastique, féminisme et luttes LGBT ; et puis de mes livres aussi quand même pas mal
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Abonnements Tipeee 2018 : au programme, skinheads, lesbiennes et magie noire

, 13:27

Lacets rouges et magie noire (ou plutôt, lauriers noirs et pentacle rouge)Vu que 2017 s’est achevé depuis une bonne quinzaine de jours maintenant, et que tous les épisodes de La chair & le sang ont été publiés, il était plus que temps d’annoncer officiellement ce qui allait se passer pour 2018 concernant les abonnements Tipeee.

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Sortie du dernier épisode de La chair & le sang... et après ?

, 13:02

Sortie du dernier épisode de La chair & le sang

Plus haut que Carrero, épisode 5 de la série de fantasy urbaine lesbienne La chair & le sangAvec un peu de retard (désolée !), Plus haut que Carrero, le dernier épisode de La chair & le sang, est enfin sorti et est disponible en version numérique pour les abonné·e·s Tipeee. (Si vous êtes abonné·e et que vous avez des soucis pour accéder aux fichiers, n’hésitez pas à me le signaler.)

L’impression et l’envoi des fanzines (pour les abonné·e·s papier) se fera dans la première quinzaine de décembre, histoire de me laisser le temps de refaire une ou deux relectures supplémentaires au cas où.

Quant aux personnes qui préfèrent passer par Amazon et compagnie, la version numérique sortira sur les grosses plate-forme le 21 décembre.

Petit bilan

Je suis assez contente (et soulagée) d’être arrivée à la fin de l’écriture de cette saison. Ça m’aura pris plus de travail que ce que j’avais estimé (comme toujours), et le dernier épisode est soti avec un peu de retard, mais dans l’ensemble je suis assez satisfaite d’avoir réussi à faire à peu près ce que j’avais prévu de faire, même si la contrainte que ça m’imposait était un peu plus éprouvante que je ne le pensais.

Au passage, un gros merci et plein de ❤️ aux 26 personnes qui me soutiennent actuellement sur Tipeee, ainsi qu’à toutes les autres qui l’ont fait de différentes manières (en achetant les versions numériques ou fanzines par d’autres biais, en achetant d’autres livres, en relayant mon travail ou encore en me donnant des conseils avisés).

En particulier, je suis assez contente d’avoir expérimenté d’autres formes de diffusion que ce à quoi j’étais habituée, et en particulier le format fanzine. J’ai été assez frustrée de devoir proposer des tarifs assez prohibitifs pour les envois postaux, mais par contre ça permet de proposer des versions papier à prix libre dans des événements locaux, ce qui est plus chouette. (D’ailleurs, si vous tenez des distros, n’hésitez pas à me contacter si vous avez envie de proposer ces zines, il y a moyen de s’arranger pour faire un envoi groupé ou éventuellement profiter d’un voyage dans la région pour que ça coûte moins cher, voire que je vous envoie les maquettes pour que vous puissiez imprimer sur place.)

Et après ?

Bon, tout cela, c’est bien beau, mais on parle de l’année actuelle qui est en train de se terminer… mais quid de l’an prochain ?

Comme je le disais, j’ai trouvé que tenir le format d’un épisode tous les deux mois était quelque chose d’assez éprouvant et qui demande une certaine discipline que je n’ai pas vraiment.

En toute logique j’ai décidé… de rempiler pour 2018. Cette fois-ci, la série que vous pourrez découvrir s’intitulera Lacets rouge & magie noire  (oui, je me suis découvert une vraie passion pour l’esperluette dans les titres). Située dans le butchiverse, c’est-à-dire le même univers qu’Une autobiographie transsexuelle (avec des vampires) et La chair & le sang, on y suivra un petit crew de lesbiennes skinheads confrontées à des vampires staliniens, sorciers nazis et autres joyeusetés. Certains personnages d’Une autobiographie transsexuelle (avec des vampires) pourraient d’ailleurs faire une petite apparition…

Quant au futur pour La chair & le sang, je vais laisser Jessica se reposer un moment, elle l’a bien mérité. J’aimerais tout de même essayer de voir s’il est possible de proposer une version « vrai livre » correspondant à l’intégrale de la saison 1, mais quelle que soit la forme que ça prendra, ce ne sera sans doute pas pour tout de suite.

Oh, et oui, j’ai parlé de « saison 1 », ce qui pourrait laisser envisager la possibilité d’une saison 2 un jour. Cela dit, j’ai eu plein d’idées de suites qui ne se sont jamais concrétisées, donc c’est à prendre avec des pincettes. Mais si les astres sont favorables…

Petit bilan Tipeee, et réflexion sur son intérêt pour des auteurs de fiction

, 20:52

Cela fait maintenant un peu plus de six mois que j’ai mis en place ma page Tipeee, et je me disais que l’heure était peut-être venue d’en tirer un premier bilan et quelques réflexions.

Je vais me concentrer dans cet article sur des aspects pratiques, et des réflexions sur « est-ce que ça peut être une piste pour gagner de l’argent avec son écriture ? », et je vais limiter au minimum les considérations politiques ou éthiques sur les impacts de ce genre de système de financement, non pas parce que je pense qu’elles ne méritent pas d’être posées, mais plutôt pour les traiter dans un autre billet de blog, qui se penche plus sur les impacts que cela a en terme de rapport au public, à la vie privée, etc.

C’est quoi le principe ?

Pour les gens qui ne connaîtraient pas forcément, le principe de Tipeee est similaire à celui de l’américain Patreon : un « créateur » lance une page et propose de recevoir des « tips » (pourboires) pour financer sa création, en échange d’éventuelles contreparties (les plus communes me semblant être : remerciements, accès à du contenu numérique (articles, livres, vidéos), carte postale, exemplaires papiers, goodies diverses, chat avec le créateur, etc.).

Par rapport à d’autres systèmes de financement participatif, la particularité est que, même s’il est possible de faire un don ponctuel, c’est surtout le don régulier (et donc l’abonnement) qui est encouragé, le créateur pouvant choisir dans ce cas entre des dons mensuels (proposant donc à son public de donner X€ chaque mois) ou sur une parution de nouveau contenu (proposant de donner X€ chaque fois qu’une vidéo, une nouvelle, ou un article de blog est posté).

Évidemment, il ne s’agit pas d’un service public, et Tipeee (comme Patreon) se met au passage une partie des dons dans la poche (8%).

Petit bilan personnel

J’ai créé une page Tipeee au courant de l’année 2016, et ai publié mes premières nouvelles réservées aux abonné·e·s (peut-être par manque d’esprit start-up, je me refuse à utiliser le terme tippers) en novembre. Et c’est surtout en 2017 que j’ai lancé la publication de la série La chair & le sang, à raison d’un épisode tous les deux mois.

Les deux principales contreparties que j’ai mises en place sont les suivantes :

  • à partir d’1€ par mois, vous avez accès aux version numériques des textes déjà publiés par ce biais ;
  • à partir de 5€ par mois, vous recevez ces textes imprimés au format fanzine dans votre boîte aux lettres.

Mes objectifs en créant cette page Tipeee étaient les suivants :

  1. avoir une alternative à Amazon et autres Kobo pour la diffusion de mes textes en numérique, en proposant un accès à ces textes contre abonnement mensuel ;
  2. me donner une occasion de donner une vie en papier à des textes courts, et là encore d’avoir une alternative à l’impression à la demande par Createspace (qui appartient à Amazon) pour les versions papiers ;
  3. devenir riche, ou tout du moins avoir une certaine stabilité financière.

Pour être honnête, je n’avais aucune idée de ce que ça allait donner : je craignais un peu de rester bêtement à zéro abonné·e·s, même si j’espérais évidemment un succès improbable. Au final, à l’heure où j’écris ces lignes, c’est entre les deux, puisqu’il y a 20 personnes qui sont abonnées sur Tipeee, pour un total de 95€ par mois. Sur lequel il faut enlever :

  • la part que prend Tipeee et la transaction financière ;
  • les cotisations sociales ;
  • les frais d’impression et d’envois postaux pour les fanzines.

Autant dire que pour devenir riche, ce n’est pas tout à fait ça, même si ça fait plaisir de voir qu’il y a un certain nombre de personnes qui aiment suffisamment ce que je fais pour me soutenir financièrement tous les mois. Au niveau de l’impression de fanzines, c’est pour moi la réussite principale de ce projet, que je trouve vraiment satisfaisante même si ça demande d’y consacrer un peu de temps. Pour ce qui est de l’indépendance par rapport à Amazon/Kobo/etc., le bilan est mitigé : certes, ça permet d’avoir une alternative, mais je fais toujours l’essentiel de mes ventes numériques sur ces plate-formes, et mes abonné·e·s sur Tipeee viennent essentiellement de mes followers Twitter et visiblement assez peu de personnes qui auraient acheté l’épisode 1 sur Amazon et se seraient ensuite dit « Ah, on peut les avoir autrement, trop bien, dans ta face Jeff Bezos ! », mais c’était au final assez prévisible.

Personnellement, j’en retire pour l’instant quelque chose de positif, un peu financièrement, un peu pour le fait de me sentir soutenu·e, et aussi parce que ça m’oblige à me fixer une certaine régularité et que ça m’a permis d’explorer un média (le fanzine) que je n’utilisais jusqu’ici pas pour mes fictions.

Et les autres, ils s’en sortent comment ?

Je voudrais regarder un peu comment s’en sortent les autres auteurs et autrices sur cette plate-forme. Pas pas jalousie ou au contraire pour me vanter, mais pour essayer d’avoir une idée de si ça « marche » en général, sachant que pour ce genre de cas comme pour beaucoup d’autres choses, on n’a tendance à parler que des succès, ce qui entraîne un léger biais du survivant. J’ai donc regardé les pages listées dans la catégorie « arts et culture » de Tipeee, en sélectionnant les auteurs et autrices de fiction ; j’ai aussi complété par une recherche google « écrivain Tipeee », car cette plate-forme ne liste que les créateurs qui ont au moins cinq donateurs, ce qui invisibilise forcément les (nombreuses) pages qui ne voient jamais l’ombre d’un seul.

J’ai fini par avoir dix-sept (j’en ai sans doute raté un certain nombre) pages Tipeee d’écrivain·e·s dans mes onglets, ce qui permet de faire quelques statistiques :

  • Trois de ces pages n’ont aucun donateur ; je pense que ce chiffre est très fortement sous-estimé parce que Tipeee ne les liste pas et que ma recherche google ne renvoyait pas tous les résultats (elle ne renvoyait pas ma propre page, par exemple).
  • Quatorze de ces auteurs et autrices écrivent de près ou de loin dans les genres dits « de l’imaginaire » (science-fiction, fantastique, fantasy). Ça fait plus de 80%, ce qui est évidemment une énorme sur-représentation. Je vois plusieurs facteurs qui pourraient expliquer cela : l’âge peut-être en moyenne plus jeune des amateurs de ces genres, une proximité avec les milieux « geeks » au sens large qui entraîne peut-être plus de facilité à se saisir de ces nouveaux outils, etc. En tout cas, je ne m’attendais pas à ce que ce résultat soit aussi marqué.
  • En moyenne, ces écrivain·e·s ont 150€ de tips, avec 17 abonné·e·s en moyenne, et donc un don moyen de 8,8€. Ces chiffres ne veulent cependant pas dire grand chose, car il y a beaucoup d’écart à tous les points de vue.

Pour voir cette répartition un peu plus en détail, je me suis amusée à faire quelques graphes, pour voir la répartition en nombre de donateurs, en terme de somme récoltée, et en don moyen :

Répartition des donateurs sur Tipeee

Répartition des sommes récoltées sur Tipeee

Don moyen sur Tipeee

Si le peu de chiffres paraît hasardeux pour en tirer des conclusions, je dois avouer que (pour les donateurs et la somme récoltée, en tout cas), je m’attendais à des écarts plus marqués, avec quelques « gros » d’un côté et une majorité à revenus très faibles de l’autre. Au lieu de cela, il y a un petit « peloton » entre 50 et 150€.

Pour ce qui est des « gros », il faut tout de même pas mal relativiser :

  • Un seul projet arrive à obtenir plus de 1000€… et ce n’est pas à strictement parler un écrivain qui publie ses textes, mais un projet de traduction (ce qui n’est évidemment pas un reproche, mais rend l’inclusion dans ce corpus discutable).
  • Deux auteurs arrivent à gagner un peu plus de 300€ par mois, de manière assez différente. D’un côté, Neil Jomunsi, avec un engagement du public assez fort, qui a plus de 70 abonné·e·s ; de l’autre Jérèm et Nico, « une histoire d’amour et de sexe entre garçons », qui n’a que 8 abonné·e·s mais qui donnent en moyenne plus de 42€.

Dans tous les cas, on est quand même loin de pouvoir devenir riche grâce à Tipeee, ni même de pouvoir vraiment espérer en vivre ; s’il y a quelques succès pour des Youtubeurs (Usul récolte plus de 10 000€ par épisode vidéo réalisé, même s’il s’agit, là aussi, d’une exception), cela semble être plus compliqué pour des écrivain·e·s.

Sur le site américain Patreon, on trouve plus de cas d’écrivain·e·s qui arrivent à gagner une somme conséquente d’argent, mais je ne suis pas sûre que ce soit très pertinent de se baser là-dessus pour espérer croire qu’il y a le potentiel pour aller vers ça, et ce pour deux raisons :

  • en écrivant en anglais il y a une base de public beaucoup plus large, et donc potentiellement plus de donateurs pour les grands succès ;
  • toujours à cause du « biais du survivant » : ces quelques succès viennent aussi sans doute du fait qu’il y a beaucoup plus d’écrivain·e·s inscrits sur Patreon.

Le « modèle économique »

Comme son nom l’indique, le modèle de Tipeee est basé sur le tip, c’est-à-dire le pourboire, avec l’idée qu’on va apprécier la vidéo (ou autre média, mais je pense quand même que ce système est surtout pensé pour les vidéos) et qu’on va soutenir son créateur. Dans une vidéo où il présente son entreprise sur un plateau télé, le fondateur de la boîte fait la comparaison avec le type qui joue de la guitare dans le métro et à qui on met des pièces dans son chapeau.

Pour la plupart des écrivain·e·s, j’ai pourtant l’impression qu’on n’est pas tout à fait dans ce système. Certes, certains proposent des textes gratuitement et une possibilité de tipper, mais souvent l’accès aux textes est conditionné par le « don » (qui, dans les faits, devient plutôt un achat à prix (semi-)libre).

À titre personnel, c’est aussi ce que j’ai choisi : même pour les textes qui peuvent être lus gratuitement, je préfère présenter la possibilité de soutenir sur Tipeee comme un « prix libre » (vous donnez ce que vous pouvez/voulez) plutôt qu’un don. C’est un peu jouer sur les mots, mais ça me donne un peu moins l’impression de demander l’aumône.

Cela dit, si le modèle économique pour l’entreprise est plutôt bien rôdé (avoir le plus d’inscrit·e·s possibles sur son site pour avoir le maximum de dons, mettre en avant les projets les plus « rentables »), pour les écrivain·e·s qui espèrent en profiter, la situation est sans doute encore un peu plus nébuleuse.

En effet, une des questions à se poser lorsqu’on crée un projet de ce genre, c’est le choix des contreparties, et j’avoue que j’ai tâtonné un moment. J’ai vu assez peu d’articles en français sur ce sujet (du moins pour les écrivains), mais un peu plus en anglais (pour Patreon, du coup), et parmi les conseils que j’ai pu lire figurent notamment :

  • Avoir plusieurs niveaux de contribution différents (parfois mis en place de manière très artificielle : « à 1 €, vous aurez mes remerciements, à 10 €, vous aurez de GROS remerciements, à 20 € des remerciements du fond du cœur et un bisou virtuel »).
  • Et surtout, celui qui me paraît être de meilleure facture et pas juste un argument marketing, faire en sorte que ces contreparties ne vous demandent pas (ou peu) de travail supplémentaire, par rapport à celui que vous faites déjà. Vous n’avez pas forcément envie d’une situation où vous allez devoir consacrer 2 semaines par mois pour réaliser les contreparties alors que vous n’avez que trois abonné·e·s. Pour ça, l’accès à des textes numériques est, pour les écrivains, le plus facile (à condition d’avoir des textes déjà écrits, évidemment). Le fait de faire des fanzines ne rentre pas tout à fait dans cette catégorie puisque c’est quelque chose qui me demande un peu de travail, mais au final je ne le regrette pas, parce que c’est quelque chose que j’avais envie de faire depuis un moment et pour lequel je ne trouvais pas la motivation. Par contre c’est ce qui fait que je n’ai pas proposé de récompense type « carte postale », parce que même si je trouve l’idée cool, je n’avais aucune envie de passer une journée par mois à rédiger des cartes postales.

Bref, il me semble qu’il y a un espèce de compromis à trouver entre mettre suffisamment de « contreparties » pour que le projet soit vendeur et attire des abonné·e·s ; et en même temps éviter de se surcharger de travail en partant dans de l’auto-exploitation forcenée. En lisant des témoignages d’écrivain·e·s sur Patreon (qui sont plus nombreux que concernant Tipeee), on trouve certes en priorité les success-stories, mais on retrouve aussi des témoignages de personnes qui se sentent un peu « piégées » et doivent faire beaucoup de travail pour un nombre réduit d’abonné·e·s.

Est-ce que c’est un système que je recommande ?

Bref, tout ceci étant dit, quelles conclusions je tire de tout ça ?

Déjà, je dois dire que je trouve intéressant le système de permettre des dons réguliers, et ça permet quand même d’apporter une certaine stabilité dans un domaine qui en manque : par exemple les revenus de mes ventes numériques provenant d’Amazon oscillent entre 15 et 100€ ; quant à la signature d’un contrat d’édition, c’est en général synonyme d’un à-valoir conséquent suivi de plus rien pendant des années. Certes, les abonné·e·s peuvent se désabonner (encore heureux) mais la probabilité de passer d’un mois à l’autre de 100 à 15€ est quand même plus faible.

À côté de ça, je ne trouve pas Tipeee fabuleux : je trouve que c’est finalement cher pour ce que c’est. 8% de commission, ce n’est quand même pas rien, et si je comprends évidemment qu’on vit dans un monde capitaliste et qu’il s’agit d’une entreprise qui doit tirer des bénéfices, je trouve que ce qui est proposé en retour n’est pas folichon. Notamment, en tant qu’écrivaine, je trouve qu’avoir un système permettant de partager un répertoire contenant les fichiers pour les abonné·e·s, rangés proprement, plutôt que de juste avoir des news privées ne serait pas de trop ; de même, il n’y a que deux niveaux possible pour ces news (privées — réservées aux abonné·e·s — ou publiques), et il n’est pas possible d’avoir du contenu différent pour les abonné·e·s qui ont mis un peu plus. Au final, suivant les contreparties qu’on propose, ça demande à faire pas mal de bidouilles qui marchent plus ou moins bien. Après, voilà, ça reste plus simple à mettre en place si on veut accepter des paiements réguliers Paypal ou CB.

Évidemment, ça ne marche que si vous avez déjà un certain public, et il ne faut pas compter sur Tipeee pour permettre à des lecteurs et lectrices de vous découvrir : vous ne serez, selon toute probabilité, mis·e en avant que si votre projet fonctionne déjà bien et permet de rapporter de l’argent à l’entreprise.

Au niveau financier, à moins d’avoir déjà une énorme notoriété (auquel cas on n’a probablement pas besoin de ça pour gagner de l’argent), il ne faut pas s’attendre à des miracles, mais par rapport à d’autres systèmes je pense que ça peut avoir l’avantage d’être complémentaire plutôt qu’une alternative : le fait de proposer un texte en contrepartie à ses abonné·e·s Tipeee n’empêche pas de l’auto-éditer ensuite sur des plate-formes, voire éventuellement de le soumettre à un éditeur (point peut-être plus discutable, mais à moins d’avoir beaucoup d’abonné·e·es ça ne me paraît pas une diffusion beaucoup plus publique que de faire lire quelques exemplaires à ses potes, sa famille, des bêta-lecteurs, etc.).

Au-delà de l’aspect financier, ça peut aussi être quelque chose de positif pour les écrivain·e·s qui, comme moi, ont une assez forte tendance à la procrastination. Cela dit, je pense que ça peut vite devenir étouffant aussi, et se révéler demander autant de travail qu’un boulot à plein temps sans avoir le salaire qui va avec. Donc si l’idée vous intéresse, je recommande de réfléchir à ce à quoi vous engagez et de voir ce que ça implique. Je pense qu’il vaut mieux commencer en promettant peu, quitte à augmenter par la suite si ça marche bien et si vous arrivez à tenir la cadence, que promettre la lune et entraîner des déceptions, ou vous effondrer à cause d’un burn-out parce que cela vous demande un travail énorme pour peu de résultats.

Bref, ce système n’est pas parfait, encore moins miraculeux, et par ailleurs je pense que la multiplication de ces financements participatifs ne va pas sans poser des questions (que j’ai dit que je n’aborderai pas ici) ; en attendant, ça peut éventuellement permettre de compléter des revenus d’auteurs souvent assez maigrichons et de financer un peu des projets qui ne sont pas forcément les plus rentables sur d’autres médias.


Comme vous l’aurez compris en lisant cet article, vous pouvez me soutenir sur Tipeee, et vous aurez en contrepartie accès à des textes inédits.

Abonnez-vous sur : tipeee

Pour être tenu·e au courant de mes dernières parutions, vous pouvez vous inscrire à ma liste de diffusion (faible trafic, pas plus d’un message par mois) :

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Souffrir pour être rebelle, épisode 3 de La chair & le sang, disponible pour les abonnées Tipeee

, 12:25

Souffrir pour être rebelle, épisode 3 de La chair & le sang, est maintenant disponible en avant-première en version numérique pour les abonné·e·s Tipeee.

La chair & le sang

Je m’appelle Jessica, je viens d’emménager dans une nouvelle ville, et je cherche juste à faire comme tout le monde : trouver un travail, rencontrer l’amour, et avoir une vie stable et satisfaisante.

Sauf que mes seules opportunités professionnelles sont de bosser pour des vampires, que la voisine sur laquelle j’ai un crush est une skinhead louve-garou, et que mes tendances masochistes ne sont pas toujours très bien comprises ; et que la seule chose de stable dans ma vie, c’est ma capacité à attirer les emmerdes.

Une série de fantasy urbaine qui mêle romance lesbienne, action, enquête et intrigues politiques surnaturelles. La chair & le sang est une série en cours de parution, pour plus d’information, voir la page consacrée.

Dans cet épisode

Jessica a un rendez-vous avec sa voisine louve-garou Chloé, et elle espère bien que cela permettra de faire repartir leurs relations sur de meilleures bases.

Sauf qu’elle n’a pas très envie de lui dire qu’elle s’est engagée, plus tard dans la nuit, à servir de vigile pour une rencontre au sommet entre représentants vampires et loups-garous. Un petit boulot qui devrait être tranquille, si les choses se déroulent comme prévu.

  • Jessica parviendra-t-elle a convaincre Chloé de donner une chance à leur début d’histoire d’amour ?
  • Les dîners en tête à tête peuvent-ils être dangereux et occasionner de graves blessures ?
  • Lorsqu’on est masochiste, apprécie-t-on forcément toutes les formes de douleur ?
  • Le petit boulot de Jessica pour la soirée sera-t-il aussi tranquille qu’on lui a annoncé ?
  • Est-ce qu’on se fait très mal lorsqu’on se casse la figure lors d’une rencontre au sommet ?
  • La relation entre Chloé et Jessica pourra-t-elle survivre aux goûts musicaux de celle-ci ?

Autant de questions (et bien d’autres) dont vous aurez les réponses en lisant ce troisième épisode de La chair & le sang

Pourquoi s’abonner ?

Comme je l’ai dit, cet épisode 3 est d’ores et déjà disponible en version électronique, en avant-première pour les personnes s’étant abonnées sur Tipeee, et sera disponible sur les plate-formes de vente d’ici début juin.

Souscrire à un abonnement (à partir d’1€ par mois), ça permet évidemment de me soutenir et de me permettre d’avoir un rapport un peu plus serein aux questions financières ; et par conséquent de moins avoir à me poser de question du genre « si c’était moins centré sur des histoires de lesbiennes, j’aurais peut-être plus de chances de trouver un éditeur ou de faire de meilleures ventes sur Amazon ». Bref, ça me permet un peu plus d’écrire ce que j’ai envie d’écrire plutôt que « ce qui pourrait se vendre ».

Pour vous, surtout, ça vous donne, à partir d’1€ par mois, accès en avant-première aux versions numériques de la saison en cours (donc si vous souscrivez maintenant, vous aurez aussi accès aux épisodes 1 et 2) ; et à partir de 5€ par mois de recevoir des version papier publiées au format fanzine Do It Yourself (A5 agrafé) (il est aussi possible de commander les épisodes précédents dans la boutique).

Bref, d’un côté ça permet de me soutenir, et de l’autre de vous faire plaisir (enfin si vous aimez ce que j’écris, sinon effectivement vous abonnez pas hein) et éventuellement de briller en société (résultats non garantis) !

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Nouvelles papier DIY #2 : Tromperies sur la marchandise + Une mine de déterrés

, 15:22

Mise à jour : ça y est, les impressions ont été faites et empaquetées, il n'est donc plus possible de commander ce « pack ». En revanche, vous pouvez toujours commander les versions papiers des textes (de manière individuelle) dans la boutique.

Ce mois-ci, la nouvelle en accès payant sera Tromperies sur la marchandise. Pour rappel, elle sera (dans quelques jours) disponible en version numérique pour les personnes ayant souscrit à un abonnement Tipeee (à partir d'1€ par mois).

Pour ce qui est de la version papier, elle sera envoyée aux personnes qui ont souscrit à la version « papier » de cet abonnement Tipeee, à partir de 5€ par mois. Si vous souhaitez la recevoir (avec, en bonus, un autre texte : Une mine de déterrés !), vous pouvez donc soit vous abonner sur Tipeee (et vous recevrez d'autres textes les mois suivants, n'est-ce pas fabuleux ?), soit commander en passant par Paypal :

Tromperies sur la marchandise

Mais du coup, cette nouvelle, elle parle de quoi ? On y suit une sorcière, Vénus, qui va peut-être être radiée de la Sororité de Sorcellerie à cause d'une « révélation » sur sa transidentité.

C'est un texte qui dormait depuis un moment sur mon ordinateur (et que certaines personnes ont peut-être pu lire dans une version antérieure). Pour situer, elle se déroule dans le même univers qu'Une autobiographie transsexuelle (avec des vampires) (pour les personnes attentives et ayant bonne mémoire, le personnage de Vénus est d'ailleurs mentionné dans ce roman). J'avais commencé à écrire ce texte avant Une autobiographie transsexuelle (avec des vampires), et le thème de cette nouvelle préfigurait déjà un peu certains traités dans le roman. Vénus devait d'ailleurs, à l'origine, être un personnage de l'intrigue de ce roman, mais finalement, le projet évoluant, son rôle s'est réduit à être mentionnée dans un dialogue. En retravaillant ce texte, j'étais donc contente de la retrouver, et j'espère que vous prendrez aussi du plaisir à lire cette nouvelle.

Une mine de déterrés

Comme pour le mois précédent, Tromperies sur la marchandise étant une nouvelle un peu courte, j'ai décidé de joindre également la version papier d'un texte déjà existant, en l'occurrence Une mine de déterrés, que vous pouvez déjà consulter librement en version numérique (et qui est aussi inclus dans le recueil Sorcières & Zombies).

Une mine de déterrés est une nouvelle mélangeant fantasy (elle se déroule dans le même univers que Pas tout à fait des hommes) et enquête policière. Deux détectives privés, Anya et Ray, sont engagés pour enquêter sur l'explosion d'une mine, dans une ville en quarantaine à cause de la présence de zombies.

Avec de la lutte, de la classe, et de la lutte de classes !

Commander les versions papier

Je compte imprimer ces deux textes d'ici une dizaine de jours, histoire de laisser aux personnes qui souhaiteraient les recevoir le temps de les commander, soit en s'abonnant sur Tipeee, soit en commandant juste pour ce mois-ci par Paypal (toujours 5€).

J'espère (mais sans garantie) qu'ils arriveront avant Noël et pourront être sous votre sapin (et peut-être même que ça arrivera à temps si vous fêtez plutôt le solstice, mais c'est encore moins sûr).

Il s'agit d'une impression au format A5 en mode fanzine. Si vous vous demandez à quoi ça ressemble, voilà une photo de mauvaise qualité des versions du mois précédent :

Cx4jqlWW8AU1ZyK.jpg
Abonnement papier novembre 2016

Pour finir, précisons également qu'il s'agit d'un tirage limité, signé et numéroté (et « versionné »), donc peut-être ça vaudra super cher dans quarante ans, franchement c'est un bon investissement.

Buy!

Texte de novembre pour les abonné·e·s Tipeee : Le mauvais genre des anges

, 14:06

Le premier texte pour les abonné·e·s Tipeee est maintenant disponible ! Il s'agit d'une nouvelle, Le mauvais genre des anges.

Le mauvais genre des anges

En fait de « nouvelle », elle est déjà plutôt ancienne, puisque je l'ai écrite en 2008 (tout cela ne nous rajeunit pas). Elle avait été publiée à l'époque dans le numéro trois du fanzine Piments & Muscades. Jusqu'ici, elle n'avait pas été diffusé en version numérique.

Il s’agit d’un texte censément « érotique », mais qui, comme bien souvent lorsque je me suis essayée à l’écriture de tels textes, comporte plus de scènes de flingues que de passage vraiment « charnels ».

Dans cette nouvelle, on suit Gabrielle, une ange en treillis habituée à éliminer des démons. Elle est cependant un peu décontenancée lorsqu’elle en rencontre un qui sort de l’ordinaire.

Lire cette nouvelle

Si vous êtes abonné·e sur Tipeee, vous avez dû recevoir un lien qui vous indique où vous pouvez télécharger les textes pour les abonné·e·s (si ce n'est pas le cas, n'hésitez pas à me contacter). Si vous n'êtes pas abonné·e, c'est le bon moment pour le faire à partir d'1€ par mois ^^.

(Si vous m'avez fait un don sur paypal avant que ce système d'abonnement ne soit mis en place, et que vous souhaitez avoir accès aux textes pour les abonné·s, n'hésitez pas à me contacter par mail : lizzie at crowdagger point fr pour que je vous file les informations.).

Pour ce qui est de la version papier, je ferai une annonce plus détaillée dans les prochains jours et les impressions et envois dans les semaines à venir. Pour l'instant tout ça est encore un peu en période de rodage, donc je m'excuse pour les délais ^^

Je tiens à remercier toutes les personnes qui me soutiennent sur Tipeee (ou en général). Je ne fais pas forcément de remerciements individuels pour chaque abonné·e, ce n'est pas par ingratitude mais plus parce qu'en terme d'étiquette sociale je trouverai ça un peu bizarre ^^, Je n'ai pas encore de quoi me payer une Harley mais ça me permet déjà d'envisager une plus grande indépendance vis à vis des systèmes comme Amazon et c'est déjà chouette. Merci à tou·te·s :)

Quelques news à propos de l'abonnement Tipeee et des publications à venir sur ce site

, 19:02

Coucou !

D'abord, je tiens à m'excuser auprès des quelques personnes qui ont déjà souscrit sur ma page Tipeee, puisque je n'ai pas toujours pas mis en place la page pour les abonné·e·s. Désolée, j'ai été prise par d'autres choses, j'ai procrastiné, voilà voilà. Promis, ça vient bientôt.

Abonnement numérique

Cela dit, j'ai un peu clarifié ce qui allait être publié par ce biais, et dans quels délais, et et j'ai plus ou moins un programme pour l'année :

En novembre et en décembre, je compte (re-)publier deux nouvelles, Sans le sang ni les larmes et Le mauvais genre des Anges, qui ont déjà été publiées il y a quelques années dans le fanzine Piments & Muscade, mais qui jusque-là n'étaient pas disponibles sur Internet.

En 2017, à partir de janvier, je compte publier une série feuilletonisante intitulée La chair & le sang. C'est de la bitlit avec des vampires, un peu de romance, plus de sexe que d'habitude, et évidemment le quota habituel de flingues et de bagarre. Il n'y a pas encore de quatrième de couverture donc j'espère que vous me pardonnerez la description qui n'est pas terrible, mais il y a un projet de couverture pour le premier épisode en attendant, en guise de teaser :

episode_01.png

J'avoue que ça me stresse un peu d'annoncer ça maintenant et de balancer une date de début de publication pour dans trois mois alors que, pour être tout à fait honnête, je n'ai à l'heure actuelle écrit qu'un épisode sur les quatre ou cinq (ou six ?) de prévus, mais l'idée de cet « abonnement Tipeee » c'était aussi de pouvoir renouer avec un système de publication plus rapide que « écrire un roman, envoyer à des éditeurs, attendre un an avant d'avoir des réponses, laisser dans un tiroir du disque dur et peut-être enfin le voir publié cinq ans après », donc allons-y pour un rythme plus court et plus YOLO.

 Et pour les gens qui s'abonnent pas sur Tipeee ?

Bon, soyons honnête deux secondes : le but de ça c'est quand même un peu que vous vous abonniez sur Tipeee et que je gagne des sous chaque mois. Cela dit, les nouvelles seront disponibles sur le site quelques mois après leur publication aux abonné·e·s. Quant aux épisodes de la série Le chair & le sang, ils seront aussi (après quelques semaines) disponibles de manière payante au format numérique. Je pense qu'ils finiront également par être mise à disposition gratuitement (et même sous une licence libre), mais, clairement, pas tout de suite, plutôt d'ici un an ou deux.

 Abonnement papier et format DIY

Il y a aussi un seuil sur la page Tipeee pour « abonnement papier », qui est pour l'instant de 15 € mais va sans doute être baissé dans les jours à venir, parce que je suis aussi un peu plus au clair sur ce que je veux proposer par ce biais.

J'étais partie sur « envoyer les livres papier quand il y a en a un nouveau qui sort » mais

  1. c'est cher et ça apporte pas grand chose par rapport à l'acheter par un autre biais ;
  2. j'ai quand même pas vraiment de nouveaux livres papiers qui sortent tous les mois.

Donc l'idée serait plutôt d'imprimer des nouvelles (ou des épisodes pour le cas de La chair & le sang) au format brochure A5, qui donnera sans doute un résultat moins « pro » qu'un livre papier mais permet d'avoir un truc un peu plus Do It Yourself. Il faut que je regarde pour voir à combien ça va me revenir (entre l'impression et les frais d'envoi), mais je pense que ça serait plutôt aux alentours de 5€. Je ne garantis pas d'en envoyer tous les mois mais ce serait quand même plus ou moins l'objectif pour les gens qui souscrivent à cet abonnement.

Et pour les gens qui ne veulent pas s'abonner à 5€ sur Tipeee, il y aura aussi moyen de commander ces nouvelles/brochures séparément.

Précision

Bon là je panique un peu parce que j'ai l'impression d'annoncer plein de trucs que je ne suis pas sûre de pouvoir tenir donc je vais mettre un avertissement pour dire que tout ça est prévisionnel et que ça m'engage pas sur ma vie, mais je vais quand même essayer de m'y tenir au moins à peu près.

J'ai conscience que cet aspect un peu plus commercial donné à ce site pourra décevoir certaines personnes, mais disons que c'est toujours le compromis pour essayer de gagner un peu d'argent en évitant de trop se transformer en community manager/publicitaire. Comme on dit, « l'argent est le nerf de la guerre », et même si c'était pas ma guerre, ben voilà. (Cette conclusion miteuse prouvera au moins que je ne me suis pas complètement convertie en publicitaire.)