Une mine de déterrés

Une mine de déterrés

Une nou­velle de fan­ta­sy poli­cière avec des zom­bies et de la lutte de classes

Couverture d'une mine de déterrés

Deux détec­tives privés, Anya et Ray, sont engagés par un syn­di­cat pour enquêter sur l’effondrement d’une mine. Lorsqu’ils arrivent, avant même de pou­voir com­mencer à pos­er des ques­tions, ils décou­vrent que la ville est en quar­an­taine à cause de la présence de zombies.

Y a‑t-il un lien entre ces morts qui se relèvent et leur inves­ti­ga­tion ? Pour le savoir, Ray et Anya devront démêler un enchevêtrement de men­songes, et pour­suiv­re une enquête dan­gereuse qui les con­fron­tera à de la magie noire, de la cor­rup­tion poli­cière, de la colère ouvrière et aux intérêts patronaux locaux.

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Cette nou­velle fait par­tie, avec trois autres, du recueil Sor­cières & zom­bies.

Extrait

Le ser­gent Leslie, actuelle­ment chargée de men­er la garde à la porte Sud de la ville de Sénéla, raf­fer­mit la prise sur son arbalète lorsqu’elle aperçut les deux étrangers qui approchaient à pied.
La pre­mière était une femme qui, quoique grande et vêtue de manière légère­ment trop provo­cante à son goût, ne sem­blait a pri­ori pas vrai­ment être source de trou­bles poten­tiels.
Le sec­ond était un homme qui devait mesur­er près de deux mètres, était large d’épaules et avait une allure pat­i­bu­laire. Son vis­age bal­afré était en par­tie caché par des lunettes som­bres et, pour ne rien arranger, il por­tait un long man­teau noir qui pou­vait dis­simuler une quan­tité non nég­lige­able d’armes. C’était une incar­na­tion du sus­pect par­fait.
Leslie gri­maça. Le man­teau et les lunettes étaient vrai­ment en trop. Avec ce genre d’accessoires, il devait venir de la cap­i­tale.
Elle s’avança de deux pas et por­ta la main à son casque pour saluer les deux indi­vidus.
— Bon­soir, Messieurs-dames.
— ’soir, lança le grand type. Un prob­lème ?
— La ville est actuelle­ment… en quar­an­taine. À votre place, je passerais mon chemin.
Le gail­lard jeta un coup d’œil rapi­de à la femme qui l’accompagnait, puis reti­ra ses lunettes et plongea ses yeux dans ceux de Leslie. Ou plus exacte­ment, plongea son œil unique dans ceux de Leslie, puisque celui qui se trou­vait sur le chemin de la bal­afre était man­i­feste­ment mort.
— En quar­an­taine ? deman­da-t-il finale­ment. Pourquoi ?
— Morts-vivants. Je veux bien vous laiss­er ren­tr­er, mais vous ne pour­rez pas sor­tir avant que ce soit réglé. Alors, à votre place…
— Je sais. Vous passeriez votre chemin. Mais on a à faire ici.
— D’accord, soupi­ra la garde. Je vais juste pren­dre vos noms, si vous le voulez bien.
— Ray­mond D’Arc, répon­dit l’homme.
— Anya Volk, fit la femme. Avec un K.
Le ser­gent Leslie nota scrupuleuse­ment les noms des deux étrangers.
— Et vous venez pour… ?
— On prend des vacances.
La garde les lais­sa entr­er, bien qu’elle n’en croy­ait pas un mot.
Elle fronça les sour­cils lorsque Anya Volk pas­sa devant elle. Elle trou­vait qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas.
Pour com­mencer, la femme était beau­coup trop poilue. Et puis, il y avait sa voix. Leslie com­prit alors : la femme n’en était pas réelle­ment une. Leslie sourit. Les deux étrangers venaient bien de la cap­i­tale, pas de doute là-dessus.

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Ce texte de Lizzie Crowdag­ger est mis à dis­po­si­tion selon les ter­mes de la licence Cre­ative Com­mons Attri­bu­tion — Partage dans les Mêmes Con­di­tions 4.0 Inter­na­tion­al. Les fichiers sources (au for­mat Mark­down) sont disponibles sur Github.

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