Noir & Blanc

Noir & Blanc

Polar fan­tas­tique avec des anges et des démons

Noir & Blanc, polar fantastique avec des anges et des démons

Pour sa pre­mière enquête sur un meurtre, Mélanie est servie.

Non seule­ment son amie (ou était-ce enne­mie ?) d’enfance est apparem­ment impliquée dans cette som­bre his­toire, mais en plus il ne s’agit pas d’un évène­ment isolé.

Mais le plus gênant, c’est que «Lumière Blanche», secte vouée à l’élimination des démons et autres créa­tures mau­dites, a décidé de repren­dre l’affaire en main pour faire le ménage.

Son enquête va men­er Mélanie plus loin qu’elle ne l’aurait pen­sé et qu’elle ne l’aurait voulu.

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Extrait

Dans les films, démar­rer une voiture sans en pos­séder les clés est quelque chose de facile. On casse une vit­re d’un coup de poing, et puis on se baisse sous le volant, on branche deux fils ensem­ble, et c’est par­ti. Et encore, ça c’est quand elle n’a pas été lais­sée la porte ouverte avec la clé der­rière le pare-soleil.
Lau­ra avait bien réus­si à cro­cheter la ser­rure : ça, c’était du gâteau. Mais elle galérait depuis plus de dix min­utes pour essay­er de la faire démar­rer.
Il faut dire que les voitures, ça n’était pas son truc. Pour­tant, elle aurait pu ouvrir à peu près n’importe quelle porte en quelques min­utes. Au pire, il suff­i­sait de met­tre un peu d’explosifs, et ça mar­chait partout, ou presque. Bien sûr, tech­nique­ment, on pou­vait aus­si appli­quer la méth­ode des explosifs sur les voitures, et elle l’avait d’ailleurs fait un cer­tain nom­bre de fois, et c’est vrai que ça défoulait, mais ce n’était pas comme ça qu’on pou­vait aller d’un point A à un point B.
Tan­dis que Lau­ra com­mençait à déprimer et à envis­ager de ren­tr­er en stop, une mag­nifique Fer­rari s’est garée juste devant elle. Un cadeau du ciel, ou tech­nique­ment, peut-être pas du ciel, mais peu importe.
Le type — un gars bien habil­lé, plutôt jeune par rap­port à la moyenne d’âge des pro­prié­taires de ce genre de voitures — a fer­mé la por­tière et l’a ver­rouil­lée avec un « bip-bip » qui a fait clig­not­er les phares. Il a ensuite rangé les clés dans sa veste.
Lau­ra a mis ses lunettes de soleil, ouvert la porte, et est sor­tie juste à temps pour crois­er le pro­prié­taire du bel engin. Elle a trébuché, man­qué de tomber, et a dû se rat­trap­er au riche mon­sieur.
En arbo­rant son sourire le plus char­mant alors qu’il plongeait son regard vers son décol­leté, elle lui a expliqué qu’elle était désolée, passez une bonne journée, au revoir.
Le type a fait quelques pas, un peu hébété, avant de se retourn­er. Il s’est dit que cette fille avait un beau petit cul. S’il n’avait pas été si pressé, il lui aurait bien pro­posé de faire un tour dans sa voiture.
C’est quelques pas plus loin qu’il a enten­du le « bip-bip » de cette dernière, qui se rou­vrait. Lau­ra ne trou­vait pas spé­ciale­ment qu’elle avait un beau petit cul, surtout qu’elle ne le voy­ait pas sou­vent, mais elle avait effec­tive­ment envie de faire un tour en Fer­rari.
***
À une cen­taine de mètres de là, dans une église, le curé, qui s’appelait Johnatan Delaur, et qui se trou­vait être mon oncle mater­nel, était allongé dans une flaque de son pro­pre sang, un couteau plan­té dans l’estomac.
Dans un film, il aurait peut-être écrit le nom de l’assassin avec son sang. Et, s’il l’avait fait, ça aurait sans doute un peu accéléré l’enquête qui allait être menée.
Mais il ne s’agissait pas d’un film et il n’a pas lais­sé d’indices. Je ne crois pas qu’on puisse lui en vouloir. Il pen­sait sans doute à autre chose.
Quoiqu’il en soit, la Mort est venue le fauch­er quelques min­utes après, au moment même où Lau­ra appuyait sur l’accélérateur et lâchait les cinq cents chevaux de son nou­veau jou­et sur l’autoroute.
Bon, peut-être pas exacte­ment au même moment, je n’en sais rien, et, finale­ment, ça n’a pas une grande importance.

A propos Lizzie Crowdagger

Écrivaine holistique

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